mercredi 30 avril 2014

Moulins musée illustration jeunesse expo pop-up

3ème et dernier acte de ce beau week-end à Moulins, la visite d'un autre beau musée : Le musée de l’illustration jeunesse et son exposition temporaire sur le Pop-up ou livre animé.

Là encore, comme pour le CNCS, le musée est installé dans un très beau bâtiment, l' Hôtel de Mora

Le musée de l’illustration jeunesse a ouvert ses portes en 2005.



Présentation du musée
Il s’agit du premier musée, en France, entièrement consacré à l’enrichissement et à la conservation d’un fonds d’œuvres graphiques réalisées pour la jeunesse, à son étude, sa promotion et à l’aide à la création.
Le mij est installé dans un prestigieux hôtel particulier, l’Hôtel de Mora, en plein cœur de la  ville historique de Moulins, préfecture de l’Allier, en région Auvergne.


Cette affectation n’est pas sans lien avec l’histoire de ce bâtiment puisque les imprimeries Desrosiers, dont la célébrité a même dépassé les frontières de l’Hexagone, y ont déployé leur savoir faire de 1836 à 1858, en éditant des ouvrages régionaux somptueusement illustrés.


pop-up et autres livres animés

du 8 février au 31 août
Tirez sur la languette et le personnage s’anime, tournez les pages et une composition spectaculaire en trois dimensions surgit !
Le musée de l’illustration jeunesse vous propose de découvrir l’histoire des livres animés, mécaniques, tri-dimensionnés ou en relief : depuis le livre « à système » (à tirettes, clapets, languettes…) jusqu’au pop-up aux ingénieuses compositions faites de feuilles pliées.
 
Vous pourrez également admirer des ouvrages d’artistes qui, à la rigueur mathématique, à la précision géométrique, ajoutent l’esthétique des volumes et des approches graphiques audacieuses. Car cette exposition est aussi l’occasion de découvrir des oeuvres expérimentales et novatrices d'artistes contemporains qui ont servi ce formidable mouvement autour du livre dans lequel les pages s’amusent.
Âme d’enfant ne pas s’abstenir !

Une très belle exposition,  avec à la fois des livres anciens étonnants et de véritables oeuvres d'art, quel travail de précision!
Là encore, des activités pour les enfants sont proposées dans chaque salle, comme le CNCS, deux musées à visiter en famille!

 

Les deux premiers articles autour de ce week-end
Moulins CNCS
Un week-end à Moulins


mardi 29 avril 2014

Cosima George Sand Marie Dorval

Suite à la lecture commune pour laquelle j'ai lu la pièce de théâtre :Claudie de George Sand 
je me suis rendue compte que je connaissais mal ses pièces de théâtre (et que je n'étais pas la seule) et comme je voulais mettre à l'honneur les auteurEs de théâtre pour le challenge théâtre...
je poursuis ma découverte avec Cosima ( que j'avais évoquée au sujet de la comédienne Marie Dorval, mais pas lue!)  pièce représentée pour la première fois à la comédie française le 29 avril 1840L'occasion pour moi de reprendre mes recherches autour de la comédienne Marie Dorval (mes articles sont ici) en lisant une pièce de théâtre écrite par George Sand et jouée par son amie Marie Dorval.

Marie Dorval et George Sand 


Toutes les deux s'étaient rencontrées en 1833, après une lettre admirative sur l’une de ses représentations, envoyée par George Sand à Marie Dorval, comme le raconte l'auteure dans ses mémoires : 
"J'avais publié seulement Indiana je crois, quand, poussée vers madame Dorval par une sympathie profonde , je lui écrivis pour lui demander de me recevoir. Je n'étais nullement célèbre , et je ne sais même si elle avait entendu parler de mon livre. [...]Elle était mieux que jolie, elle était charmante; et cependant elle était jolie, mais si charmante que cela était inutile. Ce n'était pas une figure, c'était une physionomie, une âme.[...] 
 Je demandai à madame Dorval comment ma lettre l'avait convaincue et amenée si vite. Elle me dit que cette déclaration d'amitié et de sympathie lui avait rappelé celle qu'elle avait écrite à mademoiselle Mars après l'avoir vue jouer pour la première fois : « J'étais si naïve et si sincère ! ajouta-t-elle. J'étais persuadée qu'on ne vaut et qu'on ne devient quelque chose soi-même que par l'enthousiasme que le talent des autres nous inspire. Je me suis souvenue, en lisant votre lettre, qu'en écrivant la mienne je m'étais sentie véritablement artiste pour la première fois, et que mon enthousiasme était une révélation. Je me suis dit que vous étiez ou seriez artiste aussi : et puis, je me suis rappelée encore que mademoiselle Mars, au lieu de me comprendre et de m'appeler, avait été froide et hautaine avec moi ; je n'ai pas voulu faire comme mademoiselle Mars. » [...]
Elle gagnait tout au plus quinze mille francs en ne se reposant jamais, et vivant de la manière la plus simple, sachant faire sa demeure et ses habitudes,  élégantes , sans luxe, à force de goût et d'adresse ; mais grande, généreuse, payant souvent des dettes qui n'étaient pas les siennes, ne sachant pas repousser les parasites qui n'avaient de droit chez elle que par la persistance de l'habitude, elle était sans cesse aux expédients, et je lui ai vu vendre, pour habiller ses filles ou pour sauver  des amis, jusqu'aux petits bijoux qu'elle aimait comme des souvenirs et qu'elle baisait comme des reliques. "
Marie Dorval
Une profonde amitié unira ensuite les deux femmes, voir plusieurs extraits de lettres et un chapitre des mémoires de George Sand ici
Quelques années plus tard  (voir ici) c'est donc Marie Dorval qui crée Cosima au Théâtre français le  29 avril 1840, après que l'auteur ait bataillé ferme pour imposer l'actrice dans ce théâtre qui voyait d'un mauvais oeil  la star des théâtres des boulevards...

Laissons à George Sand le soin d'évoquer l'accueil du public de la comédie française...  houleux... mais ce qui ne surprend pas l'auteure «J'ai été huée et sifflée comme je m'y attendais. Chaque mot approuvé et aimé de toi et de mes amis a soulevé des éclats de rire et des tempêtes d'indignation. On criait sur tous les bancs que la pièce était immorale, et il n'est pas sûr que le gouvernement ne la défende pas. Les acteurs, déconcertés par ce mauvais accueil, avaient perdu la boule et jouaient tout de travers. Enfin, la pièce a été jusqu'au bout, très attaquée et très défendue, très applaudie et très sifflée." 
 George Sand retirera la pièce de la scène au bout de sept représentations seulement.

Qu'en est-il donc de cette pièce jugée alors immorale?

COSIMA ou la haine dans l'amour

 
Drame en cinq actes, représenté, pour la première fois, au Théâtre-Français, le 29 avril 1840.

Personnages

LE DUC DE FLORENCE
ALVISE PETRUCCIO, bourgeois et négociant de Florence
COSIMA, sa femme
NÉRI
ORDONIO ÉLISÉI, riche Vénitien
LE CHANOINE DE SAINTE-CROIX, oncle de Cosima
MALAVOLTI, voisin et ami d’Alvise
FARGANACCIO, voisin et ami d’Alvise
LE BARIGEL
TOSINO, page d’Ordonio Éliséi
PASCALINA, servante d’Alvise
GONELLE, serviteur d’Alvise
UN VALET D’ORDONIO
ESTAFIERS DU BARIGEL

À Florence.

Une pièce rééditée il y a peu au jardin d'essai, et présentée par Catherine Masson :
Cosima George Sand

Mon petit mot:


Je me suis plongée avec plaisir dans cette pièce (la fin m'a moins enthousiasmée, peut-être trop de personnages secondaires) , l'héroïne en proie à ses sentiments contradictoires, un mariage qui ne la rend pas heureuse, un éventuel amant que sa raison repousse...
Car si Cosima est malheureuse en mariage, elle fait tout de même passer avant tout l'honneur de son mari... jusqu'à son suicide tragique, face à l'impossibilité d'allier mariage et épanouissement.
Toute la première partie (l'annonce de la mort d'Ordonio, sa réapparition...) tient en haleine,  et puis il y a aussi Florence et la Toscane, un petit plus qui a renforcé mon avis positif sur cette pièce!

J'ai trouvé cette pièce intéressante pour le réflexion autour du statut de la femme mariée (il y a des monologues de Cosima qui font réfléchir, et qui sont sans doute ceux qui furent mal accueillis à l'époque), l'ennui terrible de cette oisiveté forcée, les rapports dans le couple, la femme sans autonomie, sous surveillance, le poids de la religion, l'incompréhension entre Cosima et son mari, la difficulté de rendre l'autre heureux... et pour le personnage du "séducteur" qui apparait non pas comme un séduisant aventurier mais comme un personnage plutôt détestable dans son rapport aux femmes tandis que le mari parait finalement plus sympathique.

Une pièce qui donne la parole à la femme vouée au silence du mariage et à l'effacement derrière l'époux... un message féministe avant l'heure qui explique sans doute l'accueil plus que froid fait à l'époque à cette pièce, que je vous invite vivement à redécouvrir!

Cosima dans la presse de 1840


Dans la presse de l'époque pour comprendre l'accueil négatif reçu par la pièce  (merci Gallica!).. l'on préfère faire porter la responsabilité aux acteurs plutôt que d'ouvrir un éventuel débat sur les thèmes au coeur de la pièce...

Revue de Paris

A propos de la première représentation de Cosima, par exemple, nous restons sincèrement persuadé qu'une malveillance positive et réfléchie s'était glissée, dès avant le lever du rideau, dans la salle. Comment expliquer autrement qu'une oeuvre signée d'un si grand nom, laborieusement conçue et exécutée, empreinte de cette grandeur qui caractérise toutes les productions de l'auteur de Jacques, ait été écoutée avec distraction, avec ironie, on pourrait dire avec irrévérence, et que des rires inexplicables aient retenti justement aux endroits où le talent de l'auteur se manifeste dans" son plus prestigieux éclat?
D'où pouvait venir, demandera-t-on, cette malveillance? C'est là une question que notes n'avons pas mission d'approfondir. [...]
Les acteurs chargés de la traduction du drame de George Sand n'ont pas tous également bien rempli leur tâche, nous en devons convenir; peut-être même pourrait-on les rendre responsables de quelques-unes des bruyantes interruptions essuyées par le drame de George Sand. A l'exception du rôle de Cosima -, tous les rôles de l'ouvrage ont été, si non mal saisis dans leur esprit, d'un bout à l'autre, du moins faussés en certaines parties essentielles et compromis par d'assez maladroites interprétations. Encore Mme Dorval ne mérite-t-elle pas des éloges sans réserve; car, si elle n'a pas trahi les intentions de l'auteur, peut-être n'a-t-elle pas toujours exprimé avec une égale puissance les souffrances d'une âme incertaine entre le devoir et la passion. Tout en conservant au personnage de Cosima son véritable caractère, fier et tendre à la fois, troublé d'abord, ferme ensuite et inébranlable dans sa douloureuse résignation, peut-être n'a-t-elle pas toujours rendu les plus délicates nuances de son rôle avec la poétique précision qui lui est habituelle. Mais l'émotion visible qu'éprouvait Mme Dorval excuse suffisamment ces légères inégalités.
De MM. Beauvallet, Geffroy, Joanny, nous n'avons pas, à beaucoup près, le même bien à dire. M. Beauvallet, qui a, d'ailleurs, des qualités incontestables, nous semble avoir pris son rôle à rebours. Ordonio est, sans contredit, un caractère où la brutalité domine, mais une brutalité intérieure, pour ainsi dire, et qui doit soigneusement se déguiser. La tendresse qu'il n'a pas, Ordonio, dans l'intérêt même de ses projets, doit la feindre. Or, la nécessité de ce contraste entre le but d'Ordonio et les moyens qu'il emploie pour y atteindre ne paraît pas avoir été soupçonnée par M. Beauvallet. M. Beauvallet, s'exagérant à tort, en ce cas, l'importance de la diction, s'est efforcé de ne pas laisser perdre une syllabe de son rôle; quant au sens poétique du personnage, il s'en est trop peu inquiété. M. Joanny, lui, s'est rendu coupable du péché contraire. Préoccupé du caractère sacerdotal de son rôle, il a fait du chanoine de Sainte-Croix une sorte de prédicateur monotone et verbeux. Il a prononcé les moindres paroles confiées à ses lèvres avec une emphase d'intonations et de gestes que la familiarité de Faction ne comportait pas. La déclamation sentencieuse, acceptable dans une chaire, était tout-à-fait hors de saison chez un bourgeois de Florence; c'est ce que M. Joanny n'a pas suffisamment compris. Quant à M. Geffroy, nous devons reconnaître qu'il a mis au service de son rôle une bonne volonté réelle. Toutefois, nous pensons qu'il lui serait possible, aux représentations suivantes, de modifier sa pantomime dans ce qu'elle a d'un peu trop brusque, sa diction dans ce qu'elle a d'un peu heurté. 


Revue des Deux Mondes, tome 22, 1840
La première représentation de Cosima a eu lieu devant le public le plus nombreux, le plus choisi et le plus divers, le plus littéraire et le plus mondain qui se puisse imaginer. Il y avait une attente immense ; il y avait autre chose que de l’attente encore, c’est-à-dire bien des petites passions en jeu. [...]
L’idée de Cosima est très simple et très autorisée : c’est la lutte de la passion et du devoir au sein d’un cœur pur qui va cesser de l’être ; c’est l’antique et éternel sujet du drame depuis Phèdre jusqu’à nous. Cosima est une jeune femme de Florence qui a un mari bourgeois, marchand, mais excellent, délicat et noble de sentimens, honnête et brave. Un étranger, un Vénitien passe ; il s’occupe d’elle ; sans lui parler à peine, il l’entoure de ses soins comme de prestiges ; elle n’a guère vu encore que sa plume au vent et son manteau, que déjà elle l’aime, comme toute jeune femme, même la plus pudique, aimera, si elle n’y prend garde, le jeune étranger.
Est-ce moral ? dira quelqu’un. Celui-là a oublié le cœur humain depuis Hélène et Ariane jusqu’à la religieuse portugaise, jusqu’à l’amante du Giaour ; celui-là n’a jamais voyagé jeune en des pays lointains, et n’y a jamais cueilli sur une tige fragile son plus délicieux souvenir.
[...]En général, il faut le dire, si l’on excepte Mme Dorval, qui est toujours à excepter, et Geffroy, qui souvent a été bien, la pièce nous a paru jouée d’une manière insuffisante, sans ensemble, sans célérité, comme si les acteurs entraient peu dans leur rôle. C’est avec regret que nous avons vu Beauvallet refuser au rôle d’Ordonio la noblesse et la grâce qui en font une partie essentielle, et en charger sans nécessité l’odieux avec une brusquerie vulgaire, qui pouvait compromettre les mots les plus simples.
C’est ainsi que je m’explique surtout comment bien des délicatesses ont été peu senties et bien des finesses ont paru échapper. [...]Quelques inexpériences de mise en œuvre, inévitables à un début, ne me paraissent pas expliquer suffisamment le peu de relief que la première représentation a donné à des détails tels que ceux-là. La faute en est en partie aux acteurs, je l’ai dit, et en partie au public, il faut oser le lui dire. Une certaine fraction du public paraissait s’attendre à un genre d’extraordinaire qui n’est pas venu ; [...]
Et puis certains caractères peut-être ne doivent pas être trop vrais, trop réels. Ordonio, édition vénitienne de Raymond de Ramière, est un égoïste, un fat un peu cru, comme sont les trois quarts des hommes de cette espèce dans leurs relations avec les femmes sensibles. Il se pourrait qu’au théâtre on ne supportât pas en face de telles vérités et qu’il fallût toujours une certaine dose de jeune premier dans l’amoureux. Quelle est la dose précise de lieu-commun qui est nécessaire, au théâtre, pour faire passer une nouveauté ? Voilà le point important du métier. [...] V. DE MARS

Cosima dans les archives de la comédie française :

la distribution de la création:
avec Menjaud (le duc de Florence) ; Geffroy (Alvise Petruccio) ; Beauvallet (Ordonio) ; Joanny (le chanoine) ; Joannis (Farganaccio) ; Varlet (Malavolti) ; Maillart (Neri) ; Fonta (le podestat) ; Mathien (Gonella) ; Alexandre (un domestique) ; Marie Dorval (Cosima) ; Mlle Avenel (Tosina) ; Louise Thénard (Pascalina) ; Production Comédie-Française

maquette de costumes par E. Giraud

Une lecture qui entre également dans plusieurs challenges : théâtre, italie...





lundi 28 avril 2014

Le soleil des Scorta Laurent Gaudé

Présentation
La lignée des Scorta est née d'un viol et du péché. Maudite, méprisée, cette famille est guettée par la folie et la pauvreté. A Montepuccio, dans le sud de l'Italie, seul l'éclat de l'argent peut éclipser l'indignité d'une telle naissance. C'est en accédant à l'aisance matérielle que les Scorta pensent éloigner d'eux l'opprobre. Mais si le jugement des hommes finit par ne plus les atteindre, le destin, lui, peut encore les rattraper.
Prix Goncourt 2004. 
Romancier et dramaturge, né en 1972, Laurent Gaudé a reçu le prix Goncourt des Lycéens en 2002 pour La mort du roi Tsongor. Ses romans, dont le dernier, Pour seul cortège (Actes Sud, 2012 ), explorent l'énigme du mal enfouie dans le coeur des hommes. Son œuvre est traduite dans le monde entier.


Mon petit mot

Qu'il brule ce soleil du sud de l'Italie!

Une belle fresque familiale, âpre comme cette terre des Pouilles, qui est presque le personnage principal de ce roman.
Le massif du Gargano , qui constitue le décor rude et aride du roman et  les villes de Monte Sant'Angelo et  de Peschici,  ont servi de source d'inspiration à l'auteur pour décrire la vie quotidienne d'un petit village du sud de l'Italie.

Une terre qui attire, qui repousse, véritable aimant, une région d'Italie que je ne connais pas encore, mais un voyage de plus sur la liste "un jour"!

A travers l'histoire de cette famille , ce roman nous raconte aussi l'histoire de cette région, économie, contrebande,  dans un cadre de vie qui impose sa loi.

Il y est aussi question de la société d'alors, des rapports hommes-femmes, immigration - émigration, religion... , de secrets de famille en vengeances, un roman très riche!



Dans le cadre du challenge Italie

et de la sortie de PAL!



samedi 26 avril 2014

Challenge prix des lectrices elle

Allez, je rejoins un nouveau challenge:

Challenge le Prix des Lectrices de ELLE

 challenge prix des lectrices de elle
Son principe est simple : lire un maximum de titres lauréats du prix de puis sa création.
J'en ai lu plusieurs avant le blog, pas chroniqués donc, mais qui m'ont laissé de bons souvenirs, et l'envie de découvrir les autres lauréats!


Voici les titres et mes participations :
ROMANS
1970 : Arlette Grebel : Ce soir, Tania... 
1971 : Michèle Perrein :  La Chineuse 
1972 : Elvire de Brissac : Un long mois de septembre 
1973 : Simone Schwarz-Bart  : Pluie et vent sur Télumée Miracle 
1974 : Max Gallo  : Un pas vers la mer 
1975 : Françoise Lefèvre  : La Première Habitude 
1976 : Roger Boussinot  : Vie et mort de Jean Chalosse 
1977 : Guyette Lyr  : La Fuite en douce 
1978 : Hortense Dufour  : La Marie-Marraine 
1979 : Jeanne Bourin  : La Chambre des dames  (lu mais pas chroniqué)
1980 : Marie-Thérèse Humbert  : À l'autre bout de moi 
1981 : José-André Lacour  : Le Rire de Caïn 
1982 : Clarisse Nicoïdski pour Couvre-Feux 
1983 : Paul Savatier  : Le Photographe 
1984 : Michel Ragon  : Les Mouchoirs rouges de Cholet 
1985 : Frédéric Rey  : La Haute Saison 
1986 : François-Marie Banier  : Balthazar, fils de famille 
1987 : Jack-Alain Léger  : Wanderweg 
1988 : Kenizé Mourad  : De la part de la princesse morte 
1989 : Charles Juliet  : L'Année de l'éveil
1990 : Yves Beauchemin  : Juliette Pomerleau 
1991 : Claire Bonnafé  : Le Guetteur immobile 
1992 : Nicolas Bréhal  : Sonate au clair de Lune 
1993 : Bernard Werber : Le Jour des fourmis 
1994 : Gisèle Pineau : La Grande Drive des esprits 
1995 : Paulo Coelho : L'Alchimiste 
1996 : Daniel Picouly : Le Champ de personne (lu mais pas chroniqué)
1997 : Élisabeth Gille : Un paysage de cendres 
1998 : Tonino Benacquista : Saga 
1999 : Nancy Huston : L'Empreinte de l'ange 
2000 : Catherine Cusset : Le Problème avec Jane 
2001 : Éric-Emmanuel Schmitt  : L'Évangile selon Pilate 
2002 : Isabelle Hausser  : La Table des enfants 
2003 : William Boyd : À livre ouvert 
2004 : Philippe Claudel : Les Âmes grises (lu mais pas chroniqué)
2005 : Philippe Grimbert : Un secret (lu mais pas chroniqué)
2006 : Khaled Hosseini : Les Cerfs-volants de Kaboul 
2007 : Duong Thu Huong pour Terre des oublis
2008 : Marie Sizun pour La Femme de l'Allemand 
2009 : Claudie Gallay : Les Déferlantes (lu mais pas chroniqué)
2010 : Véronique Ovaldé : Ce que je sais de Vera Candida 
2011 : Kathryn Stockett : La Couleur des sentiments 
2012 : Delphine de Vigan : Rien ne s'oppose à la nuit  (lu et chroniqué)
2013 : Robert Goolrick : Arrive un vagabond
2014 : ??



DOCUMENTAIRES
1992 : Anne Borrel, Alain Senderens et Jean-Bernard Naudin : Proust, la cuisine retrouvée
1993 : Catherine Audard :Le Respect, de l'estime à la déférence: une question de limite
1994 : Alexandra Lapierre : Fanny Stevenson 
1995 : Henriette Walter : L'Aventure des langues en Occident 
1996 : Shusha Guppy : Un jardin à Téhéran
1997 : Serge Toubiana et Antoine de Baecque : François Truffaut
1998 : Evelyne Bloch-Dano : Madame Zola 
1999 : Laurent Greilsamer : Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël
2000 : Sabine Melchior-Bonnet et Aude de Tocqueville : Histoire de l'adultère 
2001 : François Bizot : Le Portail 
2002 : Wladyslaw Szpilman : Le Pianiste 
2003 : Jean-Pierre Perrin : Jours de poussière - Choses vues en Afghanistan
2004 : Fabienne Verdier : Passagère du silence
2004 : Anna Politkovskaïa : Tchétchénie, le déshonneur russe 
2005 : Azar Nafisi : Lire Lolita à Téhéran
2006 : Charles Dantzig : Dictionnaire égoïste de la littérature française
2007 : Dominique Bona : Camille et Paul, la passion Claudel
2008 : Wangari Maathai : Celle qui plante les arbres 
2009 : Jean-Paul Mari : Sans blessures apparentes 
2010 : Éric Fottorino : L'Homme qui m'aimait tout bas 
2011 : Benjamin Stora avec Tramor Quémeneur : Algérie 1954-1962 
2011 : Anne-Marie Revol : Nos étoiles ont filé
2012 : Helene Cooper : La Maison de Sugar Beach
2013 : Rithy Panh : L’Élimination
2014 : ??



POLARS
2002 : Fred Vargas : Pars vite et reviens tard
2003 : Harlan Coben :Ne le dis à personne 
2004 : Dennis Lehane : Shutter Island 
2005 : Dominique Sylvain : Passage du désir 
2006 : Mo Hayder : Tokyo 
2007 : Arnaldur IndriðasonLa Femme en vert 
2008 : Marcus Malte : Garden of Love 
2009 : Caryl Férey : Zulu 
2010 : Jesse Kellerman : Les Visages 
2011 : Lisa Gardner : La Maison d'à côté 
2012 : Jussi Adler-Olsen : Miséricorde 
2013 : Gillian Flynn : Les Apparences
2014 : ??

vendredi 25 avril 2014

Valérie Karsenti théâtre Chambre froide

Pour compléter l'article valerie-karsenti-theatre
Valérie Karsenti à nouveau sur les planches, c'est pour la rentrée 2014 dans chambre froide:




Chambre froide :

Le mari de Nicky est accusé de détournement d'argent. Le mari de Molly la flique continuellement. Le mari de Debra la quitte pour une femme plus riche.
Les trois femmes ont une décision à prendre...
 
Si vous aviez l'occasion de tuer votre mari, le feriez-vous ?

De Michele Lowe
Adaptation et mise en scène Sally Micaleff
Collaboratrice artistique à la mise en scène Stéphanie Froeliger
Avec Pascale Arbillot, Anne Charrier, Valérie Karsenti,
Philippe Cariou, Pierre-Alain Leleu, Philippe Peyran Lacroix
Scénographie Laura Léonard
Lumière Jean-Philippe Viguié
Costumes Ariane Viallet
Son La Manufacture Sonore

Teaser


 

Photo:
"La metteuse-en-scène Sally Micaleff retrouve dans la pièce de Michelle Lowe le ton de Desperate Housewives mâtiné d'un soupçon d'Almodovar" Femme actuelle
à partir du 2 septembre 2014
Du mardi au samedi 21h et en matinée samedi 16h
Valerie Karsenti- Pascale Arbillot - Anne Charrier Chambre froide
 


toutelaculture
« Toute sa vie s’est déroulée avant qu’elle n’y prenne part ». Voilà le constat anecdotique mais oppressant qui plane sur la vie de Nicky (Valérie Karsenti), Molly (Anne Charrier) et Debra (Pascale Arbillot). Etouffées sous l’emprise de leur mari, celles-ci ne cessent de sacrifier leur carrière et leur vie de femme au profit de leur couple. Mais lorsque leurs conjoints s’enferment accidentellement dans la chambre froide, les héroïnes ont enfin l’opportunité de se venger en réalisant un fantasme, enfoui et presque inavoué.
D’abord familier, puis de plus en plus fantasque, ce huis clos accumule les clichés pour mieux les évincer. Réunies dans la cuisine de Nicky, les trois femmes se livrent à des confessions et simulacres, dans une mise à nu presque littérale. Candide et attachante, Molly révèle ses désirs cachés, pendant que Debra ne cesse d’affirmer sa dépendance accrue à son mari. Fidèle à ses concepts archaïques et résolument misogynes, cette dernière fait preuve d’une crédulité qui fait sourire, mais surtout, qui nous agace.
Malgré des scènes parfois grotesques, la pièce s’accompagne d’un cynisme bienvenu. Sentiments exacerbés, langage cru et phrases cinglantes : les notes d’humour se font de plus en plus froides. Et c’est dans cet univers caustique que le jeu de Valérie Karsenti se révèle. Une performance portée par une profondeur émotionnelle remarquable et frôlant parfois l’hystérie, au détour de situations névrosées mais cocasses.
La complicité des trois héroïnes, leur jouissance tourmentée et le penchant dramatique de la pièce font toute l’originalité de Chambre froide. Une comédie qui joue sur les émotions, avec un rythme qui ne cesse de croître jusqu’à son dénouement. Glacial.



"Si vous aviez la possibilité de tuer votre mari, le feriez vous ?"
Valerie Karsenti- Pascale Arbillot - Anne Charrier 


NR
Avec “ Scènes de ménages ” et Maison close ”, Valérie Karsenti est devenue très populaire. Rencontre avec une comédienne libre, qui entend bien le rester.


De la Liliane drôle et pétillante de la série Scènes de ménages, à la Karine dévastée et inquiétante du thriller Jusqu'au dernier, Valérie Karsenti est juste dans tous les registres. Celle qui a donné la réplique à Michel Bouquet dans Le Roi se meurt et campe une Hortense Gaillac prête à tout dans Maison close n'a qu'une envie : rester libre de choisir ses rôles. Rencontre avec une comédienne drôle et déterminée.
[...]
chambre froide karsenti valérie
Un personnage comme celui de Liliane dans " Scènes de ménages " apporte une grande visibilité, mais risque aussi de vous enfermer non ?
« Évidemment  ! C'est vrai, je ne peux pas le nier. Il y a eu plusieurs phases. Quand j'ai été engagée, le personnage m'amusait beaucoup ; on l'a pas mal travaillé avec Alex Lutz, qui assurait la mise en scène. Puis le succès est arrivé. Jusqu'ici, mon univers c'était le théâtre : je ne connaissais pas les chances et les pièges de la télé. Je les ai découverts assez vite. Mais il y a eu Maison close en même temps, un personnage avec plus de noirceur, de violence. Pour moi, la liberté est la plus importante des choses et si je n'avais pu brouiller les pistes, j'aurais tout quitté. »
Michel Bouquet rend tout intelligent
Quelle leçon retenez-vous de ces mois où vous donniez la réplique à Michel Bouquet dans " Le Roi se meurt " ?
« Michel transmet et c'est rare dans ce métier. Il m'a d'abord appris que l'acteur est roi dans son travail. Il doit imposer les conditions nécessaires pour atteindre une excellence de création. C'est quelqu'un de très pudique. Il a donné sa vie au théâtre, il a beaucoup de rigueur, de droiture, d'honnêteté. Michel Bouquet aime les arts : la peinture, la littérature. Il rend tout intelligent. Comme disait Jouvet : " Tant vaut l'homme, tant vaut l'acteur. " »
Vous avez dû bien rigoler en tournant cette scène du film " A toutes épreuves " dans laquelle Marc Lavoine et vous êtes " défoncés " ?
« Avec Marc, on a eu un feeling immédiat, on s'est marré tout de suite. C'est quelqu'un de très élégant. On savait qu'on avait cette scène importante et le moment venu, on s'est lâché, c'était très physique et j'adore ça ! J'aimerais qu'on me donne un flingue, que je chevauche un cheval : j'ai passé tant d'années à mouliner dans ma tête ! Ça c'est arrêté le jour où on m'a demandé de reprendre le rôle de " Colombe " d'Anouilh en huit jours. Je n'avais tellement pas de temps que j'y suis allé sans réfléchir. Je me suis alors rendu compte que j'avais une folie qu'il fallait exploiter. »
Quels sont vos prochains rendez-vous ?
« A partir du 3 septembre, je joue " Chambre froide " au théâtre de La Pépinière ! C'est particulier parce que j'ai pour partenaires deux de mes meilleures amies : Pascale Arbillot et Anne Charrier. On se connaît parfaitement, il n'y a pas besoin de s'apprivoiser, de se séduire. Et puis, les rôles sont merveilleux. En fin d'année, j'enchaîne avec le prochain film d'Isabelle Doval qui avait fait, entre autres, " Rires et châtiments ". J'aurai Jean- Hugues Anglade pour partenaire et c'est une comédie tendre. »
Quel est votre plus beau souvenir d'été ?
« Je me souviens des premières vacances avec mon amoureux, François Feroleto. Nous sommes partis en Corse et quand nous sommes arrivés, on a déposé les bagages. La première balade en moto c'était sur une route, tout en haut, dans la garrigue. Nous venions de nous rencontrer et je pensais que cet homme était important pour moi. Je ne m'étais pas trompée : on est ensemble depuis quinze ans et on a fait deux enfants. »
photo Valérie Karsenti Pascale Arbillot et Anne Charrier.

l'oeil d'olivier
Dans un monde régit par la gent masculine, les hommes se la coulent douce au salon et les femmes débarrassent. C’est dans ce contexte très années 1950 que débute la pièce Chambre froide. Nos trois protagonistes se retrouvent ainsi coincées dans la cuisine. En toute hypocrisie, ces « amies de 20 ans » échangent des banalités sur leur vie. Mentant aux autres et surtout à elle-même, elles imaginent leur vie parfaite, dans une maison idéale avec le mari le plus attentionné et le plus amoureux du monde. Très vite, le vernis craque. Les faux-semblants laissent place à une vérité crue. Aucune d’entre-elles n’est prête à se sacrifier pour sa moitié : la Working-girl (Valérie Karsenti) refuse de quitter son travail pour sauver son mari en faillite, la femme au foyer (Pascale Arbillot) ne vivant qu’à travers les yeux de son époux qui la trompe allégrement ne veut pas céder la place et la Bimbo (Anne Charrier) en manque d’enfant ne supporte plus l’amour étouffant de son conjoint, qui la flique mais ne la touche plus.  [...]
Amies dans la vie, nos trois artistes prennent plaisir à s’étriper, se maudire, s’épauler et s’aimer sur la scène de la Pépinière théâtre. Anne Charrier est sublime en femme enfant à la sexualité exacerbée, Pascale Arbillot énervante à souhait en garde fou de la bienséance, et Valérie Karsenti magistrale en femme forte. Loin de son rôle le plus populaire (Liliane dans Scène de ménage sur M6), elle explose ici et dévoile de nouvelles nuances de son talent… Jubilatoire.

La comédie est une des choses les plus difficiles à jouer. Il faut avoir le sens du rythme et des ruptures. Il est primordial de pousser les caractéristiques du personnage à l’extrême tout en préservant la vérité des sentiments.
C’est la seule façon pour rendre la situation à la fois drôle, émouvante et crédible. Il vous manque une de ces trois composantes et vous ne pouvez pas jouer la comédie. Valérie Karsenti, Pascale Arbillot et Anne Charrier sont des actrices de cette espèce-là. Je les ai regardées dans de nombreux rôles qu’elles ont joués, que ce soit au cinéma, à la télé ou au théâtre, dans le registre comique ou dramatique : elles savent garder en toutes circonstances « le fil tendu » et leurs personnages sont toujours crédibles et ne vous laissent jamais indifférent. Il me fallait construire un trio : trois filles différentes physiquement et dans ce qu’elles dégagent pour que les personnages se démarquent et se complètent. Elles le sont !  Et ce n’est pas qu’une question de couleur de cheveux !
 Il était nécessaire que sur scène nous ressentions l’amitié de ces trois femmes qui se connaissent depuis 20 ans et vont se livrer à des confidences qu’elles ne pourraient pas révéler devant des étrangères.
Valérie, Pascale et Anne sont amies dans la vie. Quel bonheur pour moi de diriger ces trois actrices ! Aux côtés de ces actrices, il y a trois acteurs : Philippe Peyran Lacroix, Pierre-Alain Leleu et Philippe Cariou. Les maris de Nicky, Debra et Molly. Trois acteurs qui vont travailler, être dirigés et interpréter leur rôle… Trois acteurs généreux qui vont mettre leur talent au service des trois actrices. Merci messieurs pour ce sacrifice…! dossier de presse. 

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