dimanche 19 juillet 2015

LA PEUR Stefan Zweig #off15

théâtre de l'Oulle
La Peur  « Angst », nouvelle écrite à Vienne en 1910, publiée en 1920, de l'écrivain autrichien Stefan Zweig

Interprète(s) : Hélène Degy, Aliocha Itovich, Ophélie Marsaud, En alternance avec Arnaud Denissel et Elodie Menant
Créateur lumières : Olivier Drouot
Régisseur : Christophe Legars
Décoratrice : Marie Charpentier
Mise en scène et adaptation : Elodie Menant

Un thriller amoureux à la Hitchcock. Saisissant, il nous interroge sur le mensonge, la honte et la relation de couple. Un chef-d’œuvre de Stefan Zweig.
Stefan Zweig excelle dans la description des tourments intérieurs de ses héros. Sa nouvelle, « La Peur », en est le meilleur exemple. Construit comme un roman à suspense, la pièce se déroule au rythme haletant des angoisses d’Irène, jeune femme adultère traquée par l’étrange compagne de son amant. Mensonges ? Vérités ? Hallucinations ? Comment déceler le vrai du faux ? 
On assiste au vacillement d’une couple qui ne se comprend plus… jusqu’au dénouement final, véritable coup de théâtre. Cette pièce, à l’esthétique cinématographique, s’inspire de l’univers d’Hitchcock, notamment du remarquable film « Fenêtre sur cour ». Un spectacle palpitant. 



Mon petit mot

D'un festival à l'autre, je continue à découvrir l'oeuvre de Stefan Zweig!
Après  :
Lettre d'une inconnue
La pitié dangereuse
cette année, c'est donc avec la Peur que je poursuis,  dans une ambiance qui commence de façon légère, avant de tourner au cauchemar !

Loin du simple trio amoureux, ce sont les tourments de l'esprit qui sont au coeur de l'oeuvre.
La peur donc, et toutes ses déclinaisons, honte, regrets, chantage,  .... punir... pardonner... 
 
Entre manipulation psychologique, et rapports compliqués au sein du couple, ce qui pourrait être un vaudeville classique "la femme, le mari et l'amant" s'en éloigne très, très vite et bascule résolument du coté du drame psychologique noir! 
C'est aussi une excellente peinture de la bourgeoisie viennoise de l'époque, et des rapports hommes-femmes dans un certain milieu.
 
Le tout mis en scène astucieusement, avec des décors mobiles, le spectateur devient voyeur, tandis que le piège se referme sur les protagonistes.
C'est bien mis en scène,  c'est bien joué et c'est efficace ! 
 
Quant à la chute,  elle saisit et fait réfléchir également , bref une réussite !


Dans le cadre des chalenges


4 commentaires:

  1. Un auteur que j'aime aussi, je ne connais pas cette pièce merci de ton compte-rendu !

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  2. Cela vaut vraiment le coup ! À voir ou à lire !

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  3. Je l'ai vu l'année dernière, au théâtre du Petit Louvre, je ne sais pas si c'était la même mise en scène. En tout cas, il y avait en même temps un orage carabiné, et les coups de tonnerre alternaient avec les coups de théâtre !

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    1. Cela devait renforcer la sensation d'angoisse !

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