mardi 28 juin 2016

De ce pas Caroline Broué

Sabine Wespieser
janvier 2016
Présentation de l'éditeur
" Envoûtée, comme enivrée, Marjorie l'était à nouveau en regardant l'homme et la femme onduler sous ses yeux. Leurs bras chantaient en canon. Leurs mains se croisaient à intervalles réguliers. Le mouvement était répété plusieurs fois, puis la musique s'emballait, et leur pas de deux se terminait par un porté de haute volée. Pour Marjorie, qui parlait la danse mieux que personne, la signification était très claire. Après une phase d'atermoiements, de faux-fuyants et de méfiance, l'homme et la femme faisaient le choix de la concorde, de l'harmonie. Ensemble, ils effaçaient le temps de l'incertitude. Ou, mieux, il l'oubliaient. "

 Mon petit mot

Voici un premier roman à la construction originale, qui par toutes petites scènes, saisies au fil des ans, nous fait entrer dans l'univers de Marjorie, danseuse étoile qui vient de prendre sa retraite.
Des retours en arrière, son enfance, le Cambodge, l'arrivée en France, la danse, la rencontre avec Paul, l'amour, les aléas du couple, les amis...
J'aurais parfois aimé entrer plus profondément dans certains épisodes, il y a un foisonnement de thèmes et certains (comme certains personnages secondaires ) mériteraient un roman à eux seuls...

La jeune femme est un tournant de sa vie, et revient sur les périodes charnières qui l'ont conduites jusque là, autant d'interrogations sur les choix, les drames, les secrets de famille, les non-dits... la nécessité de renouer avec le passé pour mieux aller de l'avant...

Mais au delà de ces thèmes, c'est la danse qui tient la part belle, solo, pas de pas, chute... la danse, la vie... de très belles pages pour une nouvelle auteure à noter!

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68 PREMIERES FOIS EDITION 2016

dimanche 26 juin 2016

vendredi 24 juin 2016

Le théâtre , l'Italie et le festival d'Avignon #off16

Pour prendre un peu d'avance sur le thème de juillet du Challenge lecture Italie (le théâtre), et pendant que je peaufine ma liste d'envies pour mon séjour annuel au festival d'Avignon, en feuilletant le programme, trois pièces ont retenu mon attention :
Je les ai vues toutes les trois l'été dernier, et dans des genres très différents, ce fut trois pièces que j'ai beaucoup appréciées, alors, n'hésitez pas à aller les découvrir cette année!

Mes liens de l'année dernière :
Deux pièces d'un auteur que je découvrais alors 

 à découvrir cet été pour la première à la Luna et la seconde au théâtre des Lucioles
et : 
THE GREAT DISASTER  Patrick Kermann #off15

 qui sera en juillet prochain au théâtre des barriques




Je suis en train d'en lister d'autres, d'auteurs italiens ou de compagnies italiennes présentes à Avignon cet été,si vous en repérez de votre côté , n'hésitez pas à me le signaler, je publierai l'article le premier juillet pour lancer le thème du mois du Challenge italien, et avant le début du festival pour piocher des idées !!!

mercredi 22 juin 2016

Pars vite et reviens tard de Fred Vargas

On l'a peint soigneusement sur les treize portes d'un immeuble, dans le 18e arrondissement de Paris : un grand 4 noir, inversé, à la base élargie. En dessous, trois lettres : CLT. Le commissaire Adamsberg les photographie, et hésite : simple graffiti, ou menace ? A l'autre bout de la ville, Joss, l'ancien marin breton devenu Crieur de nouvelles est perplexe. Depuis trois semaines, une main glisse à la nuit d'incompréhensibles missives dans sa boîte à messages. Un amuseur ? Un cinglé ? Son ancêtre murmure à son oreille : " Fais gaffe à toi, Joss. Il n'y a pas que du beau dans la tête de l'homme. "


Mon petit mot 

Voilà un policier qui trainait depuis longtemps dans ma PAL!

J'avais été refroidie après une expérience de lecture pas très réussie avec cette auteure, et du coup, j'étais un peu réticente à attaquer celui là... la bonne surprise de cette lecture n'en a été que plus forte !

Une histoire prenante, un thème original, des fausses pistes et rebondissements, un bon polar qui tient en haleine!
Moyen-Age, peste, symbole, moi qui aime surtout les polars historiques, ici, un bon compromis entre époque contemporaine et histoire! 

Et en prime, des personnages attachants, cabossés, qui trainent pas mal de casseroles et que l'on suit avec plaisir au fil de l'intrigue.
Cette communauté réunie autour du crieur public par exemple, quelle belle galerie!
Épais, mais vite lu,  pas mal pour une lecture d'été par exemple.

Me voilà réconciliée avec cette auteure!


Challenge PAL... et challenge Femmes de Lettres.
dames de lettres



lundi 20 juin 2016

en balade dans le Vieux Tours Quartier Plumereau Saint Pierre le Puellier

Avec des amis qui n'ont hélas pas eu de chance côté météo en ce printemps humide, petites balades dans les ruelles autour de la place Plumereau, entre maison à pan de bois, tourelles d'escaliers aux allures de tour de Pise, et vestiges archéologiques.
On n'oublie pas le parapluie et on cherche le soleil!
A vous de jouer sur les photos, il y en a deux!
Et il faudra que je reprenne l'appareil un jour de soleil car presque toutes les maisons de ce quartier cachent sculptures ou spécificités!







 les nombreuses tourelles d'escaliers




 polychromie...


 ce lui là est facile à trouver, mais avez-vous repéré le premier soleil? Un indice, il est plutôt vers le haut!



Le jardin Saint-Pierre le Puellier,


Quelques explications sur wikipédia

Photo A : La fosse de fouilles de Saint-Pierre le Puellier.
La ville de Caesarodunum a été fondée au début de notre ère, probablement vers l'an 15. c'est de cette époque que datent les premiers vestiges retrouvés sur le futur site de l'église Saint-Pierre le Puellier, sous forme de traces de murs et de tessons de céramique ; leur affectation précise n'est pas définie ; à cette époque, le site se trouve en bord de Loire. Vingt ans plus tard environ, un grand bâtiment est construit au même emplacement, peut-être un établissement thermal (Photo A, repère 1). Au deuxième siècle, le site est réorganisé et les bâtiments ont une fonction artisanale : on pense à des tanneries réutilisant les anciennes piscines des thermes.
Le fondation d'un monastère au même emplacement est généralement attribué à la reine Clotilde. Ce monastère aurait occupé l'emplacement de la cellule de sainte Monégonde ; il est destiné à accueillir de jeunes femmes. Au VIIIe siècle, l'abbaye de moniales de Saint-Pierre-le-Puellier est attesté6 ; son nom est une évolution du terme latin puellarum (jeunes femmes) pour désigner ses occupantes. Elle apparaît, au début du IXe siècle, comme un ensemble satellite de l'abbaye de Saint-Martin qui s'est fondée au Ve siècle7. Au début du Xe siècle, des remblaiements successifs, au nord du monastère, repoussent la rive de la Loire et permettent le gain de nouveaux terrains8. Vers 950, une activité commerciale est attestée à proximité ou au sein du monastère avec la fabrication de médailles de pèlerinage, retrouvées sur site9.

Une évolution importante s'amorce vers le milieu du XIe siècle : Saint-Pierre-le-Puellier est élevée au rang de paroisse ; c'est alors que vont s'implanter des sépultures dans la partie nord de l'enclos monacal10, dans des coffrages en bois. Dans la seconde partie du XIe siècle, le cimetière s'étend vers le nord, aux dépens d'un atelier de chaufournier qui s'était installé à ce niveau11 ; les coffrages en bois sont alors remplacés par des sarcophages anthropomorphes en pierre (photo A, repère 3). En 1073, l'église paroissiale Saint-Pierre-le-Puellier est érigée en collégiale13. Saint-Pierre-le Puellier est cité en tant que bourg pour la première fois en 110814. Entre 1170 et 1180 a lieu la construction d'une nouvelle église, dans le style gothique angevin15.
L'histoire du monastère pour les siècles suivants est moins bien connue. On sait toutefois qu'en 1562, les Huguenots pillent les édifices religieux de Tours, dont Saint-Pierre-le-Puellier ; les cendres de sainte Monégonde, qui y étaient conservées, disparaissent alors6.

 Le 7 décembre 1791, le monastère Saint-Pierre-le-Puellier est vendu comme bien national après dispersion des religieux16 ; les nouveaux propriétaires démolissent les bâtiments, dont une grande partie de l'église1 ; les décombres sont probablement revendus comme matériau de construction. Entre 1968 et 1972, dans le cadre d'un projet de réhabilitation du vieux Tours, une campagne de fouilles intéresse l'ancien cloître de l'abbaye19 ; les vestiges antiques et médiévaux mis au jour sont laissés à l'air libre, la fosse de fouille étant transformée en jardin archéologique.


Détail des arcades sauvegardées de l'église.
L'église fut agrandie à la charnière du XIVe et du XV siècle ; c'est de cette phase de construction que date une salle voûtée21 épargnée par les destructions ultérieures. Seule une partie du collatéral nord subsiste ; des murs ont été construits à l'est et à l'ouest, prenant appui sur les arcades du collatéral et transformant l'unique travée sauvegardée en habitation ; un immeuble, construit à l'ouest à la place de la première travée du collatéral, conserve quelques vestiges des murs de l'église. Les chapiteaux apparents à l'est de l'édifice sont demeurés dans leur état d'origine21.

La place Plumereau constitue le centre du quartier saint Martin. Elle est agrandie en 1895, ce qui nécessite la destruction de plusieurs habitations.
Elle est successivement nommée carroi aux Chapeaux (XIIIe siècle), place Saint-Pierre-le-Puellier, place aux Fruits (1816), carroi Saint-Pierre, carroi des Quenouilles.
La place qui constitue un site classé depuis 1935, compte plusieurs maisons à colombages inscrites aux monuments historiques et datant du XVe siècle.
 Il pleuvait tellement que je me rabats sur les photos du net pour vous faire découvrir cette superbe place si vous ne la connaissez pas!

 Bref, une balade à refaire, sous le soleil!
 un quartier que j'arpente souvent, mais sans prendre le temps d'y jouer les touristes, c'est dommage, tant il y a de détails architecturaux à découvrir!






samedi 18 juin 2016

Moro-sphinx de Julie Estève #68premieresfois

avril 2016 Stock
 Lola est une trentenaire parisienne, comme les autres. Enfin pas tout à fait. Jamais la phrase dite par Charles Denner dans L’homme qui aimait les femmes de François Truffaut n’a été si bien appliquée : les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le monde en tous sens. Lola arpente la ville, amazone, chaque fois que son envie devient plus forte que la raison, l’homme succombe, chasseur devenant proie, même le plus repoussant. À la fin de l’acte, clac, elle lui coupe un ongle.
 Lola, c’est M la maudite, aux pulsions guerrières. Elle semble sortie d’un manga, bouche rouge et grands yeux. Jusqu’à ce que Lola tombe amoureuse. Mais est-elle vraiment faite pour l’amour ? Et si la passion, c’était la fin du rêve ?


Mon petit mot

Voilà un premier roman décoiffant!

Un personnage atypique, une écriture très maitrisée, qui, en dépit de certaines scènes très crues, ne tombe jamais dans la vulgarité,  une bien belle entrée en littérature!

Charnel, sensuel, au plus près des angoisses (de très belles descriptions de leur ressenti physique) et des tentatives de survie effrénées de Lola,  peu de temps pour reprendre son souffle, voilà un roman que je n'aurais sans doute jamais découvert sans l'opération "68 premières fois", le thème ne m'accrochant a priori pas vraiment et cela aurait été dommage! 

Un personnage sulfureux, mais aux craintes bien universelles, et ces peurs de l'abandon, de l'engagement, de voir disparaitre ceux que l'on aime, on ne peut que s'y retrouver à un moment ou un autre.
Il y a les hommes aussi, de tous univers, qui butinent autour, tout aussi cabossés, au final, la galerie de portraits sonne vraiment juste. 

Un personnage fascinant, mystérieux, superbe et inquiétant, bien à l'image de ces papillons de l'espèce Moro- sphinx.
Et des mystères, il en reste une fois le roman reposé. Et cela va très bien à Lola. Insaisissable, jusqu'au bout.

Une certitude en revanche, Julie Estève est une auteure à suivre!






Dans le cadre des
challenge Femmes de Lettres.
dames de lettres

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