mardi 30 avril 2013

Place de Sienne, coté ombre Carlo Fruttero et Franco Lucentini

Fruttero Carlo et  Lucentini Franco Place de Sienne, coté ombre


Vous êtes un parfait couple moyen milanais : l'avocat Maggioni et sa femme Valeria, en route dans une voiture moyenne pour Sienne. Survient un formidable orage : des chevaux passent dans la brume, Madame reconnaît la route qu'il faut prendre à gauche et se trompe d'embranchement ; vous voici débarquant dans une villa luxueuse où des Siennois raffinés, doublés de deux serviteurs philippins, vous abritent.
C'est là l'enclenchement de l'engrenage. Qui explique que trois jours plus tard, pour la grande course du Palio, vous, Monsieur, vous trouviez à une fenêtre en compagnie de la trop jolie et trop jeune Ginevra ; cependant que vous, Madame, observez la course d'une autre fenêtre, appuyée à l'épaule du don Juan Guidobaldo. Vous observez la course, mais, à vrai dire, chacun épie surtout l'autre. Et c'est bien autre chose encore que vous êtes là à attendre, à tenter de comprendre. Qui donc est le jockey Puddu, sorte de gnome grossier et triomphal, qui vous a mordue très incongrûment, Madame ? Et qu'est-ce que ce mort trouvé dans la villa, une vipère autour du cou ? Et qu'est-ce que cette histoire embrouillée du Palio disputé par dix-sept contrade (quartiers) cependant que six contrade «mortes» n'ont plus le droit de courir ? Et quel rapport entre toutes ces contrade et les habitants de la villa?
Autant d'énigmes auxquelles vous ne pourrez plus vous arracher -peut-être bien parce que c'est avec vous-même qu'à la fin de l'enquête vous avez rendez-vous. 

Incipit
Voilà maintenant plus d'une demi-heure que l'avocat Maggioni est posté à cette fenêtre; en dessous de lui continue à défiler avec une extrême lenteur le cortège qui précède la course du Palio de Sienne.

Mon avis : Livre lu au retour d'une semaine en Toscane, conseillé par la guide qui nous avait fait découvrir Sienne, que l'on retrouve avec plaisir dans ce livre surprenant... polar? Non, plus que ça..., on va de surprises en surprises, tout en replongeant avec plaisir dans cette ville particulière.


 

lundi 29 avril 2013

Jean-Paul Delfino Brasil


Jean-Paul Delfino Brasil 
Editeur : le Passage 07/03/2013

Présentation de l'éditeur:
Rio de Janeiro, 1821. Vaincu par les manigances de Cour de la noblesse portugaise et des Cortes, Dom Joao VI, roi du Brésil, se voit dans l'obligation de rejoindre Lisbonne et la vieille Europe. Derrière lui, il abandonne une colonie sur le point de conquérir son indépendance et qui sera désormais dirigée par son fils, Dom Pedro I, un être infâme et tyrannique qui s'autoproclamera bientôt premier empereur du Brésil.
Irrésistiblement attirée par les fastes du pouvoir et du palais impérial, la jeune Madalena, fille de la très estimée Dona Josefina, gardienne d'un culte spirite, va tout quitter pour cet empereur de pacotille. Hélas, rapidement réduite à l'état d'esclave par celui-ci, elle ne rêvera que de vengeance et d'assassinat pendant que sa fille Marina et son mari , afin d'échapper aux soldats de l'empereur, sillonneront le pays en intégrant une troupe de cirque.
Dans un pays qui n'aspire qu'à la modernité, où les gens de la rue côtoient des capitaines d'industries aux fortunes colossales, où les immeubles luxueux se multiplient et où les immigrants affluent par milliers pour se bâtir de nouvelles vies, cette fresque historique, obéissant à un sens profond du romanesque, emporte le lecteur dans un tourbillon d'aventures et d'émotions qui constitue un véritable chant d'amour pour le Brésil.

Brasil est le septième volume de la Suite brésilienne de Jean-Paul Delfino, une fresque commencée en 2005 avec Corcovado et qui couvre une période de près de trois siècles.

Jean-Paul Delfino vit et travaille à Aix-en-Provence. Il a notamment publié Corcovado (2005, Prix Amerigo Vespucci), Dans l'ombre du Condor (2006), Samba triste (2007), Zumbi (2009), Pour tout l'or du Brésil (2011) et Pour l'amour de Rio (2012). Il est également auteur de documents et d'ouvrages pour la jeunesse.


 Le début:
Quelques semaines s’étaient écoulées depuis que Dom João VI, sous la pression des Cortes , avait dû abandonner son palais carioca et repartir pour Lisbonne. Dans la vieille Europe, après les débâcles successives de Napoléon, les cabales s’étaient multipliées à l’envi et c’était un nommé Beresford, maréchal anglais de son état qui, au vu et au su de chacun, avait tout d’abord dirigé le Portugal d’une poigne d’acier. La population s’en était émue, avait fomenté des révoltes qui, dans leur immense majorité, avaient été
étouffées dans l’œuf. Désormais, les Lisboètes en appelaient au roi pour sauver la patrie et c’était pour cette raison que, la mort dans l’âme, poussé dans ses derniers retranchements par des injonctions toujours plus pressantes, Dom João VI avait dû se résoudre à abandonner sa colonie, ce Brésil qu’il avait tout d’abord méprisé durant les premiers mois qui avaient suivi son arrivée, puis qu’il avait chéri par la suite comme il n’avait jamais aimé quiconque depuis le début de son existence.


Mon petit mot:
Un livre choisi dans le cadre du challenge Amérique latine - Amérique du Sud,  grâce à l'opération Dialogues croisés (un grand merci à eux et à l'éditeur lepassage-editions pour cette belle découverte) pour  les pages de cette histoire du Brésil qu'il nous propose.
Je connaissais peu l'histoire de cette période pour ce pays, et je n'avais pas lu les premiers volumes de cette série, alors j'ai commencé par quelques recherches en parallèle à la lecture pour me replonger dans le contexte et mieux comprendre personnages et situations. Ne pas avoir lu les premiers volumes ne m'a pas handicapée plus que cela, mais j'irais d'ici peu faire un tour en bibliothèque pour au moins les feuilleter et mieux comprendre le personnage de Dom João.

Brasil est un roman historique bien documenté qui nous plonge dans  le Brésil des années 1820, à la fois du point de vue politique, le roi, sa succession, les Cortès, les rapports avec le Portugal, la France, les autres pays , mais aussi sa population, esclaves comme membres de la cour et entourage du prince. On passe des plus pauvres au plus riches, de la misère, des croyances diverses, aux complots politiques, et l'on découvre ainsi différentes facettes du pays : palais, campagnes, cirque... Au fur et à mesure, un monde se livre, entre mots de vocabulaire, gastronomie, plantes, musique... des images naissent et donnent une belle vision de ce pays en pleine mutation. Et puis il y a ce prince odieux, et cette femme amoureuse, et l'histoire qui les lie, mais qui m'a finalement moins transportée que la découverte historico-culturelle du Brésil du XIX qui sera ce que je retiendrais essentiellement de cette belle lecture. 






samedi 27 avril 2013

Alexandre Calder ou les mobiles célestes Dominique Maurizi

Alexandre Calder ou les mobiles célestes


Auteur : Dominique Maurizi
Illustrateur : Dominique Maurizi
Editeur : A dos d'âne
Collection : Des graines et des guides
Avril 2013


présentation par l'éditeur : Après avoir créé le plus petit cirque du monde et dessiné des figures en fil de fer dans l’espace, Alexander Calder est l’inventeur des mobiles : sculptures en mouvement, planètes, faune et flore qui dansent dans les airs. Un portrait magnifique signé Dominique Maurizi qui a également réalisé les illustrations.

Ecrivain et artiste, Dominique Maurizi est l'auteur de récits, de courtes nouvelles et de livres de poèmes, publiés notamment aux éditions Albertine et Isolato. Elle peint, dessine et photographie.

A destination des 7-12 ans et plus, la première collection Des graines et des guides dessine une série de portraits de femmes et d'hommes qui ont changé notre époque. Ecrivains, artistes, cinéastes, musiciens, scientifiques...Ecrit avec simplicité, présenté avec clarté, largement illustré de dessins d'artistes, chaque livre propose une approche poétique et ludique.
Ils se veulent accessibles à tous et sont conçus pour être lus dans le cercle familial ou bien scolaire dans une démarche pédagogique.
Ces ouvrages de 48 pages, d'un format carte postale que les enfants apprécient sont vendus 7 € et 7,5 €.


Mon petit mot:
Un livre d'art à destination des enfants, découvert grâce à l'opération Masse Critique de Babelio

 et choisi pour son lien avec l'histoire de ma région, puisque Calder a résidé en Indre-et-Loire, à Saché, où il avait installé son atelier. Il a fait don à la commune d'un mobile installé face à l'église.  Ses Stabiles, sculptures monumentales composées de plaques de métal rivées entre elles figurant parmi les œuvres les plus étonnantes du XXe siècle, furent imaginées et assemblées à Saché, en collaboration avec l’entreprise Biemont de Tours, dont L'Homme, tout en acier inoxydable, de 24 mètres de haut, commandé pour l'Exposition universelle de Montréal en 1967. Alexander Calder a également fait don à l'université de Tours d'un stabile placé dans le parc de l'institut universitaire de technologie. Un troisième stabile est exposé à Amboise, dans la cour du lycée Chaptal. En 2008, une exposition Calder a eu lieu au château de Tours.

expo Calder Tours
Avec de nombreuses illustrations en noir et blanc, aux techniques variées, qui donnent envie aux petits lecteurs de se lancer à leur tour dans des réalisations "à la manière de" ,  ce petit livre relate la vie de l'artiste (une chronologie termine l'ouvrage) , de son enfance à sa carrière artistique. Les liens entre dessin et travail du fil de fer, l'influence du cirque, son évolution vers l'abstraction ,  le monde des artistes de l'époque, Mondrian Le Corbusier... c'est une promenade complète dans les essentiels pour comprendre l’œuvre de cet artiste. Une bonne approche pour les petits, une bonne révision pour les grands!
Je découvre la collection "Des graines et des guides" avec cet ouvrage et je vais la garder en réserve, à la fois pour les enfants de mon entourage, et pour une première approche pour moi de certains personnages que je connais mal!

Un seul regret, les illustrations étant en noir et blanc, l'envie de se lancer tout de suite sur internet à la recherche de reproductions d'oeuvres de l'artiste en couleur.
une lecture dans le cadre du challenge

lundi 22 avril 2013

lectrice Gyula Benczur

Gyula Benczur Femme lisant 1875
Quand le printemps donne des idées... lecture bucolique...
Bonne journée à toutes et tous!

samedi 20 avril 2013

Chenonceau décor des Huguenots

De la Touraine à l'opéra... où quand un château de la Loire (ou du Cher) sert de décor à un opéra: Les Huguenots opéra en cinq actes et trois tableaux de Giacomo Meyerbeer, sur un livret en français d’Eugène Scribe et Émile Deschamps, créé le 29 février 1836 à l’Opéra de Paris



Les lieux de l'opéra:
Acte I :Une salle du château du comte de Nevers, en Touraine.
Acte II Les jardins du château de Chenonceau.
Acte IIILe Pré-aux-Clercs sur les bords de la Seine à Paris
Acte IV Un appartement dans l’hôtel du comte de Nevers à Paris
Acte V
1er tableau La salle de bal de l’Hôtel de Nesle.
2e tableau Un cimetière attenant à une petite église parisienne
3e tableau Un quai de Paris

Une des représentations de ces fameux jardins du château de Chenonceau pour l'acte II,lithographie de Deshayes, d'après le décor de l'atelier Séchan, Feuchère et Cie.


un décor très réaliste!
décor Chenonceau

mercredi 17 avril 2013

Lady in White Reading Emilie Caroline Mundt

Lady in White Reading par Emilie Caroline Mundt
c'est le printemps!
Envies de promenades.... et de lecture!
A bientôt!

dimanche 14 avril 2013

Ballet du Grand Théâtre de Genève Millepied Amoveo, Le Spectre de la rose et Les Sylphides Malraux Joué les Tours


Espace Malraux Joué les Tours, avril 2013

Ballet du Grand Théâtre de Genève
Directeur général : Tobias Richter
Directeur du Ballet : Philippe Cohen
Amoveo, Le Spectre de la rose et Les Sylphides

Présentation du théâtre
Pour réactualiser ces deux grands ballets russes de Serge de Diaghilev, le directeur du Ballet du Grand Théâtre de Genève a fait appel à Benjamin Millepied. Il présente Le Spectre de la rose, sur une musique
de Carl Maria von Weber, et Les Sylphides, sur la partition de Frédéric Chopin. L’institution genevoise n’a pas attendu que cet artiste règle les chorégraphies du film Black Swan pour s’attacher ses services.
Dans sa version des Sylphides, il n’y a pas qu’un homme mais plusieurs, pour faire évoluer l’ensemble de la compagnie. Dans la  troisième pièce, Amoveo, il met en scène la naissance d’un couple et son évolution.
Benjamin Millepied a également revisité Le Spectre de la rose, en instaurant trois spectres au lieu d’un.
Entre le cinéma et la danse, entre l’interprétation et la chorégraphie, entre New York et Los Angeles, entre les États-Unis et la France où il est né voici trente-cinq ans, entre le studio et la publicité, Benjamin Millepied n’a pas envie de choisir. Ou plutôt, son choix est justement d’être sur plusieurs terrains à la fois. Il ne court pas, il vole et décidément, tout lui sourit ! Millepied compose là des partitions d’aujourd’hui, en conservant un certain romantisme mais parées de couleurs pop. 

Ballet du Grand Théâtre de Genève - Le Spectre... par Le_Trait_dUnion
AMOVEO - création pour le Ballet de l’Opéra de Paris 2009 – entrée au répertoire du Ballet du Grand Théâtre de Genève 2012 - 11 danseurs
chorégraphie Benjamin Millepied - scénographie, costumes Paul Cox - musique Philip Glass
LE SPECTRE DE LA ROSE - 2011 - 4 danseurs
chorégraphie Benjamin Millepied - scénographie, costumes Paul Cox - lumières Madjid Hakimi - musique Carl Maria von Weber
LES SYLPHIDES - 2011 - 20 danseurs
chorégraphie Benjamin Millepied - scénographie, costumes Paul Cox - lumières Madjid Hakimi - musique Frédéric Chopin


Ballet du Grand Théâtre de Genève - Les Sylphides par Le_Trait_dUnion

Mon petit mot: 
J'avais apprécié le travail du chorégraphe sur le film Black Swan, je partais confiante et ne fut pas déçue. Juste le temps de se mettre en route, je n'ai pas une grande culture en matière de danse, je fonctionne au coup de coeur, le début d'Amoveo m'a un peu laissée de côté, entre l'écran vidéo, la musique de P. Glass, et puis à partir du premier pas de deux, ça y est, la magie et la virtuosité des danseuses et danseurs opère. Des décors très graphiques, des petites touches d'humour, avec une petite préférence personnelle pour Le Spectre de la Rose, autour de Sarawanee Tanatanit.

vendredi 12 avril 2013

Tous à l'opéra Grand théâtre Tours 2013

A la parution du programme de la manifestation 2013 de Tous à l'opéra, je suis ravie de ce que propose le grand théâtre de Tours en comparaison à d'autres maisons d'opéras, puisqu'à nouveau, entre deux animations et visites, il sera possible d'assister à des répétitions, excellent moyen d'élargir sa culture opératique et musicale!

Le programme pour l'opéra de Tours:

Samedi 11 mai
parcours guidés thématiques
- Parcours Orchestre
Parcours Historique
Parcours Coulisses
Parcours Décors et Costumes
Parcours Technique de scène
Atelier  Parents/Enfants et Parcours ludiques pour les enfants

Atelier découverte du chant choral avec Emmanuel Trenque

9h30 -12h30  Répétition  de l’orchestre en fosse
13h45 -17h:  Répétition  de  l'Aiglon  : filage piano avec costumes.
19h -22h  Répétition de  l'Aiglon  : musicale solistes , choeurs et orchestre

Pour retrouver la programmation des autres opéras : http://www.tous-a-lopera.fr/2013/

Quelques infos sur cette production qui sera en répétition (jouée les 17, 19 et 21 mai) :

L'Aiglon
Drame musical en 5 actes de Jacques IBERT (1937), D'après la pièce d'Edmond Rostand (1900) adaptée par Henri Caïn
Production Opéra de Marseille
Direction Jean-Yves Ossonce
Mise en scène Renée Auphan d'après la production de Patrice Caurier et Moshe Leiser
Décors Christian Fenouillat
Costumes Agostino Cavalca Ruiz
Lumières Christophe Forey

Duc de Reichstadt Carine Séchaye
Séraphin Flambeau Marc Barrard
Prince de Metternich Franco Pomponi
Maréchal Marmont Benoît Capt
Attaché militaire français Christophe Berry
Marie-Louise duchesse de Parme Marie Karall
Orchestre Symphonique Région Centre – Tours, Chœurs de l’Opéra de Tours


mercredi 10 avril 2013

Des Jours et des nuits à Chartres CDRT Femme tondue pour avoir eu un enfant d’un soldat allemand Robert Capa

Extraits de la présentation du CDRT
Des jours et des nuits à Chartres
De Henning Mankell · Traduction Terje Sinding
Mise en scène Daniel Benoin au TNN


Avec
Catherine Marques  Edith, veuve de guerre
Pierre Blain  Raphaël, résistant français
Paul Chariéras  Georges, père de Simone
Paulo Correia  Dominique, résistant français
Juliette Roudet  Marie, amie de Simone
Frédéric de Goldfiem  Robert Capa / Helmut, soldat allemand
Fanny Valette Simone


Décor Jean-Pierre Laporte

Chartres, Femme tondue pour avoir eu un enfant d’un soldat allemand (Robert Capa, 18 aout 1944)
Présentation:
Dossier- pédagogique

La Seconde Guerre mondiale a souvent nourri les projets scéniques du directeur du Théâtre National de Nice. « Intrigué, choqué, violenté » par cette fracture de l’histoire, Daniel Benoin se propose aujourd’hui d’en explorer une nouvelle fois les méandres, par le biais d’une œuvre abordant le thème de l’épuration. Des Jours et des nuits à Chartres, du dramaturge et romancier suédois Henning Mankell (auteur ayant acquis une renommée internationale grâce aux enquêtes de l’inspecteur Kurt Wallander) revient sur le destin d’une certaine Simone, jeune femme tondue et publiquement humiliée à la libération pour avoir entretenu une liaison avec un soldat allemand. Le photographe Robert Capa immortalisa l’image de cette femme avançant dans une des rues principales de Chartres, l’enfant né de cet amour dans les bras, vilipendée par la foule qui la suit jusqu’à la prison dans laquelle on va l’enfermer dans l’attente de son procès.  Parmi les gens figurant sur la photo, beaucoup souhaitaient l'exécution de Simone. Si elle y a échappé, c'est grâce à l'éthique des dirigeants chartrains de la Résistance, qui s'opposaient à tout lynchage.
Au centre du cliché, Simone Touseau, jeune femme de23 ans, complètement rasée, porte son bébé dans
les bras. On lui a brûlé le front au fer rouge. Au premier plan sur la droite, le père de Simone, Georges Touseau, chemine avec béret et baluchon. Derrière lui, marche Germaine Touseau, son épouse, dont on distingue la tête, tondue elle auss Simone ne fut pas exécutée. Mais elle fut condamnée. Elle mourut dans les années 60, détruite par l'alcool

Retour en arrière : En 1941, baccalauréat en poche, Simone a obtenu un emploi d’interprète dans les services allemands d’occupation, elle tombe amoureuse d'un soldat allemand. Fin 1942, le soldat est muté sur le front de l’Estsoviétique. Quand Simone apprend qu’il a été blessé et ramené en convalescence dans sa Bavière natale, elle n’hésite pas à s’engager comme  travailleuse volontaire à Munich, où elle retrouve effectivement son amant en septembre 1943. Et où elle tombe enceinte..., ce qui lui vaut d’être rapatriée en France fin novembre 1943.  Son "fiancé" allemand mourra sur le front est.

C'est le rapport entre Robert Capa et cette photo qui est l'objet de la pièce. On raconte à la fois l'histoire de la photo et puis le regard que peut porter le photographe sur la scène qu'il immortalise.
Capa est juif hongrois, né à Budapest en 1913, à 23 ans, il rejoint l'Espagne dès le début de la guerre civile. Il y fait les clichés que l'on connaît, dont le plus célèbre, Mort d'un militant, lui apportera la renommée. En 1938, il couvrela seconde guerre sino- japonaise et, en 1944, il est le seul photographe présent lors du débarquement allié en Normandie. Il meurt en 1954, en sautant sur une mine pendant la guerre d'Indochine

Mon petit mot:
Passer du rire du Barbier de Séville vendredi soir dernier à cette pièce, on sait dès le départ que l'émotion ne va pas être le même (même si deux trois répliques allègent l’atmosphère!).
L'histoire de Simone a été romancée,  mais l'essentiel des faits est là,  le théâtre se glisse à la fois dans la grande Histoire et dans la petite (je repensais ensuite au très fort Repas des fauves vu l'année dernière) et dans une histoire intime, qui ne peut que continuer hélas à nous faire réfléchir, tant il suffit d'écouter un bulletin d'information pour trouver des échos un peu partout dans le monde.
Collaboration, épuration, drame intime, relation amoureuse franco-allemande, divergence de points de vue au sein des résistants, relation familiale, la guerre vue de Chartes, la pièce se compose et se décompose au fil à la fois des réflexions du photographe et de flash-back dans l’histoire de Simone, avec une multitude de changements de décors aux allures de prises de vues, qui isolent, qui recadrent la partie de scène laissée à voir. Le photographe traque les images et la lumière comme le chasseur ou le soldat leur proie, le déclic de l'appareil photo en écho à celui des armes, et c'est aussi la réflexion sur ce métier de reporter de guerre, sa responsabilité face à ses prises de vue qui s'ouvre.  Bref, on (enfin je!) en sort peut-être plus pensif qu'ému, et avec des noms de jeunes comédiens à retenir!
Ambiance coulisses au CDR de Tours:


lundi 8 avril 2013

Le Barbier de Séville Bouillon De Kort Opéra de Tours


Le Barbier de Séville Gioacchino Rossini

Production décors, costumes et accessoires Opéra de Tours
Photo

Direction Vincent de Kort
Mise en scène Gilles Bouillon
Dramaturgie Bernard Pico
Décors Nathalie Holt
Costumes Marc Anselmi
Lumières Marc Delamézière

Il Conte Almaviva Manuel Nunez-Camelino
Figaro Pierre Doyen
Rosina Romie Estèves
Bartolo Luciano Di Pasquale
Basilio Jean Teitgen
Berta Sophie Fournier

Orchestre Symphonique Région Centre – Tours, Chœurs de l’Opéra de Tours

Reprise d'une production de 2006 avec une nouvelle distribution.
Pour une idée du décor, mais l'on n'en voit pas beaucoup, une vidéo de la première distribution avec Caroline Fèvre (Rosina) et Jean-Sébastien Bou (Figaro)


Présentation:
La force de frappe satirique du Barbier de Séville tenait aux commentaires de Figaro, à ses monologues enflammés, bien plus qu’à une intrigue comique, brillante mais conventionnelle. Du style incisif de Beaumarchais, des colères gaies de Figaro, Rossini ne garde que la gaieté. C’est déjà beaucoup. En accord avec un livret encore plus rapide que la comédie, Rossini privilégie la légèreté, l’esprit de jeu, le plaisir, le rythme, le mouvement, la frénésie. Le Barbier, comme plus tard Le Mariage, est une folle journée. Tout va trop vite, on s’empresse de rire avant d’être obligé d’en pleurer ! Ce qui prime c’est le rythme, et une souveraine élégance. Démonstration de virtuosité dont on sent bien que tout le reste de l’action n’était que prétexte, et que la musique reste la première !

 Mon petit mot:
Une soirée sous le signe de la légèreté.  Des airs ultra-connus, et ce que je retiendrai finalement surtout , c'est le décor de Nathalie Holt pour cette production, résolument ludique. Maison de poupée, sa fenêtre et son échelle que l'on retrouve "en grand" , armoire servant de porte, violon géant, rideau en partition, j'en passe et autres bonnes trouvailles, nuages virevoltants sur les murs de la maison, le tout dans un grand cadre blanc. 
Des costumes très typés pour chaque personnage, de beaux visuels, et l'aspect comédie du texte qui ressort pleinement!

samedi 6 avril 2013

Valérie Karsenti Marjorie

J’avais dit que je compléterai la rubrique consacrée à Valérie Karsenti
,au fur et à mesure de son actualité, alors, une petite info en passant Valérie Karsenti retrouve Anne Charrier (le duo Hortense et Véra de la série Maison Close sur Canal), sur le tournage de "Marjorie", pour France 2:
Valérie Karsenti Anne Charrier série Maison close saison 1

Blogtvnews
En tournage jusqu'au 29 avril 2013 à Toulouse, le pilote de la fiction Marjorie : « Le droit au bonheur ». 
Jolie quadragénaire divorcée, complètement débordée par sa fille en pleine crise d’adolescence, Marjorie vit et travaille à Toulouse en tant que psychologue en entreprise.
Son quotidien est bouleversé quand l’un des employés, Jean Penchenat, tente de se suicider le lendemain d’une entrevue avec elle, sans qu’elle ait pu l’anticiper. En conflit avec sa direction qui la limite dans son action, elle décide de démissionner et d’aider Jean. Veuf, quinquagénaire, l’homme refuse toute thérapie, mais souffre cruellement de la solitude… Sous la pression de sa fille de 20 ans, Jean consent à ce qu’on l’aide à rencontrer quelqu’un. Véritable catastrophe sentimentale dans sa vie privée, Marjorie va ainsi, un peu à son insu, devenir conseillère en séduction, en accompagnant cet homme dans la quête de l’âme soeur… 
Anne Charrier (Marjorie) et Valérie Karsenti (Claire)


 
Avec :
Anne Charrier (Marjorie),
Patrick Chesnais (Jean),
Valérie Karsenti (Claire),
François Vincentelli (Thibault),
Fannie Lineros (Juliette)
 
Anne Charrier  et Valérie Karsenti
Réalisé par Ivan Calbérac.
Scénario original d’Ivan Calbérac.
Une production K’ien Productions – David Kodsi.

Marjorie Karsenti
Marjorie est d’une envie du scénariste et réalisateur d’imposer le genre de la comédie romantique à la télévision à travers « un personnage haut en couleur, qui serait bien plus d’un coach : une femme pleine d’empathie pour ses contemporains, de maladresse aussi. Une mère divorcée, un peu débordée, qui secourt les autres, sans jamais parvenir à s’aider elle-même. »
Autour du personnage d’Anne Charrier gravite un petit monde composé d’une ado difficile (Fannie Lineros), une soeur directive (Valérie Karsenti) et un séduisant ex-beau-frère (François Vincentelli).
Cette héroïne a pour vocation de devenir récurrente. Deux autres épisodes de 90 minutes sont actuellement en développement.

Valérie Karsenti dans la peau d'une peste


Valérie Karsenti dans la peau d'une peste
Valérie Karsenti Marjorie Rémy Grandroques/FTV

Après la légère Liliane de Scènes de ménages et la stricte Hortense de Maison close, Valérie Karsenti incarne ce soir Claire, peste de son état et soeur de l'héroïne dans Marjorie, sur France 2. Cette comédie, qui parle de psychologie et de sentiments, l'a séduite.
Valérie Karsenti, ce téléfilm met en avant le fait que l'on peut s'en sortir malgré les coups durs de la vie, qu'en pensez-vous?
Je trouve intéressant de dire que tout n'est pas fatalité dans la vie. Nous traversons tous des périodes difficiles, et le travail sur soi est quelque chose qui peut nous sauver, j'y crois. C'est important de parler de travail de psychothérapie ou de psychanalyse à travers la comédie, mais de façon non caricaturale. C'est une chose merveilleuse que d'accepter de l'aide.
C'est ce qui vous a donné envie de participer à ce projet?
C'est vrai que le fait de pouvoir sortir de périodes difficiles en faisant un travail sur soi est quelque chose qui me touche. J'adore aussi jouer avec Anne Charrier (qui incarne le rôle-titre), qui est une amie très chère, et je voulais travailler avec Ivan Calbérac (scénariste et réalisateur). J'avais aussi très envie du rôle qu'on me proposait.
Comment décririez-vous Claire?
C'est une peste et je n'en avais jamais incarné à l'écran! Claire n'a pas de doutes. Cela m'amusait de jouer un personnage rentre-dedans, qui évite de se poser des questions. Je me suis beaucoup amusée à le faire, car c'est une comédie fine.
Vous serez sur scène en septembre avec Anne Charrier, que représente le théâtre pour vous?
J'ai l'impression de rentrer à la maison. Pendant des années, j'ai beaucoup joué au théâtre et j'ai peu tourné. Quand je n'en fais pas pendant longtemps, cela me manque. C'est un autre type de travail, où nous avons le temps de créer, d'inventer, de se tromper...
Vous continuez aussi Scènes de ménages...
Je viens tout juste de commencer les tournages de la cinquième saison. Je suis heureuse de retrouver ce personnage, que j'adore. Elle me fait rire. Je joue avec un partenaire qui est aussi un ami et je m'amuse toujours autant.
Regardez-vous la série?
Non, je ne connais pas la moitié de Scènes de ménages! D'abord parce que je n'ai pas le temps et aussi parce que, quand je regarde, je ne vois que le travail et je suis très critique. Cela ne m'empêche pas parfois d'éclater de rire!
Propos recueillis par Emmanuelle Litaud
À savoir
La cinquième saison de Scènes de ménages, dont le tournage vient de commencer, comptera 32 jours de tournage, qui s'étaleront jusqu'au 18 juillet. Pour jongler au mieux avec les agendas surchargés des comédiens, ces derniers ne tournent jamais plus de deux jours par semaine.

vendredi 5 avril 2013

A la fin d’un jour ennuyeux Massimo CARLOTTO

A la fin d’un jour ennuyeux, de Massimo CARLOTTO
Titre original : Alla fine di un giorno noioso Traduit de l'italien par Serge Quadruppani
Bibliothèque italienne éditions métailié
Massimo CARLOTTO est né à Padoue en 1956 et vit à Cagliari.


Présentation de l'éditeur
Giorgio Pellegrini, l’antihéros de Arrivederci amore, ancien combattant des luttes sociales des années 70 devenu impitoyable criminel, possède désormais tout ce dont il avait rêvé : une épouse qu’il manipule au gré de ses caprices sadiques et un luxueux restaurant, rendez-vous de tous ceux qui comptent dans sa cité du Nord-Est italien.Il gère aussi, avec l’aide de son avocat, le député Brianese, un réseau d’escort-girls pour les politiciens affairistes qui mettent la région en coupe réglée. Mais découvrant que l’avocat l’a grugé, il retrouve ses instincts de voyou brutal pour tenter d’obtenir réparation. Mal lui en prend : l’avocat le fait placer sous la domination de la ’ndrangheta, la mafia calabraise. Pour lui échapper, ses instincts de grand fauve calculateur, même avec l’aide de trafiquants maltais et d’un malfrat russe, suffiront-ils ? Écriture sobre, ironie froide, précision documentaire : avec son talent si singulier, Carlotto réussit une fois encore à nous passionner pour le destin de personnages très peu recommandables tout en nous plongeant au cœur des trafics politico-mafieux de l’industrieuse Vénétie, ce monde pourri qui ressemble tant au nôtre.


Le début
À la fin d'un jour ennuyeux, l'avocat Sante Brianese, par ailleurs député de la République, fit son entrée à la Nena de son pas décidé habituel. Un instant après apparurent sur le seuil sa secrétaire et son factotum. Ylenia et Nicola. Beaux, élégants, jeunes, souriants. On les aurait dits sortis d'une série télévisée américaine. C'était l'heure de l'apéritif, un va-et-vient continu de gens, de verres et d'amuse-gueules.

Mon petit mot

Un livre qui n'est pas forcément dans mon style de lectures habituelles mais que j'ai découvert grâce à l'opération Dialogues croisés (encore une fois merci à eux et aux éditeurs qui y participent), et que j'avais choisi parce qu'il y était question de l'Italie.


Alors que la péninsule ne se sort pas de l'imbroglio des dernières élections (pas le pape , mais le Chambre des députés et le Sénat) , ce livre est hélas assez révélateur. Trafics, corruptions, mafia, assassinats, manipulation, écoutes et élections sont au cœur de ce roman noir, la vision de la Vénétie est bien autre que celle habituellement proposée aux touristes, et ce roman ne peut que faire réfléchir.
Mécanismes du pouvoir, de la domination, une œuvre sombre, violente, qui pourrait être un simple roman noir si elle ne trouvait pas autant d'écho dans l'actualité italienne.Quand on parle de prothèses médicales défectueuses "mais à bon prix, qu’il serait un jour nécessaire de remplacer mais deux interventions chirurgicales coûtent plus cher qu’une seule, des études truquées pour construire deux tronçons d’autoroute absolument inutiles" , de rejets industriels en mer et autres pots de vins... cela laisse songeur!

Ici le héros est un criminel particulièrement détestable, que ce soit dans sa "vie privée", la façon dont il se comporte avec sa femme, avec l'amie de celle-ci, ou dans ses "affaires" (âmes sensibles s'abstenir!) et pourtant lorsqu'il tombe sur d'autres mafieux tout aussi peu sympathiques, l'on se demande comment il va bien pouvoir s'en sortir. Je pense d'ailleurs que je lirai un de ces jours le premier roman de cette série : Arrivederci amore.

L'imbrication des différentes strates de cette société où aucune lueur d'espoir ne semble briller, les magouilles en tout genre sont particulièrement bien démontées, et ne laissent pas très optimistes quand à l'avenir proche de la région et du pays.  Court, dérangeant, mais pas ennuyeux!

Allez, pour revenir à une note plus optimiste, une photo de mon séjour à Venise:
Venise




Un livre lu dans le cadre de l'opération Dialogues croisées, et qui entre dans le cadre de deux challenges pour l'auteur italien et l'ancrage en Vénétie, mais aussi dans les polars.

mercredi 3 avril 2013

Virtuoses, de Max Genève


Virtuoses, de Max Genève Editions Serge Safran 23 août 2012

Présentation de l'éditeur:
Été 2001. Le cinéaste européen Peter Waltman s'envole vers les États-Unis. Il doit y présenter son dernier film et réaliser pour Arte un documentaire consacré à la célèbre violoniste Frederika Murray. Il ne sait pas encore que Willy, son collaborateur sur de nombreux tournages au Moyen-Orient, vient d'être assassiné en Bavière.
Waltman découvre l'Amérique, fasciné par la beauté, la vitalité et la violence de ses villes : New York, Philadelphie, Washington, San Francisco, Los Angeles, Chicago... Il y croise son producteur, des patrons de majors californiens, des artistes, des journalistes mais aussi des êtres beaucoup moins favorisés, voire dangereux.
Ses incursions répétées avec Willy en terre d'Islam pour la BBC et d'autres chaînes lui ont fait côtoyer des figures majeures de la guerre d'Afghanistan contre les Russes, tels le commandant Massoud et Oussama ben Laden. Ont-ils filmé des choses qu'ils n'auraient pas dû voir ?
Dans ce roman conduit avec force, les événements suivent une pente surprenante et implacable qui n'interdit pas l'irruption de l'amour ni la hantise de la mort. L'auteur de Mes vies américaines y affronte la complexité du monde avec ce goût déjà ancien de l'art des naïvetés tempérées que peut enseigner la fréquentation assidue de Nabokov, Borges ou Gombrowicz.
Peter, Frederika, la plupart des personnages principaux sont autant de virtuoses qui jouent leur partition sans faiblir jusqu'à un certain jour tragique de septembre, dans une Amérique au tournant du siècle.

Le début
Tuer ne lui procurait aucun plaisir. Il n'en éprouvait aucun remords. La violence absolue qu'il connut jeune garçon dans le village bosniaque où il était né l'avait prédisposé à accepter des missions que le commun des mortels refuserait avec horreur. Certains collègues ne cachaient pas qu'ils prenaient leur pied en voyant la peur déformer les traits de leur victime. Ils ne détestaient pas le petit jeu ambigu entre cruauté et apitoiement auquel ils se livraient plus ou moins consciemment. L'un d'eux lui avait affirmé qu'il bandait au moment de presser la détente.
Lui, non. Il se contentait d'accomplir sa tâche vite et bien. Finir le travail proprement, effacer ses traces, satisfaire le client, bref honorer le contrat. Il était un as au fusil à lunette. Son dernier engagement l'avait amené à loger une balle de onze millimètres dans la tête d'un banquier tranquillement assis chez lui dans son salon, alors que lui, sous une pluie battante, était allongé sur une terrasse à huit cents mètres de là.

Mon petit mot:


Du cinéma à la musique, de Bartok à Carnegie Hall, d'un violon Amati à un studio d'enregistrement, d'un chef d'orchestre à un producteur de cinéma,  des Etats-Unis à l'Orient, d'un musée aux tristement célèbres tours jumelles, de l'art à la politique et à l'amour, on oscille d'un monde à l'autre.Plusieurs intrigues se croisent, ou se juxtaposent, dans un ensemble réussi. Je craignais un peu l'aspect politique du sujet, mais la force du roman l'emporte et il devient difficile de le lâcher!
Intrigue amoureuse, intrigue policière, découverte des Etats-Unis, ses salles prestigieuses, ses villas chics et ses bas-fond, l'envers du décor, monde politique, un livre fait de tout cela, c'est pour moi un premier livre lu de cet auteur, et je vais me pencher sur le reste de son œuvre! 



Une participation aux challenges


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