dimanche 7 janvier 2018

Où les eaux se partagent Dominique Fernandez

04/01/2018, Éditions Philippe Rey


Dominique Fernandez et l'Italie, c'est une longue histoire... j'ai déjà lu avec intérêt plusieurs de ces livres, par exemple
La société du mystère roman par Dominique Fernandez
Porporino ou les mysteres de Naples


et la Sicile faisant partie de mes projets de voyage, je n'ai pas résisté à ce livre!


On y découvre d'abord la Sicile des années 1960, aux flagrants contrastes Nord-Sud, lorsque le narrateur y achète une "casina" en bord de mer pour y passer ses vacances avec sa jeune femme... moins enthousiasmée par le lieu, et par le mode de vie des habitants.

Les années passent, les mentalités évoluent un peu, du côté des femmes en particulier, quelques lignes bougent au fur et à mesure de la dégradation des bâtiments... et de la désagrégation du couple du narrateur.

Nous sommes face à la ligne de partage des eaux entre Mer ionienne et Mer tyrrhénienne,  au sud-est de l'île, une pointe désertique, pas vraiment hospitalière, une mer hostile, le cadre n'est pas idyllique, un prince désargenté, l'économie locale peu florissante, les rapports hommes-femmes, le regard porté sur l'étranger...  des descriptions très précises.


Un roman lent, contemplatif, de la décadence, d’atmosphère..


On flâne aussi dans l'île d'Ortygie au centre de Syracuse, on est invité à relire L'isola di Arturo d'Elsa Morante...
Bref, une invitation au voyage, pour découvrir par exemple le Capo Passero, photographié en couverture.

Isola di Capos Passero - La forteresse de Charles V et la statue de la Sainte Marie Scala del Paradiso
photo
La tonnara, datant du treizième siècle, maintenant abandonnée.

et de la pêche aux thons aux tomates, du lait d'amande à la pasta, les sens sont mis à l'honneur dans ce roman!


 Pour en savoir plus, la présentation de l'éditeur :

Un peintre français, Lucien, et sa compagne Maria, en vacances en Sicile, arrivent dans un port à l’écart des circuits touristiques. La beauté du lieu et leur rencontre d’un vieux prince désargenté les amènent à acheter une maison rudimentaire, au bord de la falaise, malgré les réticences de Maria.
Lucien est fasciné par les Siciliens, leur pays, leurs coutumes, leurs superstitions, leur personnalité pittoresque et surprenante… Tandis que Maria, tout empreinte des préjugés des Italiens du Nord, les considère comme une population barbare. Elle est révulsée par l’éducation sévère infligée aux filles contrastant avec le laxisme de celle des garçons, les « crimes d’honneur », l’absence de femmes sur les plages, cause d’un intérêt malsain des hommes, appâtés par la blondeur de Maria…
En face de la maison se trouve une ligne de partage entre deux mers. Et si là, devant l’un des plus beaux paysages du monde, une autre ligne, celle de la séparation, se dessinait au sein d’un couple, pourtant arrivé enjoué et uni ?
Un roman subtil sur le lien amoureux, les mouvements souterrains de la personnalité, mais aussi une peinture foisonnante de la Sicile et de ses habitants.

Ma première participation au challenge rentrée de janvier! 
challenge1
et au challenge Italie il viaggio
La giostra degli scambi

6 commentaires:

  1. Fernandez, je suis fan absolue! j'ai encore la Société du mystère à lire et j'attaque celui là. Je le note tout de suite

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  2. Lent et contemplatif ... peut-être pas pour moi en ce début d’année où je bous d’impatience !!! Merci pour ta participation et bon dimanche!

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    1. peut-être pas le bon moment en effet!

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  3. Porporino que j'avais aimé ! La société même sicilienne a dû bien changé depuis ce livre, non?,

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