mercredi 30 octobre 2013

La longue attente de l'ange MAZZUCCO

La longue attente de l'ange  de Melania G. MAZZUCCO

 Présentation de l'éditeur
A la fin du XVIe siècle, à Venise, le peintre vieillissant Giacomo Robusti dit le Tintoret repense à sa vie et à son rôle de père. Il évoque sa fille illégitime Marietta, artiste et femme libre, qui guide le lecteur à travers des anecdotes sur Venise et une galerie de personnages typiques.
Née en 1966, Melania Mazzucco vit à Rome. Elle a publié deux romans encore inédits en France (Il bacio della Medusa, 1996, La camera di Baltus, 1998), tous deux finalistes du prix Strega, qu'elle a obtenu en 2003 avec Vita, publié par Flammarion en 2004.
Publié en Italie sous le titre La Lunga Attesa dell’ Angelo, ce roman est traduit par Dominique Vittoz et publié chez Flammarion.

Mon petit mot
Au soir de sa vie, à l'agonie, le célèbre peintre vénitien, le Tintoret se retourne en arrière. Les souvenirs affluent, essentiellement autour des relations avec ses enfants, et tout particulièrement avec sa fille Marietta.
A travers l'évocation du passé, on entre dans la vie du peintre par la petite porte, rapports hommes-femmes, parents-enfants, rapport à l'argent... mais aussi dans la vie de la Cité, de l'incendie du palais des Doges à la terrible épreuve de la peste, en passant par les couvents, les prostituées, les artisans, les fêtes...
Bref, la fresque d'une époque, de nombreux personnages évoqués, et beaucoup d'informations sur la Venise du XVIème siècle. C'est la Venise des petits et celles des grands, c'est la Venise des peintres : le travail des ateliers, les modèles, les rivalités entre artistes (avec le Titien en particulier), les concours... Le rapport à la religion est également très présent.
Si je connaissais le peintre, je ne m'étais jamais interrogée sur sa vie privée, et celle de sa fille donne envie d'en savoir plus sur la réalité de ce personnage féminin, libre, en décalage avec son époque.
J'ai parfois lu certains paragraphes en diagonale, m'étant moins intéressée à certains personnages, et finissant par éprouver peu de sympathie pour le héros, mais une chose est certaine, tous les amoureux de Venise y trouveront leur compte!

(et je préfère la couverture italienne!)



Marietta Robusti, dite la Tintoretta (1554 - 1590)

une lecture qui donne envie de replonger dans l'oeuvre du peintre et bien sûr d'admirer en particulier:
La Présentation de la Vierge au Temple du Tintoret  l'église de la Madonna dell'Orto.Madonna dell'Orto. Tintoretto. Presentazione di Maria al tempio.

Un livre lu grâce à l'opération Dialogues croisés, merci à Dialogues et à l'éditeur!
C'est une nouvelle participation au challenge rentrée littéraire 2013, il fait également partie du voyage en Italie et d'une plongée artistique :

lundi 28 octobre 2013

Le quatrième mur Sorj Chalandon

Le quatrième mur de Sorj Chalandon
Grasset (21 août 2013)

Présentation de l'éditeur
« L'idée de Sam était belle et folle : monter l'Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé.
Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m'a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l'a fait promettre, à moi, petit théâtreux de patronnage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne... »
Le début
Tripoli, nord du Liban
jeudi 27 octobre 1983
Je suis tombé. Je me suis relevé. Je suis entré dans le garage, titubant entre les gravats. Les flammes, la fumée, la poussière, je recrachais le plâtre qui me brûlait la gorge. J'ai fermé les yeux, les mains sur les oreilles. J'ai heurté un muret, glissé sur des câbles. La moitié du plafond avait été arrachée par l'explosion. Le ciment en feu frappait tout autour avec un bruit de claques. Derrière une carcasse de voiture, un trou. Une crevasse de guerre, un bitume ouvert en pétales jusqu'à son coeur de sable. Je me suis jeté dans les éclats comme on trébuche, corps chiffon, le ventre en décombres. Je tremblais. Jamais je n'avais tremblé comme ça.

Mon petit mot
J'ai choisi ce texte pour Antigone, parce que cette pièce de théâtre fait partie de celles que je relis-revois sur scène toujours avec plaisir, et qui fait beaucoup réfléchir (telle la représentation vue l'année dernière d'Antigone par le jeune théâtre palestinien).
Je pense d'ailleurs que pour bien apprécier Le quatrième mur, il est bon d'avoir l'essentiel de la pièce en tête.
Un roman dur, tout est dit dès le départ, entre le prologue d'Antigone et le premier chapitre, c'est une tragédie que nous allons lire, pas d'espoir, la noirceur de la guerre dans toute son horreur, mais aussi la complexité des relations humaines, des choix, des engagements.
Moi qui connaissais assez mal cette guerre du Liban, j'ai eu envie de faire quelques recherches en complément de cette lecture pour mieux comprendre les différentes forces en présence, les courants religieux, les lieux...
Dur, mais l'efficacité de l'écriture fait que l'on s'accroche.
Comme "Qui es-tu Fritz Haber" est devenu un de mes coups de coeur du dernier festival d'Avignon, alors que le thème n'était au départ à priori pas très accrocheur pour moi, le Quatrième mur m'a fait le même effet.

Merci Krol pour ce livre voyageur.Dans le cadre du challenge rentrée littéraire
j'en arrive à 14:
Livres lus :
1 Consolation de Aumont Nathalie
2 Retour à Patmos de Patricia Emsens
 3 Le fantôme de Truffaut ; une initiation au cinéma de Frederic Sojcher
4 Le doux parfum du scandale, Annalena McAfee – Belfond
5 Pietra viva de Léonor de Récondo
6 Immortelles de Laure Adler
7 Concerto pour la main morte" de Olivier Bleys
8 La vie à côté Mariapia Veladiano
9 Ta gueule! On tourne Jade-Rose Parker 
10  Intermède de Owen Martell
11Sauf les fleurs Nicolas Clément 
12  Corpus equi Diane Ducret
13 L’échange des princesses, Chantal Thomas
14 Le quatrième mur de Sorj Chalandon


Pour prolonger

samedi 26 octobre 2013

Bilan challenge Amérique du Sud-latine

 Je poursuis dans le bilan de mes challenges!

Après le théâtre, le challenge lecture Amérique du Sud - Amérique latine  (toutes les infos pratiques sur ce lien)
 J'avoue être moins active pour ce dernier, cela ne m'empêche pas de découvrir avec plaisir vos coups de cœur concernant la littérature de cette région du monde!




 

 Vos lectures, en commençant par le pays le plus représenté

  8 pour le Brésil dont 3 de Paulo Coelho

  Diadorim - João Guimarães Rosa par Jules
La Couturière de Frances de Pontes Peebles par Eimelle
Jean-Paul Delfino Brasil par Eimelle
L'Alchimiste de Paulo Coelho par Isallysun
Le libraire, de Regis de Sá Moreira. Catherine
Paulo Coelho La cinquième montagne. par Laure
Le manuscrit retrouvé de Paulo Coelho par Laure
«BELEM» D'EDYR AUGUSTO

7 en Argentine

Fin d'un jeu - Julio Cortázar par Jules
La maison en papier, de Carlos María Domínguez. Catherine
 Mathématique du crime, de Guillermo MartínezCatherine
Le théâtre de la mémoire, de Pablo de Santis Catherine
 Contractors, de Marc Wilhem. Catherine
«MATHEMATIQUE DU CRIME» DE GUILLERMO MARTINEZ  Accrobiblio
Luz ou le temps sauvage d'Elsa Osorio  syannelle

6 billets autour de la Colombie:

 dont 3 avis sur le même livre:
"Dans la ville des veuves intrépides" de James Cañon par Mazelannie
Dans la ville des veuves intrépides, de James Cañon par Catherine
Dans la ville des veuves intrépides par Anne
 
Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez par Choulie
Même le silence a une fin de Ingrid Betancourt, par Eimelle
Que viva la musica Andres Caicedo par Eimelle

5 livres autour du Chili:

Le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepúlveda par Clémence
Luis SEPULVEDA, Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler, par Anne
La couleur de la peau, de Ramón Díaz-Eterovic. Catherine
L'obscure mémoire des armes, de Ramón Díaz-Eterovic. Catherine
Isabel Allende Portrait sépia par isallysun

4 au Mexique

L'Homme sans tête de Sergio Gonzalez Rodriguez par Jules

Chocolat amer de Laura Esquivel par Choulie

El último lector, de David Toscana par Catherine 

Martini Shoot F. G. Haghenbeck par Eimelle 

3 : Guyane française

La dernière bagnarde, de Bernadette Pécassou-Camebrac. Catherine
par accrobiblio : «LA DERNIERE BAGNARDE» DE BERNADETTE PECASSOU-CAMEBRAC
Saïmiri, de Béa Deru-Renard et Anne-Catherine De Boel  Catherine
 

1: Cuba

Cinq Cubains à Miami, de Maurice Lemoine. Catherine
 

1 : Uruguay

Carlos Liscano Le lecteur inconstant suivi de Vie de corbeau blanc par Laure

 

  Les participants les plus actifs :

avec 3 billets :  Laure et Jules
avec 4 lectures Accrobiblio
avec 5 : moi!
et Catherine qui tient toujours la tête, et de loin avec 12 lectures, bravo!


  Au plaisir de vous lire!

jeudi 24 octobre 2013

Challenge théâtre bilan avant la dernière ligne droite!

Le challenge se termine le 31 décembre prochain, il est temps de faire un dernier bilan avant la dernière ligne droite!
Toutes les participations et le principe du challenge: theatre-challenge-en-scene-2013 
Il n'est pas trop tard pour nous rejoindre, vos articles publiés depuis le 1 er janvier dernier sont valables, il vous suffira d'y ajouter le logo du challenge et un lien vers cette page ou celle du règlement, n'hésitez pas, c'est très intéressant de pouvoir comparer les points de vue, certaines pièces ont été lues ou vues par 3 ou 4 personnes, cela donne des idées de lecture, comme de sorties au théâtre!

Nous en sommes à 96 chroniques publiées pour 20 inscrits, qui postera la 100ème? 

Un bilan cette fois par auteurs de théâtre pour regrouper les pièces que nous sommes plusieurs à avoir lues ou vues :
Shakespeare et Molière arrivent en tête des auteurs les plus lus - vus pour ce challenge :

Shakespeare Roméo et Juliette, William Shakespeare
 Roméo et Juliette
The Tempest – William Shakespeare
Shakespeare : Coriolan
Un livre/un film : Macbeth de William Shakespeare
  Beaucoup de bruit pour rien de William Shakespeare 
  Une tempête d'Aimé Césaire, d'après d'Une tempête de William Shakespeare
 Lear In town d'après Shakespeare
Kiss Richard Marc Citti William Shakespeare 
 
Molière
Tartuffe Molière
L'Avare Molière
Le Misanthrope : Molière MES Sivadier 
L'Ecole des femmes, Molière
Le médecin malgré lui, Molière Don Juan, Molière 
Le Misanthrope Molière / Alceste à bicyclette 
Les femmes savantes Molière Delcampe 
LE MEDECIN MALGRE LUI Molière


Hugo:
Lucrèce Borgia Victor Hugo (pièce revisitée par Lucie Berelowitsch) 
LUCRÈCE BORGIA Hugo/Berelowitsch/Hands 
Hernani, Victor Hugo 
Hernani – Victor Hugo
Ruy Blas, Victor Hugo 
Ruy Blas victor Hugo

Anouilh
 Antigone de Jean Arnouilh 
 Oedipe ou le roi boiteux, de Jean Anouilh
 Antigone, Jean Anouilh
Antigone, mise en scène de Nicolas Briançon
 Antigone – Jean Anouilh  

Wilde
  L'Importance d'être constant, Oscar Wilde
L'importance d'être Wilde de Philippe Honoré au festival Off D'Avignon 2013
L'éventail de Lady Windermere, Oscar Wilde 


Sophocle
 Antigone De Sophocle Mise en scène Adel Hakim
 Oedipe roi, Sophocle
Antigone

Racine
 berenice-racine
 BRITANNICUS Jean Racine

Rostand 
Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand 
Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand


Musset
On ne badine pas avec l’amour, Alfred de Musset
les caprices de marianne" de Musset
 
Lydie Salvayre
 Festival OFF d'Avignon  La compagnie des spectres de Lydie Salvayre et Zabou Breitman
La Compagnie des spectres
La Compagnie des spectres Zabou Breitman

Pagnol
César, Pagnol
Topaze de Marcel Pagnol 
La fille du puisatier, de Marcel Pagnol.

Cendrillon - Joël Pommerat 
Le Petit Chaperon Rouge- Joël Pommerat


Pygmalion – George Bernard Shaw 
Pygmalion, George Bernard Shaw 

 Harold et Maude, de Colin Higgins et adaptation de Jean-Claude Carrière.
 Harold et Maude, de Colin Higgins


Et les autres, en vrac!
  Marivaux ; le Jeu de l'Amour et du Hasard
"Collaboration" au théâtre de la Madeleine
R. Rose Douze Hommes en Colere 
La P... Respectueuse Sartre
E. Bond Les enfants suivi de Onze débardeurs 
Metellus- Toussaint-Louverture
Rousseau Narcisse ou l'amant de lui-même
"Oh les beaux jours" de Beckett, au théâtre de l'Atelier, avec Catherine Frot
quartier lointain 
Les Bâtisseurs d’Empire ou Le Schmürz de Boris Vian
La Peau de castor de Gerhart Hauptmann 
L’étranger d’Albert Camus, mise en scène Stéphane Batlle.
Inventaires de Ph. Minyana
Ouasmok ? Sylvain Levey
  "La promesse de l'aube", Romain Gary au théâtre des Mathurins
Histoire du soldat" Igor Stravinski et Charles Ferdinand-Ramuz.
 Ubu Kiraly : Alfred Jarry, Alain Timar et la Compagnie hongroise du Cluj 
Angelica Liddell, Todo el cielo sobre la tierra
Binari, mémoire d'une mère par la compagnie Mac Théâtre 
  Christian Armengaud : L'art vivant de la marionnette 
Partita 2 avec Anna Teresa De Keersmaeker et Boris Charmatz 
La dame d'Ithaque de Isabelle Pirot et David Pharao
LA GUERRE DE TROIE N'AURA PAS LIEU Jean Giraudoux
L’enfant et les sortilèges, mise en scène Alexandre Camerlo
The Jew of Malta – Christopher Marlowe (circa 1590)
La Mort qui fait le trottoir (Don Juan) – Henry de Montherlant (1956)
Marie Dorval et Frédérick Lemaître Trente ans ou la vie d'un joueur 1827 
UNE SEMAINE PAS PLUS !
Antony, Alexandre Dumas, Marie Dorval
Le roi se meurt Ionesco Valérie Karsenti Michel Bouquet (DVD)
des-jours-et-des-nuits à Chartres
L'art du costume à la comédie française 
Dans la solitude des champs de coton Koltes CDRT Mise en scène Gilles Bouillon 
  Regardez mais ne touchez pas Théophile Gautier JEAN-CLAUDE PENCHENAT
 
Félicitations particulières à Claudialucia et Adeuxlignes qui tiennent la tête!

Nous avons pu également comparer nos points de vue sur des pièces passées par le festival d'Avignon 2013 : certaines pièces tournent toujours, il y a des coups de cœur à ne pas manquer!
Le festival d'Avignon par Eimelle
Le Festival d'Avignon par Claudialucia

Ont déjà réussi voir dépassé leur objectif :
- Philisine Cave  avec 5 chroniques sur 5
- Bina : avec 9 (sur 8)
Claudialucia 13 sur 12
Adeuxlignes 13 sur 12
et moi Eimelle 27



mardi 22 octobre 2013

L'échange des princesses

L'échange des princesses de Chantal Thomas Seuil août 2013Présentation

En 1721, Philippe d’Orléans est Régent, dans l’attente que Louis XV atteigne la maturité légale. L’exercice du pouvoir est agréable, il y prend goût. Surgit alors dans sa tête une idée de génie : proposer à Philippe V d’Espagne un mariage entre Louis XV, âgé de onze ans, et la très jeune Infante, Maria Anna Victoria, âgée de quatre ans, qui ne pourra donc enfanter qu’une décennie plus tard. Ce laps de temps permet l’espoir d’un "malheur" qui l’assiérait définitivement sur le trône de France… Et il ne s’arrête pas là : il propose aussi de donner sa fille, Mademoiselle de Montpensier, comme épouse au jeune prince des Asturies, futur héritier du trône d’Espagne, pour conforter ses positions. La réaction à Madrid est enthousiaste, et les choses se mettent vite en place. L’échange des princesses a lieu début 1722, en grande pompe, sur une petite île au milieu de la Bidassoa, la rivière qui fait office de frontière entre les deux royaumes. Tout pourrait aller pour le mieux. Mais rien ne marchera comme prévu. Louis XV dédaigne l’Infante perdue dans l’immensité subtile et tourbillonnante du Louvre et de Versailles ; en Espagne, Mademoiselle de Montpensier ne joue pas le jeu et se refuse à son mari, au grand dam de ses beaux-parents Philippe V et Elisabeth de Farnèse. À la fin, un nouvel échange a lieu, beaucoup plus discret cette fois : chacune des princesses retourne dans son pays…

 Marie Anne Victoire  par Alexis Simon Belle.

L'infante Marie Anne Victoire avec Louis XV par François de Troy.

Mon petit mot:

Qu'elles ne font pas rêver ces vies de princesses!

Pions sur l'échiquier politique, des enfants propulsées dans un monde inconnu, coupées de leur repères, allant de désillusions en drames, les intrigues autour d'elles sont plus noires les unes que les autres.
J'avais choisi ce livre suite au voyage fait au printemps dernier en Castille, et j'ai retrouvé avec plaisir personnages évoqués alors, et lieux visités, du glacial Escurial à la Granja, lier souvenirs, images et ce texte est un vrai plaisir!
Je connaissais donc (hélas) la fin de l'histoire, mais cela ne m'a pas empêchée d'apprécier la lecture, entre vie quotidienne et lettres d'archives intégrées au roman, on plonge dans une époque, de Versailles à Madrid, des routes dangereuses à Paris, d'un monde à l'autre, avec beaucoup de détails.

Ce livre complète également la lecture de cet autre roman historique lu alors :

 challenge
Lu dans le cadre du challenge rentrée littéraire, ce qui en fait mon 13ème:
Livres lus :
1 Consolation de Aumont Nathalie
2 Retour à Patmos de Patricia Emsens
 3 Le fantôme de Truffaut ; une initiation au cinéma de Frederic Sojcher
4 Le doux parfum du scandale, Annalena McAfee – Belfond
5 Pietra viva de Léonor de Récondo
6 Immortelles de Laure Adler
7 Concerto pour la main morte" de Olivier Bleys
8 La vie à côté Mariapia Veladiano
9 Ta gueule! On tourne Jade-Rose Parker 
10  Intermède de Owen Martell
11Sauf les fleurs Nicolas Clément 
12  Corpus equi Diane Ducret
13 L’échange des princesses, Chantal Thomas

dimanche 20 octobre 2013

Lecture Mary Cassatt

la lecture
Mary Cassatt 1876
Parce qu'il n'est pas toujours facile de trouver la bonne position pour lire dans le canapé!
En tout cas, cocooning, na!

vendredi 18 octobre 2013

Corpus Equi Diane Ducret

 Corpus Equi  Diane DUCRET
Éditions Perrin août 2013

Présentation de l’éditeur
« Il est un lieu précis de l’existence où l’ombre et le corps se rejoignent. Ce moment-là il faut le saisir, marcher face au soleil, mettre le pied à l’étrier qui s’offre à vous, triompher de la gravité, galoper sans soucis de gloire ou de fortune, à l’ère mécanique ne pas aller bien vite peut-être, mais libre. » Il est des rencontres dont la chaleur suffit à emplir toute une vie et dont le deuil vous laisse estropié à jamais.
On peut vous dire à quinze ans que vous ne remarcherez jamais plus, et se retrouver pourtant à trente debout sur un cheval au galop, dont le corps sacré et vibrant vous guérit de ces années de désespoir. Telle est la vertu de l’alliance millénaire entre l’homme et sa plus noble conquête, où brillèrent Bellérophon et Pégase, Alexandre et Bucéphale, comme d’autres couples mythiques évoqués ici en miroir d’une destinée d’aujourd’hui.
Le cheval y est la métaphore du retour à l’enfance, de la douleur éprouvée et surmontée, du refus de la fatalité.
Diane Ducret, normalienne et journaliste, passe son enfance en Belgique puis au Pays Basque et poursuit des études de philosophie à la Sorbonne et à l' cole normale supérieure de la rue d’Ulm. Elle part ensuite étudier en Italie avant de revenir en France. Passionnée d'histoire, après avoir collaboré à l'écriture de films documentaires historiques pour l'émission Des Racines & des Ailes, elle présente en 2009 Le Forum de l'Histoire, sur la chaîne éponyme. Diane Ducret est aussi chroniqueuse occasionnelle sur Europe 1. Elle se fait connaître en 2011 en publiant le très remarqué Femmes de dictateur (Perrin), deux volumes consacrés aux épouses des tyrans qui ont fait trembler le monde, best-seller en France qui sera traduit en 18 langues. En 2013, elle passe au roman avec Corpus Equi, genre de fiction autobiographique, récit de la relation fusionnelle d’une jeune femme avec son cheval. L’auteur, cavalière émérite, a pu vivre cette relation à l’adolescente. En effet, à l’âge de quinze ans, elle est aux portes de l'équipe de France junior de compétition avant qu'un grave accident ne l'éloigne des carrières et parcours d’obstacles.

Le début
Il était un Eden où vivait une créature bienheureuse, dans laquelle chacun des dieux, afin de donner naissance à une âme qui leur ressemblerait toutà fait, avait mis un peu de soi. Mi-homme mi-femme, on ne sait quel était son sexe. L'être primitif se suffisait à lui-même et ne connaissait pas la déchirure du manque.

Mon petit mot
Ce livre est un roman... ou autre chose... des parts biographiques, des pages historiques, l'histoire d'une jeune fille et surtout d'une rencontre : de cette adolescente un peu perdue et d'un cheval "vilain petit canard". Ensemble, ils vont se trouver, se construire et atteindre un temps de bonheur parfait et de succès en compétitions. Jusqu'au double drame. Sa blessure à elle qui l'empêche de marcher. Sa mort à lui.
La dérive ensuite, et la reconstruction.
Mais ce que je retiendrais de ce roman, et qui en fait la spécificité (et surprend un peu au départ) ce sont les ouvertures de chapitres qui convoquent chevaux mythologiques et mythiques . De Pégase à Zingaro, autant de chevaux dont les bribes d'histoires aident à réfléchir et à avancer. Des images de chevauchées fantastiques naissent à la lecture, voilà qui donne envie de la prolonger en replongeant dans certaines de ces histoires... 
Les amoureux des chevaux y trouveront leur compte, les amateurs d'histoire sans doute également. 

Un livre lu grâce à l'opération Masse critique de Babelio, merci à eux!


mercredi 16 octobre 2013

Don Giovanni opéra de Tours Ossonce Oriol

Des répétitions 

Lors des portes ouvertes du grand théâtre de Tours le week-end dernier, nous avons pu non seulement assister à des répétitions de l'opéra en préparation Don Giovanni de Mozart mais aussi visiter les coulisses, de quoi découvrir le début du décor de ce Don Giovanni côté recto, un beau travail sur les lignes et les perspectives, entre marqueterie pour les intérieurs et esprit béton pour les extérieurs, différentes hauteurs à exploiter, ce que les répétitions et les premiers éclairages en ont laissé voir est intéressant!

Entre plateau et coulisses... un dispositif scénique à la fois sobre, intemporel,  et permettant d'envisager du mouvement
Suite des clichés version répétitions,  entre scène et salle, en passant au dessus de la fosse d'orchestre...

et verso... impressionnant contraste entre le côté salle et l'envers du décor!
 version notice de montage!


Le lustre du théâtre et celui du décor....

Vu d'en haut



Quelques tests concernant la fermeture du rideau, que le décor ne le bloque pas...

Vu des cintres, un morceau du sol...

les accessoires de la scène de banquet et les masques attendent leur tour en coulisses...

et ensuite, place à la musique!

Aux représentations 

Don Giovanni Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Livret de Lorenzo da Ponte, d'après Giovanni Bertati Création le 29 octobre 1787 à Prague
Photo


Direction : Jean-Yves Ossonce
Mise en scène : Oriol Tomas
Décors et costumes : Laurence Mongeau
Lumières : Marc Delamézière

Don Giovanni : Tassis Christoyannis
Leporello : Tomislav Lavoie
Donna Anna : Omo Bello
Donna Elvira : Marianne Fiset
Don Ottavio : Yves Saelens
Zerlina : Albane Carrère
Masetto : Nicolas Certenais
Le Commandeur : Nika Guliashvili

Orchestre Symphonique Région Centre-Tours
Choeurs de l'Opéra de Tours et Choeurs Supplémentaires

Nouvelle coproduction décors, costumes et accessoires Opéra de Tours/Opéra de Reims - Réalisée dans les ateliers de l'Opéra de Tours
11,13,15 octobre 2013  Opéra de Tours Grand Théâtre

J'ai assisté hier à la dernière représentation, l'occasion de boucler la boucle après les répétitions! Une belle soirée musicale, où l'’œil était dirigé un peu différemment,  guettant quelques détails de scènes qui avaient été travaillées lors de ses répétitions publiques et comment ils avaient été réglés, des pleureuses à la couleur du deuxième costume de Zerlina, bref, un parcours très intéressant autour de cette œuvre.

et un reportage vidéo sur cette production:

Le prochain sera
Passionnément - Messager pour les fêtes de fin d'année.

samedi 12 octobre 2013

Sauf les fleurs Nicolas Clément

Nicolas Clément  Sauf les fleurs.
Éditeur : Buchet Chastel - Parution : Août 2013

Présentation de l'éditeur
Marthe vit à la ferme avec ses parents et son frère Léonce. Le père est mutique et violent, mais l’amour de la mère, l’enfance de Léonce et la chaleur des bêtes font tout le bonheur de vivre.
À seize ans, elle rencontre Florent et découvre que les corps peuvent aussi être doux. Deux ans plus tard, le drame survient. Les fleurs sont piétinées, mais la catastrophe laisse intacts l’amour du petit frère et celui des mots.
Une histoire bouleversante et charnelle, une langue d’une puissance étincelante : la voix de Marthe, musicale et nue, accompagnera le lecteur pour longtemps.

« Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m’interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat pour ne pas oublier qui j’étais. [...] Je n’ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d’avant. Je tombe rond ; mon compte est bon. »


Le début
 Notre ferme n’est pas grande, mais c’est notre ferme. Nous y vivons à quatre, toutes les chambres nous vont, retournées ou rangées. Quand la neige avale nos pelles, j’apprends à coudre sur une machine ajustée à mes doigts, d’où naissent de longues robes dessinées sans faiblir. Avec mes aiguilles, je m’installe avant la traite face au jardin brouillon entrelacé de coloquintes. Ma machine à coudre est une Singer offerte par Maman, la rigueur de mes points en dépend. J’ai toujours un vêtement sur le métier, un velours à bâtir, un ourlet à marquer. J’aime habiller Maman, l’inviter dans ma chambre, recevoir son miroir, couvrir ses cicatrices.


Mon petit mot
 De ce court texte, ce qui frappe au premier abord, c'est la langue, de la poésie qui fait mouche, qui fait mal. Car l'histoire est tragique. Violence conjugale, violence sur les enfants. Jusqu'au pire. Des mots qui s'enroulent et se déroulent et permettent de dire des choses terribles... sans en avoir l'air... sous les fleurs, le sang... Il y aussi l'importance des livres pour tenir la tête hors de l'eau, et d'Eschyle en particulier et les échos à la tragédie grecque.
Bref, un premier roman pour lequel il n'est facile de trouver des mots tant ceux de l'auteur vous trottent en tête. Un livre lu d'une traite pour savoir comment tout cela allait finir, et que je relirai avec plaisir pour encore mieux apprécier la langue, et parce que désormais, je sais quand l’héroïne l'a écrit, à destination de son frère, et depuis quel endroit.Et un livre qui donne en prime envie de se replonger dans les auteurs grecs.

Dans le cadre du challenge rentrée littéraire 2013 et du défi premier roman


jeudi 10 octobre 2013

Les toits et théâtres de Tours

Toujours lors des portes ouvertes au grand théâtre de Tours le week-end dernier...

Les toits de Tours vus du grand théâtre
Vous connaissiez déjà la vue sur la cathédrale :
la-cathedrale-saint-gatien-vue-du-grand.théâtre

Voici la version du week-end dernier, malheureusement plus dans les nuages

Les tours du château de Tours à gauche, la cathédrale à droite
La même à l'issue de la répétition du soir...

Mais aussi les vues des autres côtés du bâtiments, les toits du grand théâtre...


côté hôtel de ville
côté rue Corneille


côté Rue de la Scellerie en direction de la rue Nationale
à gauche, la façade de verre du théâtre du CDRT nouvel olympia, à droite la basilique St Martin et la tour Charlemagne

un quartier de Tours serré autour de ses théâtres!

La façade du Nouvel Olympia de plus près et les reflets de la rue de Lucé...

maisons à pan de bois , tuffeau et verre...

Bref, un bien joli point de vue sur la ville!

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