lundi 28 mars 2016

Le train des orphelins de Christina Baker Kline.

Traduit par Carla LAVASTE
Belfond,  Octobre 2015

De l'Irlande des années 1920 au Maine des années 2000, en passant par les plaines du Midwest meurtries par la Grande Dépression, un roman ample, lumineux, où s'entremêlent les voix de deux orphelines pour peindre un épisode méconnu de l'histoire américaine.
Entre 1854 et 1929, des trains sillonnaient les plaines du Midwest avec à leur bord des centaines d'orphelins. Au bout du voyage, la chance pour quelques-uns d'être accueillis dans une famille aimante, mais pour beaucoup d'autres une vie de labeur, ou de servitude.

Vivian Daly n'avait que neuf ans lorsqu'on l'a mise dans un de ces trains. Elle vit aujourd'hui ses vieux jours dans une bourgade tranquille du Maine, son lourd passé relégué dans de grandes malles au grenier.

Jusqu'à l'arrivée de Mollie, dix-sept ans, sommée par le juge de nettoyer le grenier de Mme Daly, en guise de travaux d'intérêt général. Et contre toute attente, entre l'ado rebelle et la vieille dame se noue une amitié improbable. C'est qu'au fond, ces deux-là ont beaucoup plus en commun qu'il n'y paraît, à commencer par une enfance dévastée...

 Mon petit mot

Changement de direction après plusieurs lectures italiennes, direction l'Irlande puis les Etats-Unis pour cette fresque historique qui révèle un aspect méconnu (de moi!) de l'histoire de ce pays,  ces orphelins envoyés au fin fond du pays et traités de façon, disons, ... discutable... 
Il permet également de réviser l'histoire de l'Irlande et des migrations vers l'Amérique, la misère la plus sombre, et les espoirs déçus au bout du voyage... 

Deux histoires se croisent, une ado d'aujourd'hui, une vieille dame au passé captivant, les ponts se dressent, beaucoup d'échos entre leurs deux destins et au fil de l'alternance des chapitres qui leur sont alternativement consacrés. 
On passe des drames les plus horribles à un vent d'espoir et d'humanité, on est ému, on s'emporte parfois contre l'attitude de certains envers ces enfants,  considérés comme une simple marchandise, ou pire, comme des esclaves,

L'ensemble est habillement construit, vous saisit très vite et ne vous lâche plus, un roman dévoré en trois soirées ! 

Et si j'y le trouve à la bibliothèque je prolongerai cette lecture par celle de "Anne... la Maison aux pignons verts" livre cher à l'héroïne

 une lecture de plus pour

samedi 26 mars 2016

LA SOCIÉTÉ ANONYME DES MESSIEURS PRUDENTS de Louis Beydts et TROUBLE IN TAHITI de Léonard Bernstein / Dune / Ossonce

Une soirée, deux découvertes! De Guitry à Bernstein, voilà une belle soirée "exploration musicale de nouveaux horizons!"

Présentation :

Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire / Tours  Direction musicale : Jean-Yves Ossonce
Mise en scène : Catherine Dune
Décors : Elsa Ejchenrand   Costumes : Elisabeth de Sauverzac   Lumières : Marc Delamézière

Nouvelle co-production Opéra de Tours, Conseil départemental d’Indre-et-Loire
Décors, costumes et accessoires réalisés dans les ateliers de l’Opéra de Tours




LA SOCIÉTÉ ANONYME DES MESSIEURS PRUDENTS
Opéra bouffe en un acte de Louis Beydts  Livret de Sacha Guitry

Elle : Sophie Marin-Degor
Henri Morin : Laurent Deleuil
Un gros commerçant : Antoine Normand
Un grand industriel : Lionel Peintre
Le Comte Agénor de Szchwyzki : Jean-Marie Frémeau

Ils sont quatre à se disputer les faveurs dispendieuses de "Elle" ; ils devraient se battre, mais leur sens des affaires leur commande de "s’associer" dans cette Société Anonyme Des Messieurs Prudents (SARL) : ainsi, en payant "au prorata", ils pourront couvrir "Elle" de cadeaux et de bijoux. Bref, du Sacha Guitry, qui créa d’ailleurs le rôle d’Agénor, alors qu’Yvonne Printemps était "Elle". À savourer dans la suite de L’Amour Masqué, cet opéra bouffe fut un triomphe à sa création, grâce à la musique pleine d’esprit de Louis Beydts.

TROUBLE IN TAHITI
Opéra en un acte de Léonard Bernstein  Musique et Livret du compositeur

Dinah : Sophie Marin-Degor
Sam : Laurent Deleuil
Le trio : Pascale Sicaud Beauchesnais - Lionel Peintre - Antoine Normand

Trouble in Tahiti explore les aléas de la routine conjugale d’un couple de la middle-class américaine, sous le regard d’un trio de commentateurs, dans un langage proche des revues de Broadway. S’y retrouvent le sens du swing et la sophistication de Leonard Bernstein, cinq ans avant West Side Story. À noter que l’oeuvre aurait été commencée pendant le voyage de noces du compositeur...




Mon petit mot

Il y a d'abord le plaisir de retrouver le travail de mise en scène de Catherine Dune, découverte l'année dernière dans : La voix humaine et L'heure espagnole  et de retrouver des chanteurs appréciés dans d'autres productions tels  Sophie Marin-Degor ou Antoine Normand et celui enfin de la découverte de deux oeuvres dont je n'avais jamais entendu parler avant cette saison!

Première partie, Guitry, tout en légèreté, ses jeux de mots, son regard inimitable sur la société, et déjà un petit côté Broadway dans la scénographie, chapeau, canes, claquettes...
Un décor astucieux, dont plusieurs éléments serviront de lien entre les deux pièces, on rit, les chanteurs sont de parfaits acteurs, une distribution très homogène, un petit air qui continue à trotter dans la tête à l'entracte... bref, un lever de rideau réussi!
photo


Et puis ensuite, avec Trouble in Tahiti, on bascule dans un autre monde. Une Amérique aseptisée, type Ken et Barbie, qui cache mal ses failles et ses échecs.
Le couple se délite, la communication devient impossible, le choeur souligne avec à propos le décalage entre les apparences "vie idéale" et la réalité.
La nouvelle scénographie est efficace, on est ailleurs, la musique fait mouche, tout en décalage elle aussi, du swing à l'émotion.
Bref, une très belle découverte!


Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à aller voir!


Catégorie autre spectacle pour le

jeudi 24 mars 2016

Juste après dresseuse d'ours, Jaddo

Fleuve noir 2011

Je suis médecin généraliste. Remplaçante. Pas depuis très longtemps ; j'ai encore un œil très neuf sur tout ce que le monde médical me jette à la figure. Mais quand même, depuis douze ans (entre la fac, l'hôpital et le cabinet), j'ai eu le temps de voir un paquet de choses absurdes, terrifiantes, émouvantes, révoltantes, rigolotes. J'ai eu le temps de dire un paquet de conneries, et d'en faire quelques-unes. J'ai eu le temps de mettre de côté un paquet d'histoires à raconter. J'ai eu envie de les écrire, d'abord pour ne pas oublier ce qui me scandalisait à l'époque de l'hôpital, pour ne pas me laisser aller à m'habituer. Puis pour vomir ma frousse de me voir parfois si impuissante. Puis pour partager avec les gens que j'ai rencontrés, les fragments de victoires, les bouts de vie savourés. Je les livre sans fard et sans romance, bruts, dans le désordre, comme je les ai vécus et comme ils me reviennent.


Mon petit mot

Un livre qui pourrait être sous-titré "vous n'irez plus jamais chez le médecin comme avant"!

 Bienvenue dans les coulisses du monde médical... qui font parfois rire... et souvent froid dans le dos!
De nombreux sentiments se mêlent au fil des anecdotes, de l'hôpital au cabinet médical, de quoi mieux comprendre parfois les réactions de certains soignants croisés...

Des chroniques qui doivent permettre aux gens du métier justement de prendre du recul, une distance nécessaire pour ne pas être totalement vampirisé par leur travail.
Pour ceux qui sont de l'autre côté de la blouse, en revanche, l'ensemble n'est pas très rassurant!

Mais il y a aussi des histoires touchantes, des patients qui pourraient nous ressembler...

Entre cynisme et émotion, des chroniques qui permettent de mieux découvrir le monde médical.



mardi 22 mars 2016

La calèche Diwo

Le roman de Jean Diwo, qui raconte avec souffle et passion la saga de la famille Hermès, est bien plus que l'histoire du jeune Thierry, talentueux sellier monté à Paris au début du XIXe siècle pour fonder la célèbre marque, symbole du luxe à la française.
C'est le grand roman d'une dynastie du savoir-faire qui traverse les tourments et les progrès d'une époque où tout s'accélère, tout en gardant à l'esprit son rêve d'excellence. Des campagnes de Napoléon jusqu'à l'aube du XXe siècle, en passant par les Trois Glorieuses et la Commune, c'est le coeur d'une famille de chair et de cuir qui bat dans cette grande fresque romanesque.




Mon petit mot

Encore un livre qui trainait depuis bien longtemps dans ma PAL!

Acheté il y a trois ans quand dans ma série italienne j'avais lu
et  autour de mon séjour à Crémone, je l'avais oublié depuis.

Quelle destinée à nouveau celle de Thierry Hermès, sellier du début du XIXe dont le nom est toujours bien célèbre!
Une biographie qui se lit comme un roman; avec ses péripéties, ses émotions, ses rebondissements, ses espoirs, ses déceptions, et une famille assez incroyable... le décor est bien planté, une époque, un métier, sans pour autant devenir "lourd" par rapport à la narration, le procédé tient la route, Jean Diwo est un raconteur de la petite et de la grande histoire très efficace. 
Un livre qui donne envie de sentir le cuir, de monter à cheval ou de se balader dans Paris autour du Faubourg Saint Honoré!

Un bel hommage à l'artisanat, à la ténacité et au goût d'entreprendre!




Dans le cadre du




 

dimanche 20 mars 2016

Tout va très bien madame la comtesse! de Muzzopappa Francesco

mars 2016 éditions Autrement
Traduit de l'italien par Marianne Faurobert

La comtesse Maria Vittoria dal Pozzo della Cisterna est effondrée : elle a dû se séparer de la quasi-totalité de ses domestiques et la voilà réduite à faire ses propres courses au supermarché. Tout ça à cause d'un fils, beau comme un dieu et bête comme une huître, qui a jugé malin d'offrir le dernier joyau familial à une starlette décérébrée. Pour sortir de ce pétrin, il va falloir faire preuve d'imagination...
 « Une femme éminemment fréquentable. »
Nadine de R., baronne du savoir-vivre
« Si je n'étais pas déjà en poste, je postulerais sur-le-champ. »
Jeeves, majordome de compétition
« Fomenter son propre kidnapping relève du pur génie. »
Arsène Lupin, gentleman cambrioleur

Mon petit mot


Une réjouissante comédie à l'italienne!


Nous sommes dans une grande famille de l'aristocratie de Turin, dans un palais qui a été magnifique, mais qui connait la crise. Cela pourrait d'abord être plutôt une comédie so-british d'ailleurs, une comtesse ultra-chic, entre bonnes oeuvres, gala de charité et mariage princier... oui, mais tout s'enraye très vite!

Entre soucis familiaux et financiers, Maria Vittoria dal Pozzo della Cisterna va devoir trouver une solution (radicale!) pour redorer son blason... 

Un diamant, un braquage, un ravisseur, un dealer, des lettres de rançon, de menaces... un polar ? Non, non, une comédie! 
Entre Gentleman cambrioleur passionné - raté de sculpture sur bois, majordome poète,  et autres personnages totalement loufoques, le sourire n'est jamais loin. 

Et en même temps, quelle belle satire d'une certaine société! Entre la starlette qui n'en veut qu'à l'argent, les liens familiaux, la crise économique, les banques... derrière les gags, un fond bien réel lui.

Des scènes très cocasses (la sortie pour l'achat de la télé...), bien rythmées, les images semblent défiler devant les yeux, une adaptation sur écran serait la suite logique de ce livre. 

Bref, une autre facette de l'Italie! 

Merci à la librairie Dialogues pour ces rires!

Dans le cadre des challenges 
Challenge Rentrée littéraire janvier 2016



vendredi 18 mars 2016

LES ARMOIRES NORMANDES CHIENS DE NAVARRE / JEAN-CHRISTOPHE MEURISSE

création collective dirigée par Jean-Christophe Meurisse mise en scène Jean-Christophe Meurisse 

régie générale et création lumière Stéphane Lebaleur  création son Isabelle Fuchs
construction et régie plateau François Gauthier-Lafaye  costumes Elisabeth Cerqueira

avec
Caroline Binder
Solal Bouloudnine
Claire Delaporte
Céline Fuhrer
Charlotte Laemmel
Manu Laskar
Thomas Scimeca
Anne-Elodie Sorlin
Maxence Tual
Jean-Luc Vincent

Un Christ couvert de sang de théâtre se balance dans les cintres, interpelle le public qui s’installe, interroge sa propre histoire et celle de ses représentations. Puis vient Adam, si solitaire qu’il préfère abandonner ce monde pour passer de l’autre côté… Genèse pour entrer dans le paradis et l’enfer de l’amour, du besoin de l’autre…

Avec Les Armoires normandes, Les Chiens de Navarre jouent à explorer pour le meilleur et pour le pire nos joies, nos misères affectives et sexuelles. Ils s’attaquent à l’amour, au mariage, au couple, à la morale judéochrétienne et évidemment au sexe, en se ruant sur scène avec leurs excès d’invention et leurs paroxysmes joyeusement iconoclastes.
C’est par leur façon de travailler que les Chiens de Navarre ont imposé leur signature : les acteurs sont auteurs, le plateau est le lieu absolu de la prise de risque. En complicité avec le public, ils fabriquent du théâtre en temps réel.
Jean-Christophe Meurisse dit aimer l’expression « pleurer de rire ». Pour lui, « le rire est la plus belle défense face aux tragédies qui nous entourent… Cette forme d’idiotie est une manière d’exprimer nos colères, ou nos tristesses ensemble. Le rire est salvateur, une catharsis. »


Mon petit mot

C'est avec ce spectacle que le découvre Les Chiens de Navarre, et voici une première rencontre plutôt réussie!

L'ambiance est posée dès le premier pied glissé dans la salle, le rapport au public, à l'actualité, les petites touches locales... et on se surprend à rire le manteau pas encore enlevé ! 

Cela part un peu ensuite dans tous les sens , sans cette arène de l'amour, on prend, on laisse, mais au final, entre provoc et franches rigolades, le bilan de la soirée est positif!

Du travail des bruitages aux gags, musiques, danses, des multiples saynètes autour des couples qui se dont et se défont, des discours de mariage au talk-show plus vrai que nature, un joyeux melting pot dont on sort avec une certitude... on n'écoutera plus jamais  « Un homme heureux » de William Sheller de la même façon, de même que l'on sera très attentif aux différentes positions du Christ sur la croix à travers les âges de la peinture!






mercredi 16 mars 2016

La belle amour humaine de Lyonel Trouillot


Il y a quelques semaines, Charlotte posait une question très tentante:



La réponse ne pouvait être que oui après la formidable aventure des 68 premières fois!

Une belle surprise arrivait alors dans la boite aux lettres, une enveloppe au contenu riche de symboles, de ces liens pas si virtuels que cela qui se sont tissés, et qui font très chaud au coeur ... et au milieu, ce livre, emballé, mystérieux, encore plus tentant...




Première lecture à l'aveugle pour moi, et j'ai adoré l'expérience!

Dès les premières lignes, on sait que l'on est ailleurs... mais où? Des senteurs, des couleurs, la lecture se fait sensorielle, et totalement dépaysante.

L'écriture, toute en poésie, comme un conte que l'on murmurerait à la veillée, et en même temps très dense, ne me dit rien, visiblement, il s'agit d'un auteur que je ne connais pas.

Et je me laisse embarquer, par le dépaysement, par l'intrigue, par les personnages, par cette opposition nord-sud, touristes (il y a des passages savoureux sur ces familles embarquées dans le taxi du narrateur!) -locaux, capitale bruyante-village de pêcheur hors du temps et du monde,   et surtout par la philosophie qui s'en dégage.
Quelles belles lois que celles de ce village de pêcheur!
Quelle belle façon d'envisager la vie et notre passage sur terre...

Je découvre enfin qu'Anse-à-Fôleur est une ville qui existe réellement, au Nord-Ouest d'Haïti, et je prolonge la lecture par une visite virtuelle au fil du web...
Mille merci Charlotte pour ce voyage immobile et cette belle réflexion qu'offre ce livre.
Je suis très touchée par cette aventure que tu nous as proposé, et cette expérience de lecture, magique!




La présentation de l'éditeur et la couverture, découvertes après la lecture:
A bord de la voiture de Thomas, son guide, une jeune occidentale, Anaïse, se dirige vers un petit village côtier d’Haïti où elle espère retrouver les traces d’un père qu’elle a à peine connu et éclaircir l’énigme aux allures de règlement de comptes qui fonde son roman familial. Le caractère particulier de ce voyage encourage bientôt Thomas à prévenir la jeune femme qu’il lui faudra très probablement renoncer à une telle enquête pour faire l’expérience, dans ce village de pêcheurs dont il est lui-même issu, d’un véritable territoire de l’altérité où les lois sont amicales et flexibles, les morts joyeux, et où l’humaine condition se réinvente sans cesse face aux appétits féroces de ceux qui, à la manière du grand-père d’Anaïse et de son complice en exactions, le “colonel” – tous deux jadis mystérieusement disparus dans un incendie –, cherchent à s’octroyer un monde qui appartient à tous.

Dans ce roman qui prône un exercice inédit de la justice et une fraternité sensible entre les hommes sous l’égide de la question : “Quel usage faut-il faire de sa présence au monde ?”, Lyonel Trouillot, au sommet de son art, interroge le hasard des destinées qui vous font naître blanc ou noir, puissant ou misérable, ici ou ailleurs – au Nord ou au Sud. S’il est vrai qu’on est toujours “l’autre de quelqu’un”, comment et avec qui se lier, comment construire son vivre-ensemble sinon par le geste – plus que jamais indispensable en des temps égarés – d’accueillir, de comprendre ?

lundi 14 mars 2016

La reine du tango Akli TADJER

mars 2016
Suzanne a grandi seule avec sa mère, La Reine du tango, une danseuse magnifique qui a connu tous les succès, toutes les gloires. Disparue trop jeune, elle a laissé à sa fille sa passion de la danse, des souvenirs éblouissants et une peur immense de l’abandon.
 De cette enfance, Suzanne n’a gardé que le tango qu’elle enseigne sans oser le danser, et un vieil ami de sa mère, qui s’éteint à l’hôpital.
Pour vivre pleinement et enfin danser comme la Reine du tango, Suzanne doit retrouver les clés de cette enfance, comprendre qui était sa mère, apaiser ses peurs et surtout rencontrer un homme capable d’être son partenaire dans la vie et sur scène.
Lorsqu’elle croise Yan, un petit voleur, elle est prête à tout.

La Reine du Tango est un conte moderne, d’humour et de mélancolie où l’on découvre que le tango est plus qu’une passion, une addiction.


Mon petit mot

Attirée par la couverture, j'ai cédé à l'appel du tango, et grand bien m'en a pris!

Une jolie histoire , une belle déclaration d'amour au tango, à ses grands danseurs et musiciens, à son histoire, aux symboles que cette danse véhicule, à son vocabulaire...  mais aussi un personnage féminin qui permet de s'interroger  sur les questions de transmission, d'héritage... et de lourds secrets de famille.

Comment être une star, toujours à droite et à gauche, et élever en même temps son enfant?
Comment grandir à l'ombre d'une mère si admirée et supporter sa disparition tragique? 
Être habitée par la même passion... ne pas sentir à la hauteur... il faut se faire un prénom, une place à soi, et lorsque le moment est venu de se faire un chemin sur ses traces... il faut alors trouver le bon partenaire... 

L'humour n'est jamais loin (le récit des cours de tango en particulier à des clients pas toujours très disponibles vaut le détour), les sentiments non plus, bref, une parenthèse fort sympathique! 

Et si en prime l'amour s'en mêle, alors effectivement, cela donne un joli conte moderne... et une envie irrésistible de danser!

Par exemple sur Libertango, le morceau de la "danse de la mort" du concours : 



Dans le cadre du challenge

Challenge Rentrée littéraire janvier 2016

samedi 12 mars 2016

Bologne tourisme

Toujours dans la série photos de 2011 gardées en réserve, après Ferrare, Bologne ....  les ruelles de la ville médiévale, les palais du centre ville, les grandes tours qui la dominent,   les fameuses arcades.... un ensemble qui forme une ville très agréable, nous n'y avons passé qu'une nuit, la ville mérite d'y passer plus de temps, ce sera pour une autre occasion!

D'abord, quelques vues aériennes prises sur le web pour mieux saisir la ville de Bologne et ses tours médiévales impressionnantes


Bologne ,  chef-lieu de la région d'Émilie-Romagne est considérée comme le siège de la plus ancienne université du monde occidental puisqu'elle fut fondée en 1088.  Des personnages illustres ont fréquenté cette université au Moyen Âge comme Irnerius, Dante, Boccaccio et Petrarca.
Ce rayonnement culturel et son université lui ont valu le surnom de la Dotta (la savante). La ville possède également d'autres surnoms comme la Rossa (la rouge), en référence à ses tuiles en terre cuite et aussi pour son âme politique, et la Grassa (la grasse) pour son excellente cuisine.


 En 1256, Bologne promulgue le Legge del Paradiso (la « loi du paradis »), qui a supprimé le servage féodal et libéré les esclaves grâce à l'argent de la ville.
Au même moment, le centre de la ville se couvre de tours, construites par les riches et influentes familles de la ville pour montrer leur puissance, d'édifices publics, d'églises et d'abbayes.

 la Piazza San Domenico
La ville est aussi célèbre pour ses arcades, avec plus de 38 Km dans le centre historique, dont le plus long au monde, le Portique de San Luca, sur 3.500 m pour 666 arches.
Bien pratique pour se protéger du soleil! 

 D'une tour à l'autre (dommage pour les fils en tous genres!), attention au torticolis!


De toutes ces tours (plus d'une centaine évoquées) , moins d'une vingtaine sont toujours debout  comme les deux tours jumelles Asinelli (97 m de hauteur) et Tour Garisenda (48 m), ou les tours Azzoguidi (54,80 m, la Prendiparte 60 m, Scappi (39 m)...




Palazzo Re Enzo


La Piazza Maggiore , se compose de plusieurs ensembles, le plus ancien monument est le Palazzo del Podestà qui remonte au début du XIIIe siècle, surmontée par la Torre dell'Arengo. Contigu, se trouve le Palazzo Re Enzo.

Le Palazzo d'Accursio (ou Palazzo Comunale) qui occupe l'ouest de la place date du XIVe siècle, il abrite l'Hôtel de ville ainsi que le Musée Morandi.
La Piazza del Nettuno (Place de Neptune) est conjointe à la Piazza Maggiore. Au centre s'y trouve la Fontaine de Neptune (Fontana del Nettuno), réalisée en 1565 par Giambologna.


Coté sud, s'élève la façade inachevée de la Basilique gothique San Petronio, qui fut commencée au XIVe et jamais totalement terminée.
Coté est, le Palazzo dei Banchi fut érigé au XVIe siècle par Jacques Barozzio. Y commence un portique gothique qui rejoint le Palazzo dell'Archiginnasio, siège médiéval de l'Université de Bologne, avec son théâtre anatomique, et aujourd'hui l'une des plus belles et des plus riches bibliothèques d'Europe.
 La fontaine de Neptune


A partir de cette place , on peut donc visiter :

L'incontournable université





Partout sur les murs, et plafonds, les blasons des étudiants et professeurs qui ont fréquenté l'université.



Le Palazzo dell'Archiginnasio siège de l’Université de Bologne depuis le XVIe siècle, dans lequel on peut toujours voir le théâtre anatomique  et sa table de dissection




 Statue de Luigi Galvani ( professeur d'anatomie et de chirurgie à l'Université de Bologne en 1773) sur la Piazza Galvani


Le Palazzo D’Accursio avec l'exposition de sculptures "Umanità" de Sara Bolzani et Nicola Zamboni




Une pause nature, dans le Parco della Montagnola, avec vue sur quelques unes des fameuses tours de la ville. 



Vue sur la Porta Galliera, une des plus majestueuses des portes de la ville encore visibles.
 Un parc depuis lequel on retrouve de nombreuses states de l'histoire de la ville.

Bologne, au fil des rues, entre histoire et XXIème siècle...








La vue de notre chambre.... les toits et tours de la Bologne historique d'un côté, la ville moderne de l'autre...


 On reprend quelques forces avant de retourner arpenter la ville...


et puis la nuit, une Bologne merveilleuse à découvrir... la balade est encore plus agréable, moins de voitures, et les lumières embellissent les monuments...














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