samedi 29 avril 2017

#WET festival de jeune création contemporaine TOURS CDRT JTRC

De retour d'une belle après-midi au WET, deux spectacles à la suite dont je vous parlerai bientôt!
Découvertes, rires, réflexion... curiosité récompensée!

 En attendant, si vous avez l'occasion, il en reste à voir demain ; http://cdrtours.fr/festival-wet


vendredi 28 avril 2017

Tosca, Puccini, opéra de Tours

Opéra en trois actes Livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa, d'après Victorien Sardou

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Mise en scène : Pier-Francesco Maestrini
Décors : Guillermo Nova
Costumes : Luca dall'Alpi
Lumières : Bruno Ciulli

Floria Tosca : Maria Katzarava
Mario Cavaradossi : Angelo Villari
Scarpia : Valdis Jansons
Cesare Angelotti : Zyan Atfeh
Spoletta : Raphael Brémard
Sciarrone : François Bazola
Il sagrestano : Francis Dudziak
Pastore : Julie Girerd

Maîtrise du Conservatoire Francis Poulenc - CRR de Tours
Choeurs de l'Opéra de Tours
Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours




Mon petit mot

Tosca... un des premiers opéras que j'ai vu, et pour lequel je garde une tendresse particulière... pour Rome et le château ST-Ange , pour l'intrigue même... alors, beaucoup d'espoirs avant cette représentations! 

Ce fut une soirée de découvertes côté metteur en scène et chanteurs principaux que je n'avais jamais entendus. Le duo Mario - Tosca est tout à fait convaincant mais c'est peut-être la scénographie que je retiendrai finalement de cette production : apporter un peu d'originalité, tout en restant classique (costumes et ancrage historique très marqué), c'est toujours un défi. 

Un rideau transparent sépare la scène de la salle, et les décors y sont projetés en images statiques ( le portrait de la madone, l'échafaudage du peintre, des colonnes, le rideau recouvrant d'abord le portrait, des tableaux entre chaque acte... ) ou animées (des fresques, coupoles, et autres vues du château St Ange) : on est bien dans la Rome de l'époque de Marengo! 
C'est un peu surprenant au départ, un léger flou dans le visuel , mais la puissance évocatrice l'emporte très vite. 



Il y a de très belles images, et ce rideau finira finalement par disparaitre pour la dramatique scène finale. 
Pas de temps mort pendant la représentation, et même si l'on connait la fin, on reste en haleine jusqu'au bout, et l'émotion surgit ... 

Bref, une Tosca réussie!

Le château Saint-Ange par Sylvestre Chtchedrine

 





mercredi 26 avril 2017

Voyage à Londres 1

Des années que l'on en parlait, enfin fait!
Une merveilleuse semaine à Pâques à la découverte de cette ville foisonnante, la météo était avec nous, de quoi apprécier pleinement les visites !
Beaucoup de marche à pied, un peu de bus, un tour en bateau, des journées bien chargées entre musées et balades dans différents quartiers et au final totalement séduite par la diversité de cette ville.


Pas mal d'articles à suivre au fil du tri des photos, depuis l'arrivée à Saint-Pancras, tout de suite dans l'ambiance de la ville, avec son impressionnante façade néogothique du XIX ème, ses bus rouges  et taxis noirs ou aux couleurs de publicités et inscriptions sur le sol aux passages piétons.

 Et en prime, on a bien mangé... si, si!




 

lundi 24 avril 2017

Des hommes sans femmes - Haruki Murakami

Belfond   Traduit par Hélène MORITA  Parution le 02 mars 2017

Neuf ans après Saules aveugles, femme endormie, le retour d'Haruki Murakami à la forme courte. Haruki Murakami, grand amateur de littérature américaine, adresse ici un clin d’œil au Men Without Women d’Ernest Hemingway (1927)
Dans ce recueil, des hommes cherchent des femmes qui les abandonnent ou qui sont sur le point de le faire. Musique, solitude, rêve et mélancolie, le maître au sommet de son art.
« À ce que je sais, votre épouse était vraiment une femme merveilleuse [...] vous devez vous sentir reconnaissant d'avoir vécu presque vingt ans auprès d'une femme comme elle. Je le crois profondément. Néanmoins, vous aurez beau penser que vous avez compris quelqu'un, que vous l'avez aimé, il n'en reste pas moins impossible de voir au plus profond de son coeur. Vous aurez pu vous y efforcer, mais vous n'aurez réussi qu'à vous faire du mal. Vous ne pouvez voir qu'au fond de votre propre coeur, et encore, seulement si vous le voulez vraiment, et si vous faites l'effort d'y parvenir. En fin de compte, notre seule prérogative est d'arriver à nous mettre d'accord avec nous-même, honnêtement, intelligemment. Si nous voulons vraiment voir l'autre, nous n'avons d'autre moyen que de plonger en nous-même. Telle est ma conviction. »

 Mon petit mot

Enfin je découvre cet auteur!
Après avoir lu de nombreux articles positifs sur l'un ou l'autre de ces livres, je me suis finalement décidée pour le dernier.

Il se compose de plusieurs nouvelles, format de lecture qui m'a semblé une bonne façon de découvrir son univers .
Leur point commun ?  Des hommes sans femmes... ils vivent différemment leur absence et la solitude, les uns se replongent dans le passé, d'autres rêvent ou errent... une certitude, l'amour n'y est guère heureux.

Certaines nouvelles m'ont plus ou moins touchées mais j'ai aimé l'atmosphère globale qui se dégage de ces textes et l'écriture de l'auteur.
Les chutes sont parfois assez abruptes, format de la nouvelle oblige, il reste du mystère autour de ces personnages saisis à l'instant T.  Je ne suis pas certaine qu'elles me laissent un grand souvenir, si ce n'est celui de l'univers de l'auteur... réponse dans quelques temps!


A écouter en musique, l'éditeur a d'ailleurs pensé à ajouter une playlist au roman

Playlist : http://bit.ly/2mRQXE4

Dans le cadre du Challenge Un mois au Japon (j'ai loupé la date prévue pour cet auteur, un peu de retard!)  chez Hilde et Lou 
logo mois au japon 01.jpg
et du challenge rentrée d'hiver
logo-challenge-rentree-litteraire-janvier-2017-micmelo-litteraire

samedi 22 avril 2017

Quand on n'a que l'humour... par Amélie Antoine

Michel Lafon

C’est l’histoire d’un humoriste en pleine gloire, adulé de tous, mais qui pense ne pas le mériter.
Un homme que tout le monde envie et admire, mais que personne ne connaît vraiment.
Un homme blessé qui s’est accroché au rire comme on se cramponne à une bouée de sauvetage.
C’est aussi l’histoire d’un garçon qui aurait voulu un père plus présent.
Un garçon qui a grandi dans l’attente et l’incompréhension.
Un garçon qui a laissé la colère et le ressentiment le dévorer.
C’est une histoire de paillettes et de célébrité, mais, surtout, l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver.


Mon petit mot 

Je crois bien que c'est un coup de coeur!
En tout cas un roman très vite addictif, qui a sérieusement raccourci une nuit pour arriver au bout sans pouvoir faire de pause.

 Ils sont nombreux ces artistes, musiciens, acteurs, humoristes, à chercher sous les projecteurs et dans les applaudissements de quoi contrebalancer les parts sombres de leur vie privée.
Le héros n'est pas en reste, les drames de l'enfance ont laissé des plaies béantes que le succès ne suffira pas à combler. De l'ombre à la lumière, derrière le masque du comique, les traumatismes du petit garçon demeurent.

La narration alterne les points de vue, pour mieux reconstruire le passé de cet homme blessé, retourner en arrière, dans cette enfance meurtrie, puis se centrer sur son propre fils, et cette relation qu'il n'a pas su construire à temps.
De très belles pages sur ce rapport parent-enfant, et quelle belle idée que cette chasse au trésor pour se découvrir enfin... 

Et en dépit d'un sujet finalement très sombre, il y a des touches d'espoir, d'émotions, de rire aussi avec quelques répliques des sketches du héros... mais surtout une envie de profiter de la vie, de ceux qui nous sont chers, ne pas perdre de vue l'essentiel... bref, une réussite, et un nom d'auteure de plus à noter!



jeudi 20 avril 2017

En balade autour de la rue Léonard de Vinci à Tours (autrefois rue de la Banque puis rue Jeanne d'Arc)

Pour faire suite au dernier article autour des anciens théâtres de Tours,direction la rue Léonard de Vinci à l'angle de laquelle la salle de jazz et musiques actuelles du Petit Faucheux a remplacé l'ancien théâtre Louis Jouvet, devenu trop petit, qui a déménagé rue de Lucé, où il a pris le nom de Théâtre Olympia et est devenu centre dramatique national.
Si l'ancien théâtre Louis Jouvet était un bâtiment qui n'attirait pas vraiment le coup d'oeil, ce n'est pas le cas de la rue Léonard de Vinci:

A droite l'ancien théâtre



Ce lotissement privé de maisons bourgeoises avec petite cour fut bâti en 1888 par l' architecte Henri Racine.
Sur 80 m de long, se marient le néo-gothique, le style Louis XII ou encore le damier brique et pierre du XVIème.

Sur culture-gouv : Terrain qui aurait été loti après 1870 par Henri Racine architecte pour un groupe d'entrepreneurs et de propriétaires Pierre Morel (entrepreneur de maçonnerie) , Morel (plâtrier) André (propriétaire) ; en 1889, 8 maisons sont construites à l'exception de 3 des angles de la rue ;


les riverains demandent à la mairie par l'intermédiaire de Henri Racine, de classer la voie privée dite de la banque en voie publique moyennant le partage des frais de canalisations de gaz et d'eau, de pavage et de trottoir

après délibération, le conseil municipal propose une subvention de 2300 francs, et accepte d'entretenir la voie si elle est livrée terminée ; elle prendra le nom de Jeanne d'Arc
 
 Un mélange de styles unique dans le quartier!
 Certains immeubles sont en parfait état, d'autres auraient besoin des mêmes restaurations.

Henri Racine était également l'architecte de la cité Mame et du cirque de la Touraine
http://lecture-spectacle.blogspot.fr/2017/03/theatre-du-cirque-de-la-touraine.html


D'autres réalisations d'Henri Racine http://www.culture.fr/collections/resultats?keywords=Tours+racine&sel_search_mode=libre&sel_filter_ortho=sel_filter_ortho&sel_filter_syn=sel_filter_syn&filter_date_debut=&filter_date_fin=&filter_date_fixe=&display_mode=list&display_mode=list&filter_qui[]=Racine+Henri+%28architecte%29
Vue sur la basilique Saint Martin et la Tour Charlemagne

La balade se termine dans le jardin de l'Hôtel de Torterue, siège de l'institut de Touraine.

Edifice construit en 1864 par François Martin Mariau pour Louis Eugène Torterue et son épouse née Tiffeneau ; réquisitionné par les Allemands en 1870 et 1871, pour y loger le prince impérial d'Allemagne,  vendu à la ville le 5 février 1924, il abrite désormais l'institut de Touraine.




mardi 18 avril 2017

Pauvreté, richesse, homme et bête Hans Henny Jahnn / Pascal Kirsch Théâtre Olympia tours

de Hans Henny Jahnn  traduction Huguette Duvoisin et René Radrizzani mise en scène Pascal Kirsch  scénographie et costumes Marguerite Bordat assistée d’Anaïs Heureaux
lumières Pascal Villmen assisté de Léandre Gans vidéo réalisation montage Sophie Laloy image étalonnage Mathieu Kaufmann musique Makoto Sato et Richard Comte

avec
Julien Bouquet
Mattias de Gail
Raphaëlle Gitlis
Vincent Guédon
Loïc Le Roux
Marina Keltchewsky
Pascal Kirsch
Florence Valéro
et François Tizon
 https://www.cdrtours.fr/
Dans une vallée norvégienne, deux êtres s’aiment. Manao, paysan fortuné, promet à Sofia, une pauvre vachère, de l’épouser. Mais c’est sans compter la jalousie et la cupidité des autres. Anna, une riche fermière, est prête à tout pour épouser Manao, le sang dût-il être versé. Alors l’histoire d’amour se pare des couleurs de la tragédie. L’amour le plus sincère peut-il résister aux intrigues les plus sombres ? À travers une vaste fresque nordique, Hans Henny Jahnn, écrivain allemand exilé en Norvège pendant la Grande Guerre, nous montre le spectacle d’une fragile condition humaine.
Dans ce fjord du Grand Nord où les mythes et les légendes prennent part à la réalité, on aime, on naît, on tue. Les vivants sont conseillés par des fantômes. Les trolls ont l’esprit de commerce. Une mystérieuse jument blanche, objet de nombreux fantasmes, est le témoin impassible de la violence animale qui jaillit du coeur des hommes.
Pascal Kirsch réalise avec force et sensibilité la première mise en scène française de cette pièce, dont la langue à la fois poétique et tranchante révèle la brutalité archaïque du désir et le combat acharné des hommes pour une vie meilleure.


Mon petit mot

Article en retard d'un spectacle vu fin mars!

Triple découverte : un auteur, un metteur en scène, des comédiens, je ne connaissais ni les uns ni les autres, et ceci renforce encore le dépaysement provoqué par la pièce!
La soirée commence sur le plateau, le public est invité à venir voir de plus près une maquette présente sur scène qui représente le cadre de l'intrigue, montagne, neige... nous sommes ailleurs !

Un temps d'adaptation a été nécessaire pour pénétrer dans cet univers, la langue, la prosodie, un rythme particulier, renforcé par la présence d'un musicien sur le plateau, l'alternance narration - dialogue, tout comme les interactions entre les vivants et les morts,  avant de se laisser totalement à la découverte.

Entre quasi - enquête (qui a tué l'enfant) et quête spirituelle, amour et mort, on oscille entre plusieurs mondes, sous la protection d'une jument blanche qui hante le plateau...

Etrange, mais intéressant!



dimanche 16 avril 2017

la lecture dans les oeuvres d' Albert ANKER

Lectrice Albert ANKER(1831-1910)
Albert Anker (1831-1910) - Rose et Bertha Gugger
Albert Anker, né le 1ᵉʳ avril 1831 et mort le 16 juillet 1910 à Anet, est un illustrateur et peintre suisse.

Albert Anker, Jeune fille lisant (vers 1882)

et pour de jolies scènes d'écriture
Dans la peinture européenne du XIXe siècle, Anker est l'un des plus importants créateurs de représentations enfantines. Il a peint environ 600 huiles, dont plus de 250 tableaux d'enfants, seuls ou en groupe.
Le monde des enfants d'Anker montre le changement éducatif en Europe au XIXe siècle, tel que nous le rencontrons dans l'esprit humaniste des suisses, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) et Johann Heinrich Pestalozzi (1746-1827). L’œuvre d'Anker le raconte au travers de nombreuses représentations d'élèves au tableau noir, tenant une plume, lisant ou portant une ardoise. Il raconte l'histoire d'une époque où l'éducation des enfants du pays n'était pas évidente car ils étaient considérés comme de petits adultes. Ce n'est qu'en 1874 que l'enseignement primaire obligatoire est ancré dans la Constitution suisse.

jeudi 13 avril 2017

ancien théâtre de Tours


Pour faire suite à cet article :

Le théâtre français de Tours
Je suis repassée devant l'emplacement de ce théâtre transformé en habitation:

 
Les vestiges encore présents sur l'immeuble actuel: 













une petite touche de théâtre demeure!


lundi 10 avril 2017

La délicatesse du homard de Laure Manel

François, qui s’occupe d’un centre équestre en Bretagne, découvre un jour une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Prêt à appeler les secours, il se ravise et, sans trop savoir pourquoi, la ramène chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à s’expliquer. Elle déclare s’appeler Elsa mais refuse qu’on lui pose des questions. Commence alors une étrange cohabitation, où l’un et l’autre se mettent peu à peu à nu sans pour autant totalement révéler les secrets qui les rongent. Et même si ce duo en s’apprivoisant s’apaise, chacun souhaite continuer à se protéger, quoi qu’il en coûte. 

Qui est Elsa ? Que cache-t-elle ? Quelle vie est-elle en train de fuir ?
Derrière la carapace, il y a une délicatesse subtile et insoupçonnée…



 

Mon petit mot

Quelle belle histoire que ce roman! Ou comment passer avec brio de l'auto-édition à l'édition tout court... Un livre publié d'abord sur internet:

qui a su non seulement trouver des lecteurs, mais aussi se faire remarquer par des éditeurs, il parait donc ce printemps chez Michel Lafon . 

La belle histoire, c'est aussi celle du roman, qui alterne les voix des deux héros, cabossés par la vie. 
L'écriture est simple, comme une histoire racontée directement au coin du feu, ou plutôt lors d'une veillée sur la plage, bercée par le bruit des vagues... 

Elle a fui, il la recueille et peu à peu, les carapaces vont se fissurer, les secrets se livrer.
Chacun a son lot de drames familiaux, l'un en particulier les lie, une même perte qui va les rapprocher. 

Il y a la mer,  une invitation à faire le point au contact de la nature, saisir par le biais de la photo les instants de bonheur qu'elle offre, un coucher de soleil, un reflet sur la mer, renouer doucement avec la vie.
Il y a les chevaux aussi, dépasser ses peurs envers l'animal, recevoir beaucoup en échange. 

Bref, une belle découverte, qui donne en prime envie de découvrir cette région : 
Port de Portsall dsc_0289

Je suis curieuse de voir comment cette auteure va désormais évoluer!

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