dimanche 14 mai 2017

Qui A peur de Virginia Woolf ? Edward Albee / Alain Françon Théâtre Olympia Tours

d’Edward Albee  traduction Daniel Loayza
mise en scène Alain Françon  assistant à la mise en scène Nicolas Doutey
décor Jacques Gabel costumes Patrice Cauchetier assisté de Anne Autran
lumières Joël Hourbeigt musique Marie-Jeanne Séréro

avec
Dominique Valadié
Wladimir Yordanoff
Pierre-François Garel
Julia Faure

À la fin d’une soirée alcoolisée sur un campus universitaire américain, Martha, la fille du doyen, et George, son époux, invitent un jeune couple à boire un dernier verre. Face à leurs invités médusés, ce couple d’âge mûr se livre alors à son sport favori : la dispute conjugale en public.
Martha et George sont assurément des professionnels de la scène de ménage. En combattants aguerris, ils ne reculent devant rien pour blesser et humilier l’autre. Les insultes fusent, les insinuations les plus odieuses atteignent leur cible dans une joute oratoire virtuose sur fond de rancoeur et d’amertume. Alors que les masques tombent, le jeune couple, reflet à peine différent de Martha et George, est emporté à son tour dans cet impitoyable jeu de massacre. Le vernis s’effrite. La cruauté affleure. L’humanité manipulée, touchée au coeur, hurle à la mort.
Grand classique du théâtre américain, cette pièce d’Edward Albee reprend aux années soixante leur rage de liberté. La langue y est audacieuse, libératrice et assassine à la fois. Alain Françon arbitre avec précision et radicalité ce match conjugal de haute volée. Pas d’épanchements psychologiques, mais une mise en scène dépouillée, à l’énergie jubilatoire, dans une cage d’escalier qui devient cage aux fauves.

Mon petit mot

De cette pièce, je ne connaissais que le titre, je n'ai pas vu le film et suis arrivée au théâtre sans trop savoir à quoi m'attendre, et j'ai passé un excellent moment!

Une scénographie très simple, pour une joute oratoire qui ne laissera aucun des 4 protagonistes indemnes!

Cela fuse dans tout les sens, petit à petit le vernis craque totalement et révèle frustrations, ambitions déçues ou dévorantes et l'animalité enfouie en chacun. 

Il n'y aura pas de trêve, le "jeu" devient massacre... pour le plus grand bonheur du public! On rit beaucoup, sans doute pour prendre de la distance par rapport à la mise à mort langagière à laquelle nous assistons.
Le pouvoir des mots... où une parole peut faire bien plus mal qu'un coup...

C'est pathétique, dérangeant, cruel et drôle et très bien servi par les comédiens, Wladimir Yordanoff en tête. Je ne connaissais pas Julia Faure, un nom à retenir!

Maintenant, je vais chercher le film avec Elisabeth Taylor et Richard Burton!






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Comments system