mercredi 25 mars 2015

Stabat Mater de Tiziano Scarpa

Cecilia, la narratrice, est orpheline. Elle a été abandonnée à sa naissance et recueillie par l'hospice de la Pietà, à Venise. Chaque jour, masquée et dérobée au regard du public, Cecilia joue du violon. Dans cet univers confiné et reclus, la musique est sa seule source de joie et de réconfort, tandis que chaque nuit elle parle et écrit à cette mère inconnue dont l’absence la fait cruellement souffrir. L'année de ses seize ans, un nouveau professeur de musique vient remplacer le vieil abbé qui officiait auparavant : un jeune prêtre aux cheveux roux, Antonio Vivaldi.
Avec Stabat Mater – qui a obtenu le prestigieux prix Strega -, Scarpa évolue vers une écriture chargée d’émotions, qui, à travers la musique vivaldienne, s’enrichit de nouveaux rythmes, de nouvelles tonalités et de nouvelles architectures. Son roman est un fabuleux rêve de liberté. Fabio Gambaro, Le Monde.
Mon petit mot

Choisi parce qu'il se déroulait à la Pièta, l'orphelinat de Venise, du temps où Antonio Vivaldi y était professeur, ce court roman nous conduit effectivement au coeur de cette institution de la Sérénissime, mais il est bien plus que cela.

A travers les interrogations de Cécilia, la jeune fille abandonnée bébé à cet orphelinat, ce sont de grandes questions qui sont abordées. La Mère. La mort. Donner la vie.
La méconnaissance de la vie justement pour ces orphelines coupées du monde, de leur corps également.

Ce monde qui apparait malgré tout parfois, fugitivement, une sortie hors de la Pièta, une personne y entrant... une vision terrible d'une femme donnant la vie... le vol des hirondelles... et la musique... espace de liberté, ouverture au monde... rencontre avec le compositeur de génie... création ...

Difficile de résumer ce livre à l'écriture toute musicale,  à lire en musique bien sûr!
L'auteur nous donne d'ailleurs à la fin une liste de quelques enregistrements à écouter pour (re)découvrir Vivaldi, un plus pour ce roman.

La couverture est un détail de  Entrée du Grand Canal, vers l'Ouest en 1730 par Canaletto


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13 commentaires:

  1. Déjà repéré, j'attends l'occasion de le croiser en bibliiothèque. Pas en ce moment, je suis très prise par une biblio qui a pour titre Samarcande, et c'est fou ce que cette ville a inspiré!

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    1. tu m'intrigues, je vais faire des recherches!

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  2. D'après ton billet, il me plaira. Il faut que je me le procure de toute urgence...

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    1. je pense en effet qu'il peut te plaire!

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  3. A lire donc, je n'ai encore jamais lu de roman se déroulant à Venise...

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    1. Je peux te conseiller les "Brunetti" de Donna Leon ce sont des polars, il faut aimer le genre, mais c'est une amoureuse de Venise !

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    2. tout à fait d'accord pour les Brunetti, Mort à la Fenice par exemple, pour se replonger dans Venise!

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  4. Une amie a lu ce roman en italien, elle a de bonnes bases mais a trouvé ça un peu compliqué... je vais me le trouver en français quand même !

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    1. je ne me suis pas lancée en VO non plus!

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  5. Oh! celui-là que j'ai envie de le lire! Tu as lu son "Venise est un poisson", un petit guide Venise pas comme les autres!

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    1. je ne connais pas, mais je m'empresse de noter!

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