vendredi 29 septembre 2017

Par le vent pleuré de Ron Rash #RL2017

Seuil
traduit de l'anglais (États-Unis) par Isabelle Reinharez
Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis des décennies.

Été 1969 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et prendre dans le tourbillon des tentations. Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue.

À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé, et à leur propre conscience, rejouant sur fond de paysages grandioses l’éternelle confrontation d’Abel et de Caïn.


Mon petit mot

Où l'on retrouve quelques similitudes avec Summer que je viens de lire. La couverture d'abord, la disparition d'une adolescente, l'eau, une lecture en rappelle une autre, comme autant de variations sur un même thème.
Ici, l'important est dans la fratrie, dans ces liens troublants entre deux frères et leur place dans la famille, dominée par un grand-père craint de tous.

L'ambiance est noire, et si j'ai trouvée un peu longue la partie consacrée au "Summer of love", drogue, musique, alcool et découverte du sexe, lorsqu'il s'agit de la partie "enquête", tout s'accélère et le roman déploie toute sa force et son intérêt. On explore les liens familiaux, dans une Amérique puritaine rurale bien loin de la carte postale.
Au fil d'allers - retours passé - présent on remonte peu à peu le fil, jusqu'à l'inéluctable, et l'on achève le roman sur une impression beaucoup plus positive que le début pouvait le laisser supposer à mon goût!




 Mois Américain chez Titine.

mercredi 27 septembre 2017

Summer de Monica Sabolo #RL2017

Lattès
Lors d'’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d'’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’'eau. Ou ailleurs ?
Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d'’une famille figée dans le silence et les apparences.
Comment vit-on avec les fantômes ?


Mon petit mot

Voilà un livre prenant!
Une disparition.
La sœur aînée volatilisée au bord du Lac...
Troublant à lire quand l'actualité nous parle d'une petite fille disparue lors d'un  mariage...

Ici, c'est du côté du frère que nous suivons les recherches, lui qui s'imagine sa sœur noyée, telle Ophélie flottant dans les troubles du lac. Les métaphores aquatiques sont nombreuses, un univers bien à part qui rend ce livre troublant et attachant.

Peu à peu, le vernis de cette famille idéale se fissure et l'on découvre des secrets bien sombres.
Les apparences sont trompeuses, beaucoup de non-dits empoissonnent les relations, et de pages en pages, on finit par douter de tous, avant le rebondissement final.
La psychologie de chacun est explorée, les affres de l'adolescence, de beaux portraits apparaissent, bref, une réussite!





lundi 25 septembre 2017

Je m'appelle Lucy Barton de Elizabeth Strout #RL2017

Pierre Brévignon (Traducteur)
Fayard

Hospitalisée à la suite d'’une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère avec laquelle elle avait perdu tout contact. Tandis que celle-ci se perd en commérages, convoquant les fantômes du passé, Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l'’Illinois – la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse de son père, et pour finir son départ pour New York, qui l’a définitivement isolée des siens.
Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. Une vie entière se déploie à travers son récit lucide et pétri d'’humanité, tout en éclairant la relation entre une mère et sa fille faite d’'incompréhension, d'’incommunicabilité, mais aussi d'’une entente muette et profonde.

Mon petit mot

J'avoue ne pas avoir totalement accroché avec ce roman, difficile parfois de savoir pourquoi on passe à côté... un rendez-vous manqué...

Pourtant, l'histoire de cette jeune femme est intéressante, le rapport aux membres de sa famille, les difficultés à se comprendre, à se dégager de son milieu familial et social, à faire abstraction du regard des autres, les blessures qui ne cicatrisent pas, l'amour qui se faufile tout de même...

En parallèle à l'histoire de Lucy, de sa construction identitaire loin des siens (d'où l'importance du titre, cette affirmation de soi) , d'autres personnages sont brièvement évoqués, comme autant de contre-point, et c'est peut-être cette brièveté qui m'a dérangée. J'aurais bien creusé un peu plus les parallèles ou les différences avec certains d'entre eux.

Bref, d'autres l'ont aimé sans bémol, à vous de vous faire votre avis!

 Mois Américain chez Titine.

dimanche 24 septembre 2017

Le joueur d'échec de Stefan Zweig

Czentowic, champion d'échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu'à l'entrée en scène de Monsieur B.
Dès lors que cet aristocrate autrichien s'intéresse à la partie livrée entre le champion et les passagers amateurs, la direction du texte bascule.
Par un effet de symétrie, la narration se transforme en un face à face tendu entre un esprit brillant et rapide à l'intelligence abstraite et un cerveau au pragmatisme brutal, incapable de projection véritable. Mise en scène percutante de la résurrection de la folie, cette nouvelle oscille entre ouverture et enfermement.
Dans cette avancée implacable de la stupidité destructrice, allégorie de la victoire du nazisme mais aussi chef-d’œuvre de composition, Zweig s'intéresse peu à la survie du corps, préférant montrer les réactions de l'esprit, qui trouve un symbole parfait dans ce jeu éminemment intelligent mais désespérément stérile.
Publié en 1943, un an après le suicide de son auteur, Le Joueur d'échecs fait figure de testament dans l’œuvre de Zweig.



Mon petit mot

J'ai vu beaucoup d'adaptations de nouvelles de Stefan Zweig au théâtre, et finalement, je n'en ai pas beaucoup lus.
Après mon séjour à Vienne, il était tant d'y remédier!
Par ordre de sortie de PAL (j'en ai plusieurs en réserve!) , plongeons donc dans le monde des échecs !

On y retrouve l'art de la nouvelle chez Zweig, croquer un portrait, une situation en quelques mots clés, pas un mot en trop, un texte lu en une soirée, mais où rien ne manque.

Entre psychologie et histoire, avec cette Autriche sous la coupe allemande, l’enchâssement des souvenirs dans le récit,  des personnages complexes, on est tenu en haleine sans difficulté... et même sans connaître grand chose aux échecs!
De la survie à l'addiction au jeu, de la culture face à la barbarie,  beaucoup de thèmes finalement en quelques lignes, ravie de l'avoir enfin lu!



objectif pal



Vu au théâtre :

LA PEUR Stefan Zweig

La pitié dangereuse

samedi 23 septembre 2017

Le Marchand de Venise ( Business in Venice)  Shakespeare CDN Tours Olympia

de William Shakespeare
mise en scène Jacques Vincey
texte français et dramaturgie Vanasay Khamphommala
 scénographie Mathieu Lorry-Dupuy, lumières Jérémie Papin, costumes Virginie Gervaise
perruque et maquillage Cécile Kretschmar, son et musique Alexandre Meyer et Frédéric Minière
vidéo Victor Egéa, assistanat mise en scène Théophile Dubus

avec
Quentin Bardou *, Jeanne Bonenfant *, Alyssia Derly *, Pierre-François Doireau, Théophile Dubus *
Thomas Gonzalez, Anthony Jeanne *, Jean-René Lemoine, Océane Mozas, Jacques Vincey
* comédiens du Jeune Théâtre en Région Centre-Val de Loire



Pour séduire Portia, héritière fortunée, Bassanio veut faire un emprunt auprès de son ami Antonio, un riche marchand de Venise. Mais sa fortune est en mer. En attendant le retour de ses bateaux, Antonio emprunte donc lui-même de l’argent à l’usurier Shylock. À une condition : si Antonio ne le rembourse pas à temps, Shylock prélèvera sur lui une livre de chair.

Spéculation, dette, et petits arrangements avec la justice : les thématiques centrales du Marchand de Venise résonnent de manière assourdissante avec le monde contemporain. Dans un univers carnavalesque où l’on croit acheter le bonheur dans les rayons d’un supermarché, le Juif Shylock impose sa dissonance. Outsider à tous égards, ce dernier refuse de jouer le jeu d’un système qu’il va pousser dans ses retranchements.
Dans une société qui se rêve prospère, tolérante et plurielle, où s’arrête l’empathie ? Où commence le rejet ? Sous le vernis de la modernité, Shakespeare réveille la violence archaïque. Le Marchand de Venise est une comédie choc : choc des cultures, choc des communautés. Invitation au rire ou à l’effroi ? Dans une adaptation qui refuse les faux-fuyants et traque les petits mensonges tapis au fond de nos bonnes consciences, Jacques Vincey, pour sa quatrième création au T°, se confronte à cette pièce monstre.

Photos et présentation: 
 http://cdntours.fr/spectacle/le-marchand-de-venise-business-venice



 Mon petit mot

 Shakespeare et son marchand de Venise en 2017...  en quoi peut-il encore nous faire réfléchir sur le monde d'aujourd'hui?
La réponse est évidente en sortant de cette adaptation très réussie, indémodable Shakespeare!

Qu'il s'agisse de s'interroger sur l'antisémitisme (et le rapport à l'autre "différent" en général, de par sa couleur de peau, sa religion, son physique...), sur nos réactions face aux injustices ( ou plutôt nos absences de réactions), sur le rôle des femmes ( le rôle de Portia est très intéressant),  ou encore sur notre société de consommation, tout est là. Peut-on tout acheter? Peut-on rire de tout?

La fantaisie et les rires du carnaval vénitien ne masquent pas longtemps la noirceur des uns et des autres.
L'adaptation du texte et la mise en scène rendent l'oeuvre totalement contemporaine, dans ce super-marché plus vrai que nature,  il y a beaucoup de rythme, l'attention est sans cesse relancée, avec l'appui de projections vidéo, de musique, ou encore de micros, les adresses au public, on ne voit pas le temps passer!

Et puis il y a le plaisir de retrouver les comédiens du JTRC, et de découvrir ici Jacques Vincey acteur, bref, une création à voir!

Et en entrant au théâtre, j'ai observé avec plus d'attention les dalles lumineuses sur lesquelles je marchais habituellement sans un regard, merci les journées du patrimoine et la visite guidée du théâtre pour mieux apprécier cette oeuvre de VEIT STRATMANN!
De l'histoire du bâtiment  (l'ancien cinéma olympia) aux détails de l'architecture (le rappel d'une maison à colombage voisine) ou encore la visite des loges et de l'arrière scène, de quoi porter un autre regard sur ce lieu !


jeudi 21 septembre 2017

Vienne Museums Quartier Leopold Museum quartier spittelberg

Le Museums Quartier fait partie des dix ensembles culturels les plus vastes au monde.
Situé dans les anciennes écuries de la Cour impériale, il accueille sur 60 000 m2 de prestigieux musées comme le Musée Leopold, le Musée d’Art moderne et la Kunsthalle, des restaurants, des salles d'expositions, et se présente comme une mosaïque de bâtiments baroques et d’architecture contemporaine. 

Vous n'avons visité que le musée Léopold, il y a vraiment de quoi faire à Vienne!
une cour qui invite au farniente!









Le Musée Leopold présente des centaines de chefs-d'œuvre de l'art moderne autrichien, réunis par le docteur Rudolf Leopold, un amoureux passionné des arts.
Il abrite la principale et la plus importante collection des œuvres d'Egon Schiele au monde ainsi que des chefs d'œuvres du fondateur de la Sécession viennoise, Gustave Klimt.
L'architecture du musée forme un contraste étonnant avec l'ensemble des anciennes écuries impériales, il offre une vue unique sur la vieille ville, englobant la place Marie-Thérèse et la Hofburg. 

Klimt

 

 une collection art nouveau avec en particulier une chaise d' Otto Wagner
 Schiele




on longeant le théâtre, on quitte le quartier des Musées

 le palais Trautson, ministère de la justice
 Pour arriver dans le Spittelberg, aux ruelles et petites places pleines de charme













mardi 19 septembre 2017

Barbara, roman de Julie Bonnie #RL2017

Grasset,
«  Ma mère écoutait Barbara, le dimanche matin, fenêtres grandes ouvertes, volume à fond. Depuis toute petite, je suis imprégnée de ses mots, de sa voix, de ses mélodies. En grandissant, ses paroles ont pris de nouveaux sens mais ne m'ont jamais quittée, jusqu'à ce que je devienne chanteuse, jusqu'à ce que j’écrive mes propres chansons.
Dans ce roman, inspiré de ses débuts, je voulais percer le mystère de l'énergie exceptionnelle qui habitait Barbara, une alternance de néant sombre et d'explosion de lumière. Je voulais raconter sa quête, sa détermination malgré les failles, malgré les drames.
Je me suis immergée dans ce personnage que j'admire profondément, pour la comprendre, lui rendre hommage.
J’ai joué avec la réalité, sa biographie, ce qui a été dit, ce qu’elle-même a dit dans ses mémoires, et la fiction, la place que Barbara prenait dans mon imagination. Je l’ai mise en scène, j’ai inventé, afin de me trouver au plus près d’elle, de transformer cette partie de sa vie en roman.
Barbara est née Monique Serf. La chanteuse illustre est une création, une extension d’elle-même. Pendant des années, elle s’est cherchée, elle a tourné autour de son personnage. Pendant des années, la vie l’a propulsée sur scène, jusqu’à ne lui laisser aucun choix.
De l’enfant juive cachée pendant la guerre à la création de la chanson Nantes, comment est-elle devenue Barbara ?  »
Julie Bonnie
 
Julie Bonnie raconte comment Monique, enfant pauvre, petite juive fuyant la barbarie nazie, fille victime d’inceste, adolescente détestant son corps, pianiste empêchée, devint l’immense Barbara. Un regard sensible sur les années d’errance, l’apprentissage de son art, la quête de soi.  

Mon petit mot

Attirée par le nom de Julie Bonnie sur la couverture, dont j'ai apprécié les précédents romans,
 Alice et les orties Julie Bonnie illustré par Robin Feix

Mon amour, de Julie Bonnie
 Mon amour, de Julie Bonnie
 Chambre 2 Julie Bonnie

j'ai ouvert ce livre par curiosité et de bribes de phrases saisies, un "piano-papier" en particulier m'ont convaincue de le lire!

Nous sommes encore loin ici de la longue dame brune à succès, c'est la petite Monique que nous découvrons, et cette enfance sombre qui percera ensuite si souvent dans ses chansons et son attitude.

Le roman alterne entre "je" et "elle" avant qu'un piano devienne narrateur au moment où Monique devient Barbara, avec "Nantes".


Si je connaissais, hélas, le drame de l'inceste, j'ignorais la petite fille juive cachée-trimballée dans toute la France pendant la guerre, et tous les déboires familiaux, jusqu'à la saisie du fameux piano par les huissiers.

Et j'ignorais surtout la pianiste cachée en elle, de ces touches crayonnées sur un piano, refuges, portes-ouvertes sur une liberté rêvée , accompagnant les mélodies d'ailleurs de la grand-mère, jusqu'aux premières scènes.
Enfance, adolescence, puis premiers pas de celle qui se rêve chanteuse mais qui doit d'abord se reconstruire, nous suivons sa famille en France, puis son errance en Belgique où des premières rencontres capitales vont lui ouvrir des portes musicales, jusqu'à Brel et Chevalier.

Brel lui écrit "Sur la place", Chevalier lui ouvre une scène...


Trouver sa route, trouver sa voiX, trouver son répertoire, "Je veux chanter, moi aussi. Je veux prendre les gens dans mes bras, avec ma voix.", les émouvoir aussi. découvrir l'impact d'un texte, le silence tout à coup d'une salle attentive, émue, les réactions de ses premiers spectateurs.

Le roman s'arrête quand Barbara devient celle que nous connaissons, et que nous connaitrons désormais mieux, grâce à ce texte. 

Et qui mieux que la musicienne Julie Bonnie pour se glisser dans l'ombre de ce personnage?

Bref, dans le foisonnement des hommages à Barbara cette année, celui  là apporte un angle intéressant!


dimanche 17 septembre 2017

Vienne Place Marie-Thérèse // Musée des Beaux-Arts et Kunstkammer

Suite du séjour à Vienne!
Entre le Musée d'histoire naturelle et celui des Beaux-arts, s'étend la vaste Maria-Theresien-Platz. S'y élève la statue de Marie-Thérèse, haute de 20 m et érigée en 1888 par Caspar Zumbusch à la gloire de la grande impératrice. À ses pieds, statues équestres de ses illustres généraux








Musée des Beaux-Arts et Kunstkammer


 Plus de 2100 objets précieux collectionnés par les Habsbourg au fil des siècles sont exposés à la Kunstkammer de Vienne, l'une des chambres d'art les plus importants au monde.





La pièce maîtresse de la collection est la salière précieuse de Benvenuto Cellini Saliera, qui date du milieu du 16e siècle. De nombreuses autres œuvres d'orfèvrerie sont également exposées ainsi que des sculptures sur bois,automates, horloges, momie, camée, set d'écriture, jeu de jacquet, mosaïque romaine de Thésée et Ariane, tableau des fils de Marie-Thérèse en mosaïque...

















cage d'escalier représentant de nombreux artistes, réalisée entre autres par Klimt , statue de Thésée tuant le minotaure par Canova.



Ouvert en 1891, le Musée des Beaux-Arts est l’un des tous premiers musées d’art ancien au monde. 
Parmi les nombreuses toiles de la galerie :Vermeer (l'atelier du peintre) , Arcimboldo (l'été), la plus grande collection au monde d’œuvres de Bruegel (La Tour de Babel, Chasseurs dans la neige, Jeux d’enfants , études d'animaux, kermesse...) Parmigianino ( Cupidon préparant son arc ) , Cranach (Judith et Holopherne) , Le Titien (Isabelle d'Este),Raphaël ( Vierge à la prairie ) , Velasquez (portraits des enfants de la famille impériale) , Caravage (David et la tête de Goliath), Orazio Gentileschi (Marie Madeleine) Elisabeth Louise Vigée Le Brun ( Marie-Antoinette)













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