lundi 30 novembre 2015

Novembre... théâtre, lectures, Québec...

les trois thématiques du blog pour ce mois à l'actualité tragique...

du théâtre d'abord, parce qu'il faut continuer à aller au spectacle, à partager ces moments précieux , collectifs, ces réflexions, ces rires, ces émotions communes...

pour rire justement (jaune parfois!)
#conseil de famille Théâtre de la Renaissance





pour réfléchir, être ému, touché...
home de David Storey théâtre de l'oeuvre
home de David Storey théâtre de l'oeuvre





et à Tours :
LES GÉANTS DE LA MONTAGNE LUIGI PIRANDELLO théâtre olympia Tours





et une belle expo
exposition Élisabeth Vigée Le Brun Grand palais







Lectures dans le cadre du mois au Québec, avec la découverte d'auteurs que je serais ravie de continuer à explorer :

Le Goût Du Bonheur Tome 1 - Gabrielle de Marie Laberge
La traduction est une histoire d'amour de Jacques Poulin
 La Tournée d'automne de Jacques Poulin







Autres lectures, presque classées pour une fois par ordre de préférence!
Le renversement des pôles de Nathalie Côte
Le Dernier amour de Phryné de Louis-Marie Lécharny
Pénélope Isabelle Wlodarczyk

dimanche 29 novembre 2015

Le Goût Du Bonheur Tome 1 - Gabrielle de Marie Laberge

Réunis dans leur résidence estivale de l'île d'Orléans, non loin de Québec, les Miller et leurs six enfants offrent l'image de l'harmonie et de l'aisance. La crise des années trente les a épargnés. Chez eux, le goût du bonheur l'emporte sur les conventions et les préjugés d'une société paroissiale et étouffante. Comblée par un mari intelligent et sensuel, Gabrielle aspire à encore plus de liberté, prête à la révolte. La tendre et violente Adélaïde, sa fille, est déchirée entre sa tendresse pour le jeune Florent et sa passion pour l'Irlandais Nic McNally.

Partout, alors que la rumeur de la guerre enfle en Europe, s'annoncent des orages du coeur, des menaces, des trahisons, la maladie. Mais rien ne semble pouvoir briser le courage et l'énergie vitale des Miller.

Mon petit mot

Ouf! Terminé juste à temps pour la fin du mois québecois!

Un gros pavé, pour le premier volume de cette saga familiale qui m'a bien plu ! A tel point que j'ai très envie de retrouver Adélaïde et les autres dans les deux volumes suivants! 


Des personnages attachants, des destins qui relient petite et grande histoire , et une attention particulière à l'évolution de la condition féminine, au sein du mariage, ou avec les suffragettes, de la contraception au droit de vote en passant par le poids de la religion et de la société, autant d'éléments qui forment un ensemble bien construit.

Et ces années trente, entre crise économique, pauvreté, tuberculose,  et prémices de la guerre permettent d'aborder de nombreux thèmes!

On retrouve aussi de nombreuses expressions québécoises (un petit lexique est présent à la fin), de quoi ajouter encore un petit plus à ce récit.





Cela aura donc fait 5 lectures autour de Québec ce mois-ci, je suis ravie de ce voyage virtuel!

Merci aux organisatrices pour ce mois dépaysant, et tout particulièrement pour la découverte de Jacques Poulin, un auteur tombé à point nommé pour moi en cette période troublée.


Mes 4 autres lectures :

La traduction est une histoire d'amour de Jacques Poulin
 La Tournée d'automne de Jacques Poulin
 
 
 
 
 

Le Collectionneur de Chrystine Brouillet
 Le Collectionneur de Chrystine Brouillet

vendredi 27 novembre 2015

LES GÉANTS DE LA MONTAGNE LUIGI PIRANDELLO théâtre olympia Tours

de Luigi Pirandello
traduction de l’italien  Stéphane Braunschweig
mise en scène et scénographie  Stéphane Braunschweig
collaboration artistique Anne-Françoise Benhamou
collaboration à la scénographie Alexandre de Dardel
costumes Thibault Vancraenenbroeck
lumières Marion Hewlett
son Xavier Jacquot
vidéo / animation Raphaël Thierry et Christian Volckman
maquillage et coiffures Karine Guillem
assistanat à la mise en scène Amélie Énon

avec
Ilse Dominique Reymond
Le Comte Pierric Plathier
Diamante Cécile Coustillac
Cromo John Arnold
Spizzi Romain Pierre
Battaglia Jean-Baptiste Verquin
Lumachi Thierry Paret
Cotrone Claude Duparfait
Le nain Quaquèo Laurent Lévy
Duccio Doccia Jean-Philippe Vidal
La Sgricia Daria Deflorian
Milordino Julien Geffroy
Mara-Mara Elsa Bouchain
Maddalena Marie Schmitt

La troupe de théâtre de la Comtesse Ilse erre dans le monde pour jouer l’oeuvre d’un poète mort tragiquement. Rejetés par tous, épuisés, ils arrivent dans une villa abandonnée, hantée par les esprits du magicien Cotrone. Celui-ci tente de convaincre Ilse d’arrêter ici son chemin : « Que voulez-vous encore aller chercher au milieu des hommes ? »

Contrairement à Cotrone qui a abandonné le combat pour choisir le monde des rêves jusqu’à donner vie aux pantins, Ilse s’acharne dans l’idée qu’il vaut mieux perdre que ne pas combattre. Impossible de renoncer à porter la parole poétique au public, fût-il celui des Géants de la Montagne… Pirandello disait de sa pièce qu’elle est «  le triomphe de la poésie, mais en même temps la tragédie de la poésie dans la brutalité de notre monde moderne. »

Lorsque Pirandello mourut en 1936, il laissa inachevés ces Géants de la montagne qu’il considérait pourtant comme son chef-d’oeuvre ultime. Conçue dès 1928 comme un hymne au pouvoir de l’imagination, “véritable fête pour l’esprit et les yeux”, la pièce interrompue avant le dernier acte reste à tout jamais ouverte sur ses secrets et ses mystères.

Quels seraient les Géants aujourd’hui ? Peut-être ceux qui refusent l’art et la pensée, soit parce qu’ils n’en voient pas la nécessité soit parce qu’ils en perçoivent le danger. 
C’est cette menace qui pèse sur la création artistique, partout où des Géants rôdent et agissent, que Stéphane Braunschweig, directeur de La Colline à Paris, fait sourdre dans les vertiges pirandelliens qu’il aime architecturer.


Mon petit mot

Pour une première représentation d'après 13 novembre, un sujet qui ne peut que donner à réfléchir...
Culture / barbarie ...

Pirandello visait le fascisme de Mussolini mais ces Géants ont hélas toujours bien des échos dans notre monde contemporain et encore plus en ce mois de novembre tragique..
Ses Géants, contre la petite troupe de théâtre, contre la culture, l'émerveillement et les rêves... le matérialisme, le totalitarisme , l'industrialisation du Nord de l'Italie, le corps qui se développe au détriment de l'esprit... 

Quel est le rôle de la culture pour y faire face?

Un combat perdu d'avance?
Mieux vaut perdre le combat que ne pas se battre .

Le jeu comme acte de résistance.
L'imagination, l'émerveillement et la création comme armes.

L'indispensable superflu. 
Quelques phrases qui font particulièrement réfléchir aujourd'hui...

Et puis il y a bien sûr le reste de la pièce, mais qui est passé pour moi un peu à l'arrière plan aujourd'hui, je ne suis pas vraiment entrée dans les rapports entre les personnages, restant à ma première réflexion.
Une bien belle distribution pourtant, Dominique Reymond , Claude Duparfait, et Romain Pierre en tête, mais l'esprit était décidément encore ailleurs et s'est perdu dans quelques parties un peu longues...


On retrouve aussi le théâtre dans le théâtre, le rapport au public aussi, le rôle du théâtre : pur divertissement , voir instrument d'avilissement, ou pour bien plus? Faire réfléchir, faire rêver, faire connaître des œuvres, amener l'autre plus loin, plus haut...
Et pour le plaisir de l'oreille, l'une des comédiennes parle en italien (surtitré), agréable d'entendre ainsi sonner la langue de l'auteur! 

bref, une soirée qui laisse pensive...


Dans le cadre des challenges







mercredi 25 novembre 2015

La traduction est une histoire d'amour de Jacques Poulin

Un vieil écrivain, monsieur Waterman, vit à Québec dans une tour. Sa traductrice, la jeune Marine, est une Irlandaise aux cheveux roux et aux yeux verts ; elle habite un chalet à l’île d’Orléans, parmi les chats, les ratons laveurs, les hérons bleus et les chevaux de course à la retraite. 
Entre ces deux personnages se tisse une relation amoureuse peu ordinaire : elle naît sur la Piste de l’Oregon, grandit avec leur passion commune pour la musique des mots et atteint sa maturité dans une enquête sur une mystérieuse adolescente qui leur met le coeur à l’envers.
 Mon petit mot

Après avoir beaucoup apprécié  La Tournée d'automne  je poursuis ma découverte de l'oeuvre de Jacques Poulin avec ce deuxième texte que j'avais en réserve !

Comme souvent avec cet auteur, ce roman a comme décor la ville de Québec, et l'on découvre à la suite des héros la curieuse bibliothèque Saint-Jean-Baptiste, dans l’ancienne église St. Matthew, ainsi que l'ancien cimetière attenant:

ou encore une zone bucolique de l'Île d'Orléans(photos), la nature, les oiseaux, les animaux, véritables protagonistes de cette histoire, une biche, un renard, des chats, des hérons, des chevaux, les ratons laveurs, les écureuils... toute une ménagerie qui forme le coeur poétique de ce texte.
On s'apprivoise...
Entre chats, entre humains et animaux, entre générations... on fait un bout de route ensemble, on s'entraide...



On y parle aussi beaucoup de livres bien sûr, et du rapport écrivain - traducteur, et l'on se prend à rêver, comme l'on pourrait le faire dans le décor de ce chalet tel qu'il nous est présenté...
un bon fauteuil, un bon livre, un chat sur les genoux et l'étang à admirer... ou encore s'installer à la Croisée des murmures et se laisser happer par le décor...

bref, sous le charme de l’atmosphère de ce livre!




Dans le cadre des







lundi 23 novembre 2015

La Tournée d'automne de Jacques Poulin

Actes Sud
Comme chaque année en été, un chauffeur de bibliobus entreprend sa tournée des petits villages de la Côte Nord québécoise. Broyant du noir, il n’est pas loin de penser que ce sera la dernière. C’est compter sans la toute-puissance du destin, qui se manifestera à travers Marie. 
La Tournée d’automne est le récit, tout en nuances et en douceur, de la rencontre entre un homme et une femme et ne dit au fond qu’une chose : la vie, têtue et forte, aura toujours le dessus.
Mon petit mot

Après plusieurs lectures en demi-teinte, en cet après 13 novembre, je peinais à me replonger vraiment dans un livre, voilà qui est fait, merci Jacques Poulin!

Beaucoup de tendresse et d'humanité dans ce livre, une petite bulle qui fait du bien!


Il y a d'abord l'aspect "tourisme", j'ai cherché des images sur le web pour prolonger la lecture ( en voici quelques unes prises au hasard des moteurs de recherche) , au fil des chapitres, on découvre le vieux Québec, autour du Château Frontenac et de la la terrasse Dufferin:


puis les rives du Saint-Laurent, Sainte-Irénée, Baie- Trinité , le Havre Saint Pierre, la Gaspésie... de quoi faire surgir de nouvelles envies de voyage!
Les relations avec la nature, les oiseaux, les chats, très présents...



Et puis il y a la littérature, omniprésente, un livre qui donne envie d'en lire d'autres, le bonheur! L'amour des livres, l'importance des mots, la création littéraire... mais aussi ses limites... et l'importance de la "vraie vie".

Le pont de l'ile d'orléans



Et surtout, il y a ces personnages, cette petite bulle de vie, les sentiments contradictoires, la peur, la vie, l'amour, la vieillisse...
On oscille entre émotion et douceur, nostalgie et sérénité, un livre parenthèse, très agréable.


et l'envie de découvrir le Saint-Laurent en toutes saisons...



Dans le cadre des






samedi 21 novembre 2015

Le renversement des pôles de Nathalie Côte

Couple : deux personnes de la même espèce considérées ensemble.Couples en vacances avec enfants : spécimen d'un genre particulier qui attend l'été avec impatience mais qui risque fort de finir la tête dans le sable.Les Bourdon et les Laforêt ont loué deux appartements voisins dans une résidence avec piscine en bord de mer. Chacun est arrivé avec la même envie : consacrer ce temps béni aux enfants, au repos, aux projets. Et tous sont rattrapés par leurs obsessions propres : fuir un mari ennuyeux, gagner vite plus d'argent, faire oublier qu'on a pris dix kilos, faire semblant que tout va bien.

Passée l'euphorie de l'échappée belle, ils ne tarderont pas à découvrir que changer de vie a un prix, que la liberté exige du souffle et qu'elle ne s'achète jamais à bon compte.Avec un humour acide et une implacable clairvoyance, Nathalie Côte se fait entomologiste de la classe moyenne et pavillonnaire. 
En filigrane, elle dénonce le monde du travail, véritable machine à tuer, et le monde matérialiste, qui propose vainement de se consoler en consommant à crédit. On regarde ces personnages ni aimables ni détestables se débattre et renoncer. On les regarde, en espérant ne pas leur ressembler.


Mon petit mot

 Un des livres déroutant de cette rentrée littéraire !

J'ai longtemps cherché où tout cela allait nous mener, satire sociale, dénonciations des travers du monde du travail ou des modèles familiaux... oui pourquoi pas... mais je suis restée un peu en dehors...

Une lecture agréable au demeurant, ce village vacances, ces couples, leurs relations, entre piscine et buffet, wiffi intermittent, plage et visites touristiques loupées, nous renvoient forcément à des souvenirs de vacances (pas très réussies !) personnels, j'ai souri plus d'une fois, mais je m'attendais à une lecture moins légère...

Bref, pour une lecture "détente" qui épingle nos petits travers, oui , mais la présentation qui en a été faite m'avait donné de fausses attentes!

Dans le cadre des






jeudi 19 novembre 2015

Le Dernier amour de Phryné de Louis-Marie Lécharny

Editeur : PIERRE-GUILLAUME DE ROUX; septembre 2015
«Le Dernier amour de Phryné, importante pièce des collections du Louvre, va disparaître des pendant la Seconde Guerre mondiale, lors de son transfert en catastrophe loin de l’Occupant, au château de Montal, dans le Lot. Qu’est devenu le chef-d’œuvre de Louis Chalon achevé en 1900 ? A-t-il été détruit ou volé ? Et quels destins a-t-il brûlés en secret pour faire triompher l’éclat de l’amour immortel ?
Louis-Marie Lécharny, peintre portraitiste, signe ici son premier roman.


Mon petit mot

Un livre dont le sujet m'a intéressé, l'histoire de la création d'un tableau, puis sa disparition et cette quête pour le retrouver....
L'histoire de Phryné, la courtisane du IVe siècle avant J.-C., Aphrodite , les mystères d Éleusis... puis le destin des collections du Louvre pendant la Seconde Guerre mondiale, leur transfert en zone libre... de belles pages d'histoire de l'art

En revanche, je n'ai pas vraiment accroché avec le narrateur, ou peut-être avec la narration, il m'a manqué un je ne sais quoi, dans l'intrigue ou dans l'écriture pour adhérer vraiment avec ce texte.

D'autres y trouveront sans doute plus leur compte que moi, en particulier les lecteurs de Haute-Saône puisque la région y a une belle place.






Comments system