vendredi 20 février 2015

Garden of love Marcus Malte

Une lecture commune avec

 Jérôme

Noukette 

Philisine Cave

 claudialucia
J'ajouterai vos liens au fur et à mesure!

Présentation de l'éditeur


Alexandre Astrid reçoit un jour par la poste un manuscrit anonyme intitulé Garden of love, placé ainsi sous le signe du grand poète anglais William Blake. Vite, entre les lignes, Alex, flic paumé sur la touche, y lit une version troublante, et même diabolique, de sa propre vie. A travers les «liaisons dangereuses» d'un trio de jeunesse - amours trahies, blessures d'enfance, fantômes et monstres d'antan - le mystérieux auteur omniscient brouille les pistes avec une grande perversion et ouvre, comme aux échecs, un jeu de manipulations. Alexandre est renvoyé à ses souvenirs les plus douloureux, ses plus grands vertiges. Le voilà à revivre un épisode déterminant pour lui : son affrontement avec Edouard Dayms, jeune homme aussi brillant que déséquilibré, d'une impressionnante emprise sur les autres. Alex fait alors ce qu'il sait faire : il enquête, fouille, fouine. Mais cette fois, sa matière, c'est son propre passé.

Avec la force et maîtrise déjà affichées dans la Part des chiens (Prix de la ville de Saint-Quentin) ou d'Intérieur nord (Prix du Rotary Club de la nouvelle), Marcus Malte fascine par la violence et la tendresse de son univers, par ses personnages livrés à leurs failles les plus intimes. D'une ambition formelle audacieuse, Garden of love offre un affrontement fatal entre passé et présent, raison et folie, palais des glaces impitoyable, mécanique machiavélique. Marcus Malte signe un roman palpitant et virtuose, peuplé de voix mystérieuses et troublantes qui susurrent à l'oreille confidences et mensonges, tentations et remords. En tendant un véritable piège. Avec beaucoup d'aplomb.


Mon petit mot

 Pfff! Un livre dont je sors essoufflée!
Une histoire prenante, qui vous happe dès les premières lignes pour ne plus vous lâcher...

Et pourtant, au début, je n'ai pas été emballée, l'impression d'être totalement perdue entre les personnages, de devoir plusieurs fois revenir en arrière pour tenter de comprendre qui était qui,  qui était le narrateur dans telle partie...  avant de réaliser que c'était bien sûr le but recherché,  et de me prendre à ce jeu diabolique.

Entre roman psychologique et polar (plutôt psychologique que polar d'ailleurs à mes yeux) , manipulations en tout genre (des personnages et du lecteur) , une construction très habile, qui révèle peu à peu la complexité des personnages et les liens entre eux, et laisse au lecteur le soin de démêler  le vrai du faux... sans être sûr de rien! 

A chacun d'y faire sa propre enquête et de l’interpréter à sa manière finalement... 
J'ai relu plusieurs passages après avoir fini le livre pour finir de remettre quelques pièces du puzzle dans l'ordre... un roman troublant qui demande une attention sans faille du lecteur!  

Et puis comme souvent avec cet auteur, il y a la musique, ici Schubert en particulier, et son Impromptu en si bémol, à écouter en lisant ce livre...



Bref, un roman surprenant, que je suis ravie d'avoir enfin sorti de ma PAL!

et pour la minute poèsie

The Garden of Love de  William Blake
 
I went to the Garden of Love,
And saw what I never had seen:
A Chapel was built in the midst,
Where I used to play on the green.

And the gates of this Chapel were shut,
And Thou shalt not. writ over the door;
So I turn'd to the Garden of Love,
That so many sweet flowers bore. 

And I saw it was filled with graves,
And tomb-stones where flowers should be:
And Priests in black gowns, were walking their rounds,
And binding with briars, my joys & desires.

Dans le cadre du challenge
et du


prix reçu dans la catégorie polar en 2008


Mes lectures du même auteur:

Fannie et Freddie de Marcus Malte


   Marcus Malte   Les harmoniques (Beau Danube Blues)

21 commentaires:

  1. J'ai aimé énormément cette lecture et comme toi, il a fallu que je m'arrête un temps pour pouvoir plonger complètement. Bisous

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  2. J'en ressors soufflée également ! Quel claque, quel univers... Je ne suis pas prête d'en finir avec Marcus Malte !

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  3. Dommage j'ai raté l'occasion de la lecture commune, car ça fait longtemps que je veux découvrir l'auteur;
    Je me trompe ou tu n'as pas eu le temps (ou tu ne l'as pas vu?), mais... Les caprices de Marianne? ^_^

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    1. et non hélas, j'aurais du y aller vendredi... mais j'étais au lit... j'ai eu droit à la case grippe, 4 jours totalement HS... qu'en as-tu pensé? J'ai vu des photos des décors, cela avait l'air d'être une belle mise en espace?

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    2. J'y étais le mardi. Un seul décor, mais polyvalent. Costumes années 50, j'aime beaucoup. Bons interprètes. La soprano était bluffante, mais est ce à cause de son rôle (c'est composé dans les années 50) ou de sa voix , parfois c'était un peu fatigant à écouter (l'aigu même maîtrisé reste aigu).
      Dimanche j'étais à Orléans pour un Dialogue des Carmélites sensationnel.
      Allez, on se prépare pour Il trittico, j'espère que tu sera bien sur pied!

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    3. j'espère! Cela va déjà mieux, mais vendredi c'était impossible, tant pis! bon dimanche!

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  4. Je suis heureuse aujourd'hui de voir que vous êtes plusieurs à avoir aimé ce roman qui m'avait fait découvrir Marcus Malte pour le meilleur et pour le pire !!! ^-^ C'est un livre que j'avais lu d'une traite, y sacrifiant un après-midi... Une sacrée claque !

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    1. il a l'air de faire l'unanimité en tout cas!

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  5. Une lecture éprouvante, on est d'accord. Mais quel plaisir au final !

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  6. Je n'ai pu écrire mon billet mais dès que je le peux, je le publie et je reviens te lire.

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    1. prends ton temps, on ajoutera après!

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    2. Je suis revenue te lire mais je vois que j'ai oublié de te laisser un message! Tu as éprouvé au début la même chose que moi mais, contrairement à toi, je n'ai pas passé le cap!

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  7. Manipulation est le maître mot de ce superbe roman qui reste très présent en tête même après quelques années.

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  8. Dommage, j'aurais du me joindre à cette LC pour découvrir ce titre qui m'attire beaucoup.

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  9. Je vois qu'on a u un peu la même lecture qui est perturbante au début et puis on plonge!

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    1. c'est tout à fait ça! Bon week-end!

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