vendredi 28 février 2014

Le Mal De Paris Régine Robin

Le Mal De Paris de  Régine Robin  Stock 15/01/2014

Présentation :
Paris a été chanté, filmé, raconté tant de fois ! Mais Paris, aujourd’hui, fait-il encore rêver ? Des photos de Robert Doisneau aux films de Marcel Carné ou aux polars de Léo Mallet, une vision en noir et blanc, réverbères et pavés luisants sous la pluie, a façonné notre imaginaire, avant de se transformer en clichés de cartes postales. La ville est-elle condamnée à devenir un musée à ciel ouvert, centré sur sa splendeur patrimoniale ? Ou peut-elle se redéployer, se muer en capitale du XXIe siècle et se projeter dans un nouvel imaginaire grand parisien ?
Amoureuse des mégapoles et nouvelle flâneuse de notre post-modernité, Régine Robin revisite Paris à l’aune de cette incertitude. Le Belleville populaire de son enfance, inventorié par Georges Perec, n’existe plus depuis longtemps. Il n’était pas vraiment joli, reste un peu de mélancolie. Le quartier où elle habite, près de la gare Montparnasse, à l’ombre de la tour, a été métamorphosé dans les années 1960. On le dit moche, pour elle qui l’arpente, il a son atmosphère, sa poésie, comme les nouveaux espaces, du côté de Bercy ou de la Bibliothèque de France. Foin de nostalgie donc, de « c’était mieux avant », comme si on ne pouvait choisir qu’entre l’image carte-postale d’autrefois et les quartiers-villages pour bobos qui se jouent la comédie de « l’authenticité ».
Ses déambulations nous mènent au delà du périphérique, découvrant ce qui palpite derrière cette frontière, dans ces banlieues malaimées de la petite et de la grande couronne, où vivent 10 millions d’habitants et où des mondes se rencontrent. Les parcours insolites auxquels elle nous invite croisent aussi la littérature et le cinéma. Dans ses pas, et ceux des architectes, des artistes, des écrivains avec lesquels elle chemine, on prend le pari d’un Grand Paris, avec des rêves à sa mesure.
 Le mal de Paris

Mon petit mot

 Un livre plutôt inclassable, entre histoire, sociologie, littérature, cinéma ou architecture...

D'une citation à une référence à un film, d'un quartier en pleine restructuration à un passage de l'autre côté du périph, les réflexions s'enchainent sur les mutations récentes de cette ville.
De réhabilitation en transformation, le cadre change, les habitants aussi. 
Reste le regard des artistes posés de tout temps sur la capitale. 

Paris change vite, et il n'y a plus que peintures, films ou romans, pour se souvenir de ce qu'étaient certains quartiers, certains métiers... Mais ce regard est toujours loin de refléter la réalité, entre ce que montre un film ou une jolie carte postale et la réalité, il y a souvent un monde... et de s'interroger sur le regard des artistes d'aujourd'hui, et quelles images ils veulent , eux, donner et laisser de leur Paris...
On a envie au fil de la lecture de la compléter d'images, de photos anciennes comme de balades dans ce Paris d'aujourd'hui (sur les traces de certains tournages tout particulièrement) . 
Et la réflexion s'ouvre sur le Paris de demain...

un livre que je quitte avec une liste assez longue de films à voir ou revoir et de romans à lire ou relire! et la prochaine fois que je descend du train à la gare Montparnasse, je prévois une petite balade dans le quartier!

Merci à Dialogues et aux éditions Stock pour ces heures de lecture parisienne!
dans le cadre de la rentrée d'hiver 2014



jeudi 27 février 2014

A voir à Venise ruelles puits canaux Bovolo...

Suite des souvenirs de vacances à Venise, 3ème article: 
Venise palais et canaux fondamentta garzotti rio Marin


dans ce qui est ma Venise préférée, loin de la foule des grands axes chers aux touristes...
Rio Venise
 
Les ruelles désertes, les découvertes à tous les coups d'œil, là une statuette, là une terrasse où l'on se poserait bien


 là le décor d'une fenêtre, d'une poignée de porte, d'une sonnette, une colonne, une cheminée, un reflet dans l'eau, un puits...

Puits Venise
cloître de San Giobbe

 ou encore une bocca del leone (bouche de dénonciation)
bocca del leone
les échappées sur la lagune

 dans le quartier de la Fenice
 Tout ce qui rend cette ville totalement magique...

les reflets, les puits, les affres du temps qui passe...
d'un pont à l'autre
 une circulation bien réglée!
attention à la hauteur et la largeur!

  d'un rio à l'autre
 au fil des palais...
 
Ceux sans qui Venise ne serait pas Venise...

Les promenades au hasard, nez en l'air, d'un quartier à l'autre, au fil de l'inspiration...


 en se laissant guider à chaque carrefour par un bâtiment attirant le regard.. 


puis un autre.. puis un autre...
petite sélection au fil du séjour à Venise... (dur dur de faire un tri dans les photos!)

Se glisser sous un  sotoportego (sorte de passage couvert) pour déboucher sur une petite place... 

ou directement sur un canal, on ne sait jamais!

 une place, et son puits, élément typique de Venise, avec le système de récupération d'eau de pluie (déclivité du sol et bouche de captation, puis un système de décantation et de filtre de l'eau avec du sable)


un autre, Campo Santi Giovanni e Paolo



 oser se glisser dans de minuscules ruelles...


comme la Calle Varisco, la rue la plus étroite de Venise, qui ne mesure que 53 cm de large... !

Déboucher au hasard d'une rue sur l'escalier du Bovolo
Le Palais Contarini del Bovolo avec son escalier reliant les différents étages de loggias
Bref, la Venise à ne pas manquer A suivre (et oui, en une semaine, les photos s'accumulent vite dans un décor pareil )! 

mardi 25 février 2014

la Voleuse de livres - Markus Zusak

 la Voleuse de livres - Markus Zusak
A l'occasion de la sortie du film adapté du roman La voleuse de livres, une lecture commune était organisée par prettybooks l'occasion de sortir ce livre qui dormait depuis bien longtemps dans ma PAL!

http://img.livraddict.com/covers/0/362/couv50707103.jpg
 Présentation:
Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

bande annonce

mon petit mot:

Je pense que j'aurais adoré ce livre lorsque j'étais ado, à la même période où je découvrais le journal d'Anne Frank, ou encore le Une île, rue des oiseaux de Uri Orlev...

Un certain nombre d'années après, j'ai trouvé un peu de lourdeur et de longueur, mais  le thème fait toujours mouche : la seconde guerre mondiale dans l'Allemagne nazie aux portes de Dachau... le tout raconté par la Mort.

Tout y est ou presque, des jeunesses hitlériennes aux camps, du parti nazi au communisme, de la résistance à la résignation, la guerre "ordinaire" autour de cette rue...  une belle galerie de personnages se dessine.

Un angle d'attaque intéressant, qui permet d'alléger le récit, tout comme les "histoires dans l'histoire" et leurs illustrations, et même d'apporter parfois un peu d'humour, de nombreux thèmes abordés, pour un panorama global très riche sur cette période.

A conseiller aux jeunes découvrant cette période!
et curieuse maintenant de voir le film...


Une participation à la lecture commune qui entre en compte pour plusieurs challenges.




dimanche 23 février 2014

Une âme douce - Tchekhov revisité Alexandre Minkine

Une âme douce - Tchekhov revisité de 
Editions des Syrtes16 janvier 2014
Traduit du russe par Luba Jurgenson




Le début

La Cerisaie est une vieille pièce, elle a plus de cent ans. De quoi y est-il question au juste ? Personne ne le sait.
Certains se souviennent que la propriété de l'aristocrate Ranevskaïa est sur le point d'être vendue pour dettes et que le marchand Lopakhine propose une solution : il faut découper la terre en lopins et les louer aux vacanciers.
Quelle est la surface de cette propriété ? Je pose la question à mes connaissances, je la pose aux acteurs qui ont joué dans La Cerisaie, aux metteurs en scène. Réponse unanime : «Je ne sais pas. - C'est normal que tu ne le saches pas. Mais tu dois en avoir une vague idée.» La personne bégaie, cafouille, puis hasarde, hésitante : «Dans les deux hectares ? - Non. La propriété de Ranevskaïa fait plus de mille cent hectares. - Pas possible ! Comment tu sais ? - C'est écrit dans la pièce.»

Une plongée dans le théâtre de Tchékhov.

Dans cette ouvrage, l'auteur s'attache surtout à trois pièces "phares" de Tchekhov: La Cerisaie, La Mouette et Les Trois Sœurs.  Cela tombe bien, j'ai vu les deux dernières cette saison et l'année dernière au théâtre, j'en ai encore pas mal d'images en tête, suffisamment en tout cas pour ne pas me sentir perdue à la lecture de cet ouvrage.
souvenirs : Les Trois sœurs Tchekhov
Les Trois sœurs Tchekhov

 La mouette Tchekhov Garcia cdrt
La mouette Tchekhov Garcia cdrt


Et en lisant  Alexandre Minkine je découvre de nombreux détails qui étaient alors passés inaperçus tant le texte est riche. Il s'agit d'une analyse des personnages, de références à la vie de Tchekhov, à l'histoire de la Russie, mais aussi de réflexions sur des mises en scène différentes de ces pièces (et des incohérences commises par certains metteurs en scène...!) .Une chose est sûre, désormais, je serais plus attentive à mes lectures de Tchekhov!

Le cœur du texte en est leur analyse littéraire, aussi bien de didascalies parfois laissées de côté, que de nombreuses références littéraires qui sont présentes en particulier dans La Mouette, de Hamlet à Maupassant. 
Le tout ne forme pas un texte indigeste, loin de là, l'analyse est entrecoupée d'extraits de pièces ou de correspondances de Tchekhov, et, s'il s'adresse à des lecteurs ayant un minimum de connaissances sur l'oeuvre du dramaturge, il est d'une lecture tout à fait accessible .

Un livre à mon avis incontournable pour toutes celles où ceux qui souhaiteraient mettre en scène ou jouer une pièce de Tchekhov!







challenge théâtre



La mouette 
Les Trois sœurs

vendredi 21 février 2014

voyage à Venise Musées, église, Fenice...

Suite des souvenirs de mon séjour à Venise... après les incontournables évoqués ici : Voyage à Venise 1 , d'autres lieux à ne pas manquer lors d'un séjour à Venise:
flâner sur le bord des canaux ou des quais....
San Giorgio Maggiore  Venise
les gondoles et San Giorgio Maggiore dans le fond


Quelques uns de mes lieux préférés:

La Fenice

 Dans les incontournables, il y a aussi ce magnifique théâtre
 pour lequel là aussi le transport passe par bateau!

la délicieuse bonbonnière de la Fenice, avec une très belle visite dans les coulisses, l'arrière du bâtiment, avec l'entrée côté eau

 

  Pour rester dans le domaine des spectacles

 le Théâtre Malibran

qui dépend actuellement de la Fenice, et doit son nom à la cantatrice Maria Garia Malibran

Teatro Italia

  son lion ailé et son style byzantin 



A visiter à Venise palais et musée

 Après les incontournables palais des doges et basilique Saint-Marc et galerie de l'académie,


 je vous conseillerais d'abord des somptueux palais : Rezzonico, Pesaro, Mocenigo, Ca d'oro afin d'avoir  à travers ces visites un bon aperçu de l'histoire de Venise, mais aussi des regards sur le quotidien, les costumes, le carnaval....et l'art ...

Ca' Rezzonico

et son musée consacré au musée consacré au XVIIIe siècle à Venise, mobilier, peintures (Guardi, Tiepolo... ) à voir!

 Ca Pesaro

 A l'intérieur de la Ca Pesaro ( musée d'art moderne où vous pourrez admirer des  Klimt ,  Chagall, Kandinsky, Klee,  Matisse.... et Musée d'art oriental)

palais Mocenigo


 

pour le palais et pour les costumes... 

  La Ca d'oro

Ca d'oro Venise
 un superbe palais où l'on retrouve des sculptures et des peintures (Mantegna, Titien, Gorgione, Tintoret, Carpaccio, Vivarini, Van Eyck) ainsi que des bronzes.

musée naval

Ensuite, un très beau musée : le musée naval , avec ses gondoles, le Bucentaure....
et la promenade autour de l'arsenal  



Et il en restera encore bien d'autres pour un prochain séjour (un bon prétexte!) 

La pointe de la douane..
 


Eglises
Là encore, de merveilles et merveilles! Pour n'en citer que quelques unes : 
 Basilique Santa Maria della Salute

 Santa-Maria dei Miracoli, et sa façade de marbres polychromes

et son plafond à caissons, un magnifique exemple de l'art de la Renaissance vénitienne
Santa-Maria dei Miracoli
 les Scuola (grande dei Carmini, san Giorgio et san Rocco avec ses Tintoret et ses superbes sculptures sur bois de Francesco Pianta Le Jeune ...) 



l'église San Zaccaria

la Scuola Grande San Marco (hôpital)

 et la  Basilique de San Zanipolo avec la statue  du Colleone (statue équestre en bronze représentant le condottiere Bartolomeo Colleoni)


chiesa di San Geremia e Lucia, côté campo

Campanile de l'église San Giorgio dei Greci
 une église grecque-orthodoxe au campanile qui penche...


A suivre, Venise au fil des ruelles...

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