vendredi 25 mai 2018

Voyage 15 jours tour de Sicile

Des années que l'on en parlait, que l'on notait des adresses... le voyage fut à la hauteur de nos espérances!


Un circuit de 15 jours au départ de Palerme à la découverte de cette île magnifique et si diverse, fin avril - début mai : 3 jours à Palerme, une grosse semaine d'itinérance et 3 jours sur les îles éoliennes avant de revenir à Palerme, de quoi avoir un aperçu des richesses des sites et des paysages, tout en prenant le temps de profiter de la douceur de vivre!

La liste des principales étapes :
Palerme, Monreale, Erice, Segeste, salines de Trapani, île de Mozzia, Mazara del Vallo, Selinonte, scala dei Turchi, Agrigente, Casale, Modica, Raguse, Noto, Syracuse, l'Etna, Taormine, Messine, Lipari, Vulcano, Stromboli, Panarea, Cefalu, Palerme

Une saison idéale, pas trop de monde sur les sites touristiques, pas trop chaud non plus (deux jours de pluie et de la neige à l'Etna, doux le reste du séjour!), une période à conseiller!






Petite brassée d'images en vrac pour commencer, cet article deviendra ensuite le sommaire des différents articles autour de ce voyage au fur et à mesure de leur mise en ligne!
 Une île où chacun peut y trouver son compte, l'amateur de nature comme celui d'histoire, de l'antiquité au baroque, les volcans, la mer, les plages, la gastronomie, il y en a vraiment pour tous les goûts!




 De l'Etna dans la neige à la mer limpide de Syracuse, des fumerolles de Vulcano au déluge à Raguse, des ruelles de Palerme aux temples grecs, la carte photo déborde de souvenirs, il va y avoir de nombreux articles à suivre pour vous donner envie d'aller vous aussi à la découverte de la Sicile!




















 Nous sommes loin d'avoir tout vu, je compléterai chaque article de pistes pour une prochaine fois, de sites que nous n'avons pas eu l'occasion de visiter mais qui valent le détour!
















jeudi 24 mai 2018

Stadium Collectif Zirlib – Mohamed El Khatib #Tours

Théâtre Olympia
Deux mondes, deux publics. Théâtre et football : chacun ses adeptes. Entre eux, un fossé creusé par les préjugés. Trop élitiste, le théâtre ? Trop populaire, le football ? En rupture avec cette vision binaire, Stadium propose un face-à-face inédit entre spectateurs. Match !
 53 supporters du Racing Club de Lens vous attendent sur la scène. Cette fois, ce sont eux le spectacle. Au croisement des langages artistiques, entre vidéos, enregistrements sonores et chorégraphies, cette performance documentaire dévoile des portraits surprenants et sensibles.

Regardés, écoutés, les supporters se révèlent dans toute leur complexité. Dans une démarche proche d'une anthropologie des stades, Stadium interroge nos a priori. L'effet miroir des deux publics mis face-à-face trouble : qui vient voir qui ? Qui est spectateur ? Qui est acteur ? Après Moi, Corinne Dadat, Mohamed El Khatib continue d'explorer ce qu'il nomme un théâtre ready made. C'est de rencontres, précédemment avec une femme de ménage, ici avec des supporters de foot, que naissent ses spectacles. Après une période d'immersion dans leur quotidien, il retranscrit leurs paroles et les agence par copier-coller. Son enjeu : s'éloigner d'un geste littéraire pour mettre en scène les personnes pour ce qu’elles sont. Une incursion du réel sur scène qui, autant qu'elle fascine, interpelle et perturbe.


Conception : Mohamed El Khatib et Fred Hocké
Texte : Mohamed El Khatib
Environnement visuel : Fred Hocké
Environnement sonore : Nicolas Jorio et Arnaud Léger
Photographe : Marion Poussier
Travail vocal : Thierry Péteau
Collaboration artistique : Violaine de Cazenove, Éric Domeneghetty et Samuel Dutertre
Conseillers éditoriaux : Ludovic Lestrelin (sociologue) et Roland Courbis (entraîneur)
Régie : Zacharie Dutertre
Production/Diffusion : Martine Bellanza
Presse : Nathalie Gasser
En collaboration avec le Kop Sang et Or, les Tigers, les Gueules Noires, les Bollaert Boy’s et les Ch’tis Gavroches.


Mon petit mot

Pour tout dire, ce spectacle, je ne pensais aller le voir... parce que dans la série préjugés, j'étais dans la bonne catégorie! Aucune tradition footballistique familiale,  je n'ai jamais mis les pieds dans un stade de foot que pour des matchs poussins ou des événements qui n'avaient rien à voir avec le ballon rond, alors.. 

Alors il y a Mohamed El Khatib dont le C'est la vie m'avait bouleversée... et des amis qui avaient vu ce spectacle l'année dernière et qui m'ont encouragée à aller le voir, alors... Alors, j'ai passé une excellente soirée!

On ne sait pas trop à quoi l'on assiste, documentaire, théâtre, on est un peu gêné, un peu voyeur au début, on s'interroge sur ce que cette expérience représente pour ceux qui sont sur scène, sur tous les clichés que l'on a en tête, et puis, les tranches de vie se superposent, des rires sincères arrivent, et l'émotion vous cueille bien plus vite que prévu. 

Beaucoup de questions derrière la musique et les danses. On parle socio-politique, économie, gentrification , violence, politiques culturelles... il y a quelque chose qui passe... qui se passe. Et à la troisième mi-temps dans le hall du théâtre, on tombe tous d'accord, une soirée inoubliable!
Beaucoup d'humanité aussi... Une bien belle famille!

Des corons ou Cum Dederit, des trompettes d'Avignon à la Ola, on en sort avec une certitude: je ne regarderai plus jamais un match de foot de la même façon, et je intéresserai beaucoup plus à ce qui se passe en tribune que sur le terrain!


mercredi 23 mai 2018

FESTIVAL THÉÂTRE LES BELLILO’SCÈNES

Un tout jeune festival en sud touraine, qui propose une belle programmation cette année!
Infos : 

Les Miettes

Jeudi 31 Mai - 20h00 - La Guinguette Les Javanaises
Texte : Vica Zagreba
Avec : Christopher Bayemi, Stéphane Lanson, Stélios Lazarou, Amandine Sroussi, Vica Zagreba
Mise en scène : Vica Zagreba
Durée : 1h00

La compagnie Tatanka cherche son Cyrano.Pour le trouver, Véra la metteuse en scène du spectacle et Maline son assistante organisent un stage en guise d'audition. Ella, Eddy et Gérald viennent tenter leur chance…

LES VIBRANTS

Vendredi 1er juin- 20h30 - Espace Agnès Sorel - 37600 Loches
D’Aïda Asgharzadeh
Mise en scène Quentin Defalt
Avec Aïda Asgharzadeh , Benjamin Brenière, Matthieu Hornuss et Amélie Manet

Durée : 1h20 min

L’incroyable destin d’une Gueule Cassée, des tranchées de Verdun aux planches de la Comédie-Française.
1914. Eugène, aussi beau qu'insolent, part pour le front comme engagé volontaire. Affecté à Verdun en 1916, il est blessé lors des combats par un éclat d'obus. Il y laisse la moitié de son visage. Eugène va vivre alors une irrépressible descente aux enfers : comment continuer à vivre lorsque le miroir nous donne à voir les restes de ce qui a été et ne sera plus ? Au Val-de-Grâce où il est hospitalisé, Eugène va rencontrer les architectes de sa nouvelle vie et suivre les pas, ou plutôt l’ombre, d'un certain Cyrano de Bergerac…
Label de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale.

DANS LA PEAU DE CYRANO

Samedi 2 juin- 20h30 - Espace Agnès Sorel - 37600 Loches
Texte et Interprétation : Nicolas Devort
Direction d’acteur : Clotilde Daniault

Durée : 1h15

Colin fait sa rentrée dans un nouveau collège. Pas facile de passer du monde de l’enfance à celui des grands, surtout quand on est «différent». La route est semée d’embûches. Mais une rencontre déterminante avec son professeur de théâtre, figure paternelle et bienveillante, guidera ses pas vers un nouvel essor, comme une nouvelle naissance.
Un spectacle drôle et poétique où un comédien seul en scène interprète une galerie de personnages hauts en couleur.
 

Selles-sur-Cher,son château et Philippe de Béthune

Une petite escapade "tourisme de proximité" en famille ce week-end, une journée à Selles-sur-Cher, dans le Loir et Cher, à deux pas de Chenonceau ou du zoo de Beauval,

une destination qui mérite le détour et pas seulement pour son fromage de chèvre (incontournable quand même, l'AOC Selles-sur-Cher, à accompagner d'un verre de vin de la région, tant qu'à faire!)
 
Pour nous, ce fût deux versions de pizzas au fromage de chèvre, histoire de rester un peu en Italie!


Nous avons commencé par une promenade dans la ville, en suivant le circuit proposé qui fait un tour complet des curiosités locales: (j'en parle plus bas)  avant de visiter le château.


 L'histoire de la ville:
D'après la tradition, saint Eusice y bâtit au VIe siècle un oratoire qui fut épargné par une crue de la rivière. En 531, il prédit à Childeric, roi des Francs la victoire contre Alamaric, roi de Wisigoth, et à son retour victorieux, celui-ci selon le vœu qu'il avait fait, fit construire sur ce lieu même une abbaye, marquant la naissance du village.
L'abbaye et la ville souffrirent lors des guerres de religion de l’assaut de l'artillerie des troupes protestantes de l'amiral de Coligny qui, faisant retraite en revenant d'Orléans, attaqua la ville dans laquelle s'était réfugié le clergé catholique avec les trésors de toutes les églises alentour.
Philippe de Béthune, frère du grand Sully, le Ministre de Henri IV, achète le Château de Selles-sur-Cher vers 1604. Jusque là, ce château avait eu une fonction de gardien de la riche abbaye de Saint-Eusice de sa ville.
Philippe de Béthune a 40 ans lorsqu’il acquiert les ruines du château médiéval de Selles sur Cher en 1604. Après une brillante carrière d’ambassadeur auprès du roi Henri IV, il cherche un domaine où passer sa retraite. C’est ainsi que son choix se fera pour Selles sur Cher. Voilà le lieu où il pourra vivre avec sa famille et recevoir ses nombreuses relations mondaines. C’est à Jacques II Androuet du Cerceau (1550-1614)- l’un des concepteurs de la place Royale à Paris, aujourd’hui place des Vosges , que l’on doit les plans du château du XVIIe siècle.
Utilisant la pierre, la brique et l'ardoise, Philippe de Béthune construit des pavillons dans le goût du jour, constructions orientées vers la ville et le Cher.
Grand mécène de son époque, il rétablit dans son importance l'abbaye et son cloître, comme il dote la ville de son hôpital.



Château de Selles-sur-Cher

D'abord forteresse médiévale dont la construction remonte à 935, ayant appartenu à Philippe de Béthune (frère de Sully, Maximilien de Béthune, duc de Sully, militaire protestant et un compagnon d'armes du roi Henri IV dont il devint l'un des principaux conseillers et qu'il nomme Surintendant des finances.).







Au moyen-âge, Thibault de Champagne (935), comte de Blois, est à l’origine du premier donjon construit sur motte. Vers 1140, Ginon de Mehun construit un château fort sur le site. En 1212, Robert de Courtenay de la maison capétienne de Courtenay construit un nouveau château avec trois tours d'angle et une maison de gardien.

Un gros travail de restauration reste à faire, le château a été laissé à l'abandon de 2002 à 2012, certaines salles sont vraiment très délabrées dans la partie médiévale, on devine pourtant de magnifiques traces de peintures anciennes, un très gros travail de restauration en perspective... il faut vraiment des passionnés pour s'y atteler!
Pour voir ce plafond magnifique, il faut suivre une visite guidée, par mesure de conservation de peintures déjà bien fragilisées, ne les manquez pas, c'est vraiment le plus marquant de la visite!

 On rêve... les fragments sont encore assez nombreux pour imaginer comment pouvait être le château à son firmament...
On ne peut que souhaiter qu'une restauration soit possible!




Le pavillon de Béthune nous restitue davantage les fastes d'antan et une application sur tablette permet de se plonger en 3D dans 4 ou 5 scènes de l'histoire du château. Les plus jeunes adorent! Le contenu n'est pas très conséquent, je m'attendais à un peu plus mais l'idée est sympa.




Dans la seconde moitié du XVIe siècle, les pavillons nord et sud et une porte sud ont été construits, vraisemblablement pour la famille de Trémouille, seigneurs de Selles. Charles VII y tiendra plusieurs Etats Généraux et Louis XI y dormira deux nuits.
Au début de la Renaissance, en 1604, que Philippe de Béthune, frère de Sully, et ambassadeur d’Henri IV s’installe à Selles. Il fait construire les deux Pavillons Carrés d’après les dessins de Jacques II Androuet du Cerceau. Il est également à l’origine des « Pavillons Dorés » dotés d’un riche décor. Il manque aujourd’hui, plus de 1 500m2 d’habitat au château d’origine qui fût démantelé par la suite.

En 1719, Anne-Marie-Louise de Béthune, sœur de la reine de Pologne, vend le château à Cardin Lebret, comte de Selles. Il changera plusieurs fois de propriétaires ensuite




Bref, un château dont on suivra les restaurations futures avec attention!

Philippe de Béthune

Baron puis comte de Selles-sur-Cher, baron de Charost, de Mors, seigneur de Font-Moireau,  né en 1565 et mort en 1649 en son château de Selles, il est le frère du célèbre ministre de Henri IV, Maximilien de Béthune, marquis de Rosny, surintendant des finances, fait duc et pair en 1606, sous le nom de Sully.
Homme de religion, Philippe a fondé à Selles une congrégation de Feuillants, mais aussi une maison des Ursulines pour y accueillir des sœurs du couvent de Blois.

Philippe de Béthune sert avec distinction Henri III puis Henri IV pendant les guerres de la Ligue. Il est nommé lieutenant général en Bretagne, puis gouverneur de la ville de Rennes. Gentilhomme du roi, il est nommé chef du conseil des dépêches étrangères .
Premier gentilhomme de la chambre du roi, Philippe de Béthune, grand amateur d'art, est nommé ambassadeur en mission extraordinaire auprès de Jacques II, roi d'Écosse, puis de 1601 à 1605 ambassadeur ordinaire à Rome.
Il admire l'école naturaliste romaine, et sort de prison son peintre-phare, Le Caravage . Familier de Clément VIII, il prend part à l'élection de ses successeurs, Léon XI et Paul V.
Philippe est ensuite nommé ambassadeur en Savoie et en Allemagne sous les règnes de Henri IV et de Louis XIII, avant d'accéder à la charge de gouverneur de Gaston d'Orléans.
 Il meurt retiré sur ses terres de Selles-sur-Cher en 1649 à 88 ans. Une partie de ses riches collections d'art, constituées de statues et de toiles du courant naturaliste que ce collectionneur avait vu naître, a attiré la convoitise de la reine Christine de Suède. Mais, apparemment préemptée, elle intègre les collections royales de Louis XIV.
Sa collection comportait notamment deux tableaux qu'il assurait avoir achetés directement au Caravage, exposés à Loches où elles ont été retrouvée.
A lire ici Les Caravage de Loches


Philippe de Béthune épouse en 1600 Catherine le Bouteiller de Senlis dont il aura 5 enfants.  En secondes noces, il épouse Marie d'Alègre en 1608. Il n'aura pas d'enfant du second lit.


A voir dans la ville:


  • église et ancienne abbaye Notre-Dame-la-Blanche

    A la mort d'Eusice en 542, Childebert fit construire une magnifique église sur son tombeau. L'église est ravagée par les Vikings probablement en 903.
    Elle est reconstruite au cours du deuxième quart du XIIe siècle. Accolé à l'église, un monastère existait dès le Moyen-Âge, bordé de jardins et vergers. 
  • Le 5 janvier 1563 les troupes protestantes de Coligny détruisent notamment le chœur de l'abbatiale et le trésor.
    En 1606, il ne subsiste plus que l'enveloppe extérieure du déambulatoire et les chapelles rayonnantes.
    En 1613, la congrégation des Feuillants qui s'était installée dans l'abbaye rehaussa le chœur et agrandit la crypte où elle déposa les reliques de saint Eusice.
    Ce n'est qu'en 1882 que l'architecte Anatole de Baudot entreprend de reconstruire l'édifice dans son état primitif, mais c'est une église presque neuve que l'on peut contempler.
    Le chevet de la chapelle d'axe est orné de deux frises sculptées de personnages datant du XIIe siècle. La première, au-dessous des fenêtres, est d'une facture assez fruste et représente différents épisodes de la vie du Christ. La seconde, au-dessus des fenêtres, est mieux proportionnée et représente la vie de saint Eusice. 
  • La crypte située au-dessous du chœur renferme le tombeau de saint Eusice du VIe siècle.
    en détail : ici
    La Révolution expulse les moines en 1790, vend les bâtiments et les biens de l'Abbaye.
    Par la suite, la Mairie, la Poste, le Musée y seront logés. Le jardin potager de l'Abbaye deviendra le Champ de Foire. 
  • Vestiges du cloître

  •   Un signe de la présence américaine, à voir plus bas!









  • L'hôtel Dieu

    Bâti en 1616 par Philippe de Béthune, cet hôpital fut confié aux Frères de la Charité de Saint- Jean-de-Dieu. Seule l'aile donnant sur la place est d'époque.

    Ecole de Clamecy 

  • Les bâtiments actuels ont été remaniés pour l'essentiel au XVI sur des fondations plus anciennes. Cette seigneurie a pu recevoir la visite de Jeanne d'Arc lorsqu'elle résida brièvement à Selles-sur-Cher en 1429.

  • C’est au château de Selles-sur-Cher que se réunit, en 1429, l’état-major chargé de défendre Orléans contre les Anglais. L’hôte de cette réunion, Georges de la Trémoille, un ambitieux qui avait abandonné le parti bourguignon pour se rallier au roi, était l’ennemi déclaré de cette jeune lorraine, Jeanne d’Arc, qu’il prenait pour une aventurière et dont, en grand seigneur, il raillait la qualité de fille de paysan. L’inimité était apparemment partagée: Jeanne d’Arc, plutôt que d’être hébergée au château, préféra descendre dans une auberge du bourg. Quelques jours plus tard, la prise héroïque d’Orléans rehaussait encore la gloire de la Pucelle…
    ici
    Une autre trace de Jeanne d'Arc


Couvent des Ursulines

Cette grande maison fut édifiée au XVIIème siècle pour accueillir  des religieuses de l’ordre des  Ursulines à la demande de  Philippe de Béthune.
15 représentantes de l’ordre s’y établiront: 8 pour dispenser l’enseignement aux jeunes filles et 7 ayant un rôle de soignant auprès de la population
La chapelle est détruite au XIXe et le reste très modifié pour être transformé en maison bourgeoise.


La porte Colombière

De nombreux vestiges des défenses médiévales sont visibles sur le pourtour du centre-ville, mais des cinq portes existant au XIIIème siècle, celle-ci, aujourd’hui murée, est la seule qui conserve ses tours.


 Au fil des rues et des bords du Cher






 La maison dite du grenier à sel








 

aujourd'hui disparu : le camp de Remonte

 A Selles-sur-Cher, le camp de Remonte, abritait des chevaux pour l’armée française, puis américaine.
Le 20 mars 1903, un détachement de huit hommes et quatre chevaux arrive à Selles. Le camp s'équipe, trois grandes écuries, des logements, réfectoires, une infirmerie, une maréchalerie, des hangars, une caserne et un pont-bascule, un puits, une éolienne et un château d'eau, le tout de part et d'autre d'une allée menant de la route au canal de Berry. Autour des constructions s'étendent des parcs. 
Ce camp est un lieu de regroupement des chevaux achetés par l'armée. Les animaux ne sont pas dressés et ne restent que quelques mois tout au plus au sein du camp de Remonte.
https://artetcommunication.com/2017/07/24/selles-sur-cher-100-ans-plus-tard-le-souvenir-des-soldats-americains-a-selles-sur-cher-jusquau-27-aout-2017/

En 1918, l'armée cède le camp des Gravouilles au corps expéditionnaire américain. Les derniers chevaux américains seront vendus aux enchères publiques à Romorantin en avril 1919.
L'annexe de remonte cessera définitivement ses activités militaires en 1930.

Puis le camp a accueilli une conserverie. Il a ensuite hébergé des réfugiés espagnols .
Une vague de civils arrive en France après le déclenchement de l’offensive nationaliste dans le nord de l’Espagne au printemps 1937. Cet afflux oblige les pouvoirs publics à rechercher des lieux d’accueil. Ce seront principalement les communs du château de La Gaudinière à La Ville-aux-Clercs et le camp de Remonte de Selles-sur-Cher, deux sites qui accueilleront près de 1.000 personnes durant l’été 1937. La municipalité de Selles-sur-Cher propose un haras militaire désaffecté qui peut abriter jusqu’à 500 personnes. Le camp de Remonte se compose d’une caserne, de hangars et de deux écuries qui seront transformées en dortoirs.

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