jeudi 30 août 2012

Lecture et Italie!

 Comment avais-je pu passer à côté de ce challenge!
Moi qui aime tant l'Italie, et la lecture, qui avait commencé ici une rubrique avec mes première lectures autour de ce thème  :

Voici déjà mes premiers livres chroniqués sur le sujet : 
 Je découvre donc ici ce challenge : chezmarketmarcel.blogspot.fr/p/il-viaggio , de quoi puiser de nouvelles idées de lecture
Ceci est la page du voyage en Italie, il viaggio. Date limite : 31 octobre 2013
Pas de règle : il suffit de lire au moins un livre soit se déroulant en Italie soit écrit par un auteur italien et d'ajouter à votre billet un de ces trois logos et un lien vers cette page.

Mes lectures dans le cadre de ce challenge sont à retrouver ici :Livres autour de l'Italie

Le scandale Modigliani de KEN FOLLETT

La Cène à Emmaüs, une très belle peinture de Bernardo Strozzi, XVIIe siècle. Image M&M.
quelques idées si vous en manquez :
Choix de livres dont l’action se déroule en Italie :
René Goscinny et Albert Uderzo, parmi les diverses aventures d’Astérix, Lauriers de César
Histoire de l’art : André Chastel, Le Sac de Rome
Stendhal, Chroniques italiennes (pour vous informer billet de Claudia Lucia), La Chartreuse de Parme ou Histoire de la peinture en Italie
Butor, La Modification
E. Bulwer Lytton, Les derniers jours de Pompéi
Musset, Lorenzaccio
Thomas Mann, Mort à Venise
Metin Arditi, Le Turquetto
Jacques Martin parmi les aventures d’Alix Roma, Roma par exemple
Marguerite Yourcenar, Mémoires d’Hadrien
Raymond Guerin, Du côté de chez Malaparte
Roberto Bolaño, Un petit roman lumpen
Christoph Poschenrieder, Le Monde est dans la tête (présentation par Moustafette)
Mari Yamazaki, Thermae Romae (un manga)
Edward Morgan Forster, Une chambre avec vue
Henry James, The portrait of a lady
Victor Hugo, Lucrèce Borgia

Et choix de livres écrits par des auteurs italiens :
Antonio Tabucchi, Pereira prétend
Malaparte, La Peau, Kaputt, Le Compagnon de voyage. Ou sa biographie par Maurizio Serra
Italo Calvino, Le Baron perché
Primo Levi, Si c’est un homme
Le prince de Lampedusa, Le Guépard (que j’ai lu mais bien avant d’avoir le blog)
Milena Angus, Mal de pierre
Pétrarque, Cansonere  (poésies)
Gabriele d’Annunzio, L’Innocent
Le théâtre de Carlo Goldoni
Les mémoires de Casanova
Erri de Luca, Une fois, un jour
Alessandro Barrico, Océan mer et Soie
Umberto Ecco, Le Nom de la rose
Dante, La Divine comédie
Ovide, L’Art d’aimer
Suétone, Les 12 césars
Boccace, Decameron
Michel-Ange, ses poèmes
Dino Buzzati, Le Désert des tartares ou Le K.
Hugo Pratt et un bon vieux Corto Maltese
Anna Luisa Pignatelli, Noir toscan
Danio Franceschini, Dans les veines ce fleuve d'argent
Donato Carrisi , Le Chuchoteur
Alberto Moravia, Le Mépris
Cristina Rodriguez, Meurtres sur le Palatin ou L'Aphrodite profanée
Paolo Giordano, La Solitude des nombres premiers
Michela Murgia, Accabadora
Sergio Atzeni, Le Fils de Bakounine
Tiziano Scarpa, Stabat Mater  ou Venise est un poisson
Paola Calvetti, L'Amour est à la lettre A
les oeuvres de Cesare Pavese
les oeuvres de Claudio Magris
Sardo, Les Nuits de Favonio
Giovanni Arpino, Mon frère italien  (présenté ici par Catherine)
Simonetta Greggio
Cristina Comencini, Quand la nuit

mardi 28 août 2012

No et moi Delphine De Vigan

Après les heures souterraines et rien ne s'oppose à la nuit, j'avais envie de continuer un bout de chemin avec Delphine de Vigan  et No et moi

Présentation de l'éditeur
Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde. A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence. No, privée d’amour, rebelle, sauvage.
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.
Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.
Roman d’apprentissage, No et moi est un rêve d’adolescence soumis à l’épreuve du réel. Un regard d’enfant précoce, naïf et lucide, posé sur la misère du monde. Un regard de petite fille grandie trop vite, sombre et fantaisiste.Un regard sur ce qui nous porte et ce qui nous manque, à jamais.
Prix des Libraires 2008
 
Mon avis : Des choses terribles dites d'une façon si légère... On ne tombe pas dans le pathos, le côté moralisateur, cela reste très léger, avec des descriptions, des réflexions, des formules qui restent en mémoire.... Et puis les personnages des mères, la violence que l'on devine à demi-mot, des mots qui ne sont pas employés mais qui apparaissent bien dans l'esprit du lecteur...

 
Quelques extraits

No et moi - Delphine De Vigan

« On est capable d’envoyer des avions supersoniques et des fusées dans l’espace, d’identifier un criminel à partir d’une minuscule particule de peau, de créer une tomate qui reste trois semaines au réfrigérateur sans prendre une ride, de faire tenir dans une puce microscopique des milliards d’informations. On est capable de laisser mourir des gens dans la rue. »
« Noël est un mensonge qui réunit les familles autour d’un arbre mort recouvert de lumières, un mensonge tissé de conversations insipides, enfoui sous des kilos de crème au beurre, un mensonge auquel personne ne croit. "
«Et si c'était ça le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant.»

dimanche 26 août 2012

Vaux le Vicomte

Château connu s'il en est!
Inspirateur de Versailles, cadre de fêtes somptueuses... de l’ascension et de la chute de Fouquet... une belle visite au programme de ces vacances

Nicolas Foucquet, le très célèbre surintendant de Louis XIV, entreprit la construction du château de Vaux le Vicomte en 1657. Pour mener à bien son projet, il fit appel aux plus grands : à Louis Le Vau et à André Le Nôtre pour dessiner les plans et les jardins, à Charles Le Brun pour réaliser les décors intérieurs. Lorsque ce chef-d'oeuvre fut achevé en 1661, Louis XIV poussé par son ministre Colbert prit ombrage du succès de son surintendant et prononça sa disgrâce. Un château parfaitement bien mis en valeur, qui regorge de merveilles.... 
Fête à Vaux
Et avec les enfants, un bon thème de visite : à la recherche des écureuils symboles de Fouquet!
écureuil Fouquet
Nicolas Fouquet, portait sur ses armes un écureuil (« foucquet » en patois breton) accompagné de la devise « Quo non ascendet ? » (« Jusqu'où ne montera-t-il pas ? »).

Le parc à lui seul est une merveille dans sa conception (particulièrement bien expliquée dans l'exposition),

entre effets de perspective, calculs savants autour des ombres portées, bassins, grottes et château jouent une merveilleuse partie de cache-cache.
Vaux le Vicomte
Bassins dont les habitantes posent, telles des stars!


vendredi 24 août 2012

abbaye musée Chaalis

Abbaye de Chaalis
Séduite il y a quelques mois par la visite du musée Jacquemart-André à Paris, dont je reprends ici l'historique:

Héritier d’une famille de banquiers protestants, en 1872, Édouard André décide de faire exécuter son portrait et fait alors appel à une jeune artiste déjà connue qui a une réputation de portraitiste à succès, depuis que des personnalités comme Duruy ou Thiers sont passées par son atelier: Nélie Jacquemart. Neuf ans plus tard, ils se marient et Nélie vient habiter l'hôtel du boulevard Haussmann.
Leur mariage avait été un mariage de raison, conclu entre deux êtres très différents, lui le protestant bonapartiste, elle la catholique vivant dans un milieu royaliste. Leur union s’était révélée très réussie et leur communauté d'esprit et de goûts fit de leur treize années de vie commune, des années de bonheur. Restés sans enfants, ils se consacrèrent entièrement à leur oeuvre commune : cette collection d’art.
Musée Jacquemart-André Paris
Ce mariage sera décisif pour la création du musée, en effet Nélie Jacquemart adhère pleinement aux projets d’Édouard-André et préside d’une main ferme à la mise en place des collections.
La collection qu’Édouard André avait commencée dans les années 1860, comportait ce que l’on nommait à l’époque des « bimbelots », c’est-à-dire des pièces charmantes d’orfèvrerie, de joaillerie, de céramique, des miniatures et des tapisseries.
A cette époque, il avait acquis des peintures de son époque : paysages et scènes de genre peintes par Delacroix, par des peintres orientalistes et des paysagistes de l’école de Barbizon. Édouard et Nélie voyagent à travers l'Europe et surtout en Italie : voyages d'agrément ou séjours de cure, qui sont toujours l’occasion de visites dans les salles de vente et chez les antiquaires. Mais ils firent aussi plusieurs voyages au Proche-Orient : le Caire, Louksor et Assouan avec retour par Beyrouth, Constantinople et Athènes.

J'avais beaucoup apprécié cette visite, tant pour l'hôtel particulier que pour la collection, et désirais prolonger cette visite avec celle de l'abbaye de Chaalis, désir renforcé par mon séjour à Ferrare.
J'avoue avoir été séduite par le site des ruines de l'abbaye et par la chapelle davantage que par le musée où mes yeux ont surtout été attirés par les traces du temps... une bonne campagne de dépoussiérage et de rénovation serait nécessaire et permettrait de mieux apprécier la richesse des collections.
Si vous ne deviez visiter que l'un de ses deux sites, allez en priorité au musée parisien.
www.chaalis.fr/
Chaalis

Bref historique (wikipédia)
L’abbaye royale de Chaalis est une ancienne abbaye cistercienne située à Fontaine-Chaalis, au centre de la forêt d'Ermenonville
Elle est fondée en 1136 par le roi de France Louis VI . L'abbaye devient un centre économique et intellectuel important, accueillant à plusieurs reprises les rois de France et comptant plusieurs intellectuels parmi ses membres. Elle possède par ailleurs un très grand nombre de dépendances sous la forme de granges monastiques qui contribuent à lui assurer des revenus colossaux.
Après une période de déclin à la fin du Moyen Âge, l'abbaye connaît une période de renaissance artistique avec ses premiers abbés commendataires venus d'Italie.
Le premier abbé commendataire, nommé par François Ier, est le cardinal italien Hippolyte d'Este, archevêque de Milan et ami du roi, fils du duc de Ferrare et de Lucrèce Borgia, futur créateur de la villa d'Este à Tivoli (Italie). Il s'installe à l'abbaye, un de ses nombreux bénéfices ecclésiastiques. Mais Chaalis a le grand avantage d'être proche de Paris et de posséder des environs giboyeux. Dans l'espoir d'y faire venir le roi, il y entame des travaux somptuaires. Il fait travailler à Chaalis le peintre italien Le Primatice après 1541 à qui il confie la réalisation de fresques dans sa chapelle abbatiale. Il fait ensuite venir l'architecte Sebastiano Serlio, entre 1544 et 1546 pour faire réaliser notamment le mur de clôture de son jardin sur lequel subsistent encore ses armes. Il finit par quitter l'abbaye pour Rome en 1549.
la chapelle

Au XVIIIe siècle, de nouveaux bâtiments conventuels sont construits par l'architecte Jean Aubert, sans jamais être achevés. Suite à sa vente comme bien national pendant la Révolution et à la destruction de l'abbatiale, le domaine est transformé au XIXe siècle en résidence de chasse.  Le domaine est acheté ensuite par Alphée Bourdon de Vatry (1793-1871). Sa femme, fait réaménager la demeure. L'aile ouest, restée inachevée depuis le XVIIIe siècle, et surnommée le « Petit Château », est détruite pour conserver et isoler le « Grand Château », c'est-à-dire l'aile nord, la seule complète. Madame de Vatry transforme le réfectoire en salle à manger et salon, la cuisine en pièces de réception d'après-chasse. Elle remeuble la demeure de coffres gothiques et Renaissance.  De nombreuses fêtes et réceptions sont organisées au domaine.

Portrait en demi-corps, en robe marron, tournée vers la gauche mais la tête de face
Autoportrait de Nélie Jacquemart,  1880.
C'est alors que Nélie Jacquemart, qui fut la jeune protégée de Mme de Vatry, artiste peintre et  veuve depuis dix ans d'Édouard André,  achète, le 14 juin 1902, le domaine de Chaalis . Elle a par ailleurs acquis, lors de la vente aux enchères du 21 mai 1902, une partie du mobilier et de la collection Vatry-Murat. Elle souhaite y abriter ses importantes collections de peintures et de mobilier
À grands frais, la nouvelle propriétaire modernise le bâtiment en y installant l'électricité à l'aide d'une centrale aménagée dans l'ancien moulin, le chauffage central et le téléphone. Elle le remeuble et le décore avec des boiseries, tapisseries et sculptures. Dès sa première réception en novembre 1902, elle remodèle totalement le rez-de-chaussée, la salle à manger et la bibliothèque notamment. Elle fait réaménager les cellules des moines à l'étage en chambres d'amis avec du mobilier des XVIIIe et XIXe siècles. Elle fait installer de nombreuses peintures dans la galerie du premier étage.
 Elle est inhumée dans la chapelle abbatiale.

Son testament stipule qu'elle lègue l'abbaye et son hôtel parisien du boulevard Haussmann à l'Institut de France afin d'en faire un musée ouvert à tous Le musée s'enrichit de plusieurs dons au cours du XXe siècle : la collection constituée sur le thème de Jean-Jacques Rousseau par exemple.

jeudi 23 août 2012

Le Baleinié : Dictionnaire des tracas

Le Baleinié l'intégrale : Dictionnaire des tracas  Christine Murillo, Jean-Claude Leguay et Grégoire Oestermann

 

 Présentation de l'éditeur
Vous pensiez être les seuls à devoir expliquer ce qu’il y a de drôle dans l’histoire drôle ? Vous pensiez être les seuls à sortir souriant mais effondré de chez le coiffeur ? Le Baleinié va vous prouver grâce à des mots construits sur un principe d’euphorie, voire de cacophonie, que les tracas du quotidien sont vécus par tous ! Et qu’il fallait de toute urgence qu’on invente des mots pour les décrire !
« Ertezoute : personne qui vous tient la porte de si loin qu’elle vous oblige à presser le pas. Huindre : s’égarer au premier rond-point alors qu’on vient de vous expliquer l’itinéraire en détail. Par ex : se souvenir d’avoir posé la question mais pas du tout de la réponse ». Préparez-vous à rire de bon coeur !
Christine Murillo, Jean-Claude Leguay et Grégoire Oestermann sont tous trois acteurs. De 2005 à 2009, ils ont mis en scène au théâtre ce petit dictionnaire dans un spectacle intitulé Xu.

Le début
A comme Ablouseur (a-blou-seur) n.m. : personne qui vous parle de trop près, vous colle en marchant, boit dans votre verre et goûte dans votre assiette

 Mon petit mot


Comment voir nos petits tracas du quotidien sous un angle comique? En inventant un mot pour chacune de ces situations! Par exemple , le verbe "abatraphier" qui signifie : se prendre la manche dans la poignée de la porte un bol de café à la main. Ou le "xu" qui est un objet bien rangé mais où?Seul petit reproche, difficile parfois de trouver une logique au nom donné, et donc de le mémoriser.
Bref, on passe son temps à se dire "il n'y a pas que moi à qui ça arrive, et ça fait du bien!

mardi 21 août 2012

Tours et les chateaux de la Loire en miniature

Je connaissais déjà notre parc régional: les châteaux de la Loire en miniature à Amboise:
http://www.mini-chateaux.com/
qui donne un bon aperçu des différents types d'architecture de la région et permet aux visiteurs la découvrant de choisir tel ou tel château à visiter bien mieux que dans n'importe quel office de tourisme: 
Mini-châteaux

A l'occasion d'un passage en région parisienne, visite (hélas pluvieuse) du parc La France Miniature,
http://www.franceminiature.fr/
l'occasion de retrouver parmi plus de 110 miniatures certains monuments du Val de Loire, dont l'un des plus célèbres châteaux de la Loire... sur le Cher! 
Le château de Chenonceau, avec sa galerie célèbre sur le pont du Cher.
Chenonceau France miniature
 De nombreux détails sont présents et donne une bonne reconstitution du monument, même si les raccourcis de la proximité des différentes maquettes surprennent, le Cher se transforme en Loire en quelques centimètres,
Tours, Chenonceau, Chambord

 mais l'ensemble forme une belle promenade de découverte et de comparaison de la richesse de l'architecture française.

 D'autres détails sont très précis, telles les enseignes sur les devantures de la Place Plumereau... et vu le temps, un chocolat chaud au Vieux Mûrier aurait été très apprécié!
place plumereau

Une série d'articles ici sur l'historique de cette place de Tours:
la-place-plumereau

lundi 20 août 2012

Au temps où la Joconde parlait Jean Diwo

Au temps où la Joconde parlait


À dos de mule, à l'aube de la Renaissance, un jeune peintre italien, Antonello de Messine, s'en fut jusqu'à Bruges recueillir le secret d'une lumière nouvelle.
Un peu plus tard, Laurent " le Magnifique " règne sur Florence et rassemble autour de lui Botticelli, Michel-Ange, Raphaël, Léonard de Vinci qui esquissent leurs premières œuvres. Jean Diwo pousse ici délicatement les portes des ateliers les plus prestigieux pour nous conter l'histoire des acteurs d'un temps unique : celui où la Joconde parlait.
Le début:
Assis sur les marches de Santa Maria del Carmine, face à la mer qui le séparait de sa patrie, la Sicile, Antonello rêvait . Son regard allait de la baie encombrée de bateaux au clocher en construction.

Mon avis : Après les violons du roi, je reste dans l'Italie de Jean Diwo pour une séance de révision d'histoire de l'art, dommage qu'il n'y ait pas de reproductions des oeuvres citées au fur et à mesure, mais en tout cas, cela donne envie de les revoir!
Les princes mécènes, l'arrivée de la peinture à l'huile, le quotidien des ateliers, un éclairage à la fois instructif et plaisant à lire.


vendredi 17 août 2012

Rien ne s'oppose à la nuit Delphine de Vigan

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan
Présentation de l'éditeur
« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. 
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. 
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »

Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.Delphine de Vigan est notamment l’auteur du best seller No et moi, plus de 400 000 exemplaires vendus toutes éditions Prix des Libraires 2008, adapté au cinéma par Zabou Breitman, et des Heures souterraines (2009), près de 100 000 exemplaires vendus en édition première et traduit dans le monde entier.


Rien ne s'oppose à la nuit

Le début de Rien ne s'oppose à la nuit.


Ma mère était bleue, d'un bleu pâle mêlé de cendres, les mains étrangement plus foncées que le visage, lorsque je l'ai trouvée chez elle, ce matin de janvier. Les mains comme tachées d'encre, au pli des phalanges. 
Ma mère était morte depuis plusieurs jours. 
J'ignore combien de secondes voire de minutes il me fallut pour le comprendre, malgré l'évidence de la situation (ma mère était allongée sur son lit et ne répondait à aucune sollicitation), un temps très long, maladroit et fébrile, jusqu'au cri qui est sorti de mes poumons, comme après plusieurs minutes d'apnée. Encore aujourd'hui, plus de deux ans après, cela reste pour moi un mystère, par quel mécanisme mon cerveau a-t-il pu tenir si loin de lui la perception du corps de ma mère, et surtout de son odeur, comment a-t-il pu mettre tant de temps à accepter l'information qui gisait devant lui ? Ce n'est pas la seule interrogation que sa mort m'a laissée. 

Mon petit mot:

Autobiographie, biographie de sa mère, histoire familiale, histoire tout court,  un livre poignant, que je n'ai pas lâché une fois commencé.
Une succession d’événements tragiques dont on remonte le fil , des personnages bouleversants, l'histoire d'une époque aussi.

Comment vivre, ou plutôt survivre après la mort d'un enfant, d'un frère, et autres drames qui vont s'enchaîner après celui là? Comment se faire une place dans une famille nombreuse et torturée ? Comment grandir quand on a été une enfant star des photos publicitaires? L'ombre du père. La mort qui plane qui sans cesse. Les traitements psychiatriques. L'attitude face à la maladie.  Le poids du secret et du silence. Des personnages de femmes, qui tiennent, qui portent, à bout de bras, à bout de force...

Un livre qui nous renvoie à notre propre histoire familiale, à nos proches, à l'importance de se parler, avant qu'il ne soit trop tard....



mardi 14 août 2012

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi


Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi Katherine Pancol

Présentation de l'éditeur: 
Souvent la vie s’amuse.
Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.
Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant.
Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi… 

Le début
Hortense attrapa la bouteille de Champagne au goulot et la renversa dans le seau à glace. La bouteille était pleine et cela fit un drôle de bruit. Le choc du verre contre la paroi de métal, le crissement des glaçons qu’on écrase puis un gargouillis suivi d’une pétarade de bulles qui éclatèrent à la surface en mousse translucide.
Le garçon en veste blanche et noeud papillon noir haussa un sourcil.
- Infect, ce Champagne ! grogna Hortense en français en donnant une pichenette au cul de la bouteille. Quand on n’a pas les moyens de se payer une bonne marque, on n’en sert pas une qui tord les boyaux…

Mon petit mot: Après avoir lu les yeux jaunes des crocodiles et la valse lente des tortues, je voulais savoir ce que K. Pancol réservait à ses personnages auxquels je m'étais attachée au fil des deux premiers volumes, mais j'avoue que ce gros volume ne détrônera pas "Un homme à distance" du titre de "mon roman préféré de Katherine Pancol".. .  Moins noir que les tortues, moins emballant que les crocodiles, mais bien pour un été..

samedi 11 août 2012

les mystères de Pompéi, Cristina Rodriguez

Les mystères de Pompéi, Cristina Rodriguez
 
Présentation de l'éditeur :

 En l'an 31 de notre ère, l'empereur Tibère, désabusé et las des intrigues de Rome, se retire à Capri. Une fin de règne délétère commence, sur laquelle plane l'ombre du terrible Séjan, préfet du prétoire, à qui Tibère a confié le pouvoir, et dont l'ambition est sans limite...
Personne n'ose s'opposer à ses hommes de main.
Personne ? C'est oublier Kaeso, jeune centurion du corps des prétoriens impériaux, une tête brûlée, qui a le courage de s'insurger. Limogé, jeté en prison, il sauve sa tête de justesse mais est expédié à Pompéi comme chef de la police, à la tête d'une garnison d'incapables. Humiliation suprême, pour un officier des troupes d'élite, que d'être le chien de garde d'une petite ville tranquille, en apparence. Mais dès son arrivée, c'est la tourmente : des assassinats, un trafic de fausse monnaie, d'étranges rituels, des menaces - il plonge dans l’œil du cyclone.
Devant l'urgence, Kaeso se lance à corps perdu dans une enquête serrée, découvre la face cachée de la ville, ses tripots, ses lupanars, les turpitudes de ses notables, les mystères des religions orientales, et tente de déjouer un complot qui pourrait bien viser l'héritier de l'empire, un certain Caligula.
Le jeune homme a heureusement de précieux alliés : Io, son fidèle et redoutable léopard, les gardes germaniques, ses frères d'armes, Daget, l'envoûtante prêtresse d'Isis, Hildr, sa mère, guérisseuse le jour et magicienne la nuit ; et enfin sa propre cousine, la ravissante Concordia, très bien informée des secrets de la Cour...
Le prétorien en aura bien besoin.
Cristina Rodríguez est romancière, journaliste et scénariste de manga au sein du Studio Gothika sous le pseudonyme de Claude Neix. Spécialiste de l'Antiquité gréco-romaine, elle a publié à ce jour plus d’une dizaine de romans, dans lesquels on retrouve toujours avec plaisir son incroyable sens du récit saupoudré l’humour et un érotisme omniprésent qui sont sa marque de fabrique.

Le début:
Sur le bord de la route, les lauriers-roses offraient leurs corolles au soleil du début de l'après-midi. Entre les ronces, les mûres juteuses n'attendaient que ma main pour les cueillir et, au loin, le sommet du Vésuve pointait vers le ciel comme un hommage aux dieux, ses flancs généreux disparaissant sous les ceps noueux et les bosquets.
Le parfum boisé des treilles et des cyprès, auquel se mêlaient les légers effluves iodés de la mer toute proche, m'enveloppa. J'inspirai l'air vivifiant à pleins poumons tout en engloutissant les mûres grappillées sans descendre de ma monture.
La Campanie semblait plus soucieuse de m'apparaître sous son meilleur jour que moi de m'y installer et, pourtant, les dieux savaient qu'en cet instant je lui étais reconnaissant pour ces parfums et cette débauche d'espace.
Comment ne pas l'être après onze mois de geôle à Rome, enfermé dans les sous-sols du Palatin... " Pompéi? Nous partons pour Pompéi ? " s'était écrié Acarius, l'esclave personnel de sa mère, lorsque je lui avais annoncé que nous allions nous installer dans la région. " Mais le feu y couve et gronde sous la terre ! Il faut s'appeler Hercule - et être aussi téméraire que lui - pour oser élever des villes sur le toit du domaine de Vulcain ! " J'avais ri, alors, de cette grotesque légende qui plaçait le domaine du dieu ardent dans les parages.


Mon avis: Comme pour Les calendes de septembre, un livre lu pour prolonger mon voyage à Pompéi.
Un autre Pompéi qui est donné à voir, puisque contrairement à beaucoup d'autres, ce roman s'y déroule à une autre période que celle de l'éruption du Vésuve, rien que pour cela , cela vaut bien la lecture!
Une intrigue bien menée, (il faut juste de pas se mélanger dans tous les protagonistes!), bien documentée, on redécouvre la ville sous un angle nouveau, et d'avoir eu le bonheur d'y aller cette année permet de mieux apprécier la lecture, en mettant des images sur les lieux cités.
Un héros enquêteur attachant (tout comme son léopard),  que cette histoire donne envie de retrouver dans d'autres volumes de la série :

C'était ma première lecture de cette série, et je lirai les autres avec plaisir.
De nombreuses informations sur la série sur :
http://www.kaesolepretorien.com/index.php
Les mystères de Pompéi  LES ENQUETES DE KAESO LE PRETORIEN t.1  Lattès-Le Masque, France, 2008
Meurtres sur le Palatin  LES ENQUETES DE KAESO LE PRETORIEN t.2 Lattès-Le Masque, France, 2009 
L'Aphrodite profanée LES ENQUETES DE KAESO LE PRETORIEN t.3 Lattès-Le Masque, France, 2011

Dans le cadre du challenge

et du challenge Au cœur de la rome antique

jeudi 9 août 2012

Des costumes pour Andromaque et Hermione



Toujours dans la série autour d'Andromaque de Racine, quelques costumes de scène pour le rôle titre.

Andromaque, tragédie en cinq actes et en vers de Jean Racine, fut créée le 17 novembre 1667 dans l'appartement de la Reine, devant le roi Louis XIV et la cour. Thérèse du Parc jouait le rôle d'Andromaque

Marquise-Thérèse de Gorla, dite Mlle Du Parc, était une comédienne française, née en 1633 et décédée à Paris le 11 décembre 1668. Elle fit partie de la troupe de Molière de 1653 (lorsque celle-ci circulait encore en province) à 1667, avant de passer à l'Hôtel de Bourgogne où elle créa le rôle titre de la tragédie de Jean Racine Andromaque

Andromaque  Estampe de Philippe Chéry (1759-1838)
Jeanne Julie Regnault, ou Julia Bartet née en  1854, morte en 1941, actrice française, membre de la  Comédie-Française de1880 à 1919.



Julia Bartet

Sarah Bernhardt (1844-1923) dans "Andromaque", interprétant le rôle d'
Hermione, 1903

Rachel jouant Hermione dans Andromaque de Jean Racine, présentée à la Comédie-Française en 1838.
Rachel Hermione

Hermione

Plus près de nous
Sylvie Milhaud dans Andromaque


Mise en scène : Jean-Paul Lucet , costumes : Daniel Ogier
Lieu de conservation : Les Célestins, Théâtre de Lyon

Mes liens vers les trois articles autour d'Andromaque



mercredi 8 août 2012

Andromaque dans l'art

Quelques représentations du personnage d'Antigone dans l'art , dans l'ordre chronologique de l'histoire
Andromaque et Hector Johann Heinrich Wilhelm Tischbein, Hektors Abschied von Andromache 1812.
Anton Losenko. Hector et Andromaque
NDROMAQUE
Ah ! De quel souvenir viens-tu frapper mon âme !
Quoi ! Céphise, j'irai voir expirer encor
Ce fils, ma seule joie et l'image d'Hector ?
Ce fils, que de sa flamme il me laissa pour gage ?
Hélas ! Je m'en souviens, le jour que son courage
Lui fit chercher Achille, ou plutôt le trépas,
Il demanda son fils et le prit dans ses bras :
«Chère épouse, dit-il en essuyant mes larmes,
J'ignore quel succès le sort garde à mes armes ;
Je te laisse mon fils pour gage de ma foi :
S'il me perd, je prétends qu'il me retrouve en toi.
Si d'un heureux hymen la mémoire t'est chère,
Montre au fils à quel point tu chérissais le père».
Et je puis voir répandre un sang si précieux ?
Et je laisse avec lui périr tous ses aïeux ?
Roi barbare, faut-il que mon crime l'entraîne ?
Si je te hais, est-il coupable de ma haine ?
T'a-t-il de tous les siens reproché le trépas ?
S'est-il plaint à tes yeux des maux qu'il ne sent pas ?
Mais cependant, mon fils, tu meurs si je n'arrête
Le fer que le cruel tient levé sur ta tête.
Je l'en puis détourner, et je t'y vais offrir ?
Non, tu ne mourras point : je ne le puis souffrir.
Jacques Louis David "La douleur d’Andromaque sur le corps d'Hector



Andromaque, veuve d'Hector, captive de Pyrrhus, qui veut l'épouser, mère d'Astyanax, princesse troyenne.Andromaque et son fils

ANDROMAQUE
          Où fuyez-vous, Madame ?
N'est-ce point à vos yeux un spectacle assez doux
Que la veuve d'Hector pleurante à vos genoux ?
Je ne viens point ici, par de jalouses larmes,
Vous envier un coeur qui se rend à vos charmes.
Par une main cruelle, hélas ! J'ai vu percer
Le seul où mes regards prétendaient s'adresser.
Ma flamme par Hector fut jadis allumée ;
Avec lui dans la tombe elle s'est enfermée.
Mais il me reste un fils. Vous saurez quelque jour,
Madame, pour un fils jusqu'où va notre amour ;
Mais vous ne saurez pas, du moins je le souhaite,
En quel trouble mortel son intérêt nous jette,
Lorsque de tant de biens qui pouvaient nous flatter,
C'est le seul qui nous reste, et qu'on veut nous l'ôter.
Hélas ! Lorsque, lassés de dix ans de misère,
Les Troyens en courroux menaçaient votre mère,
J'ai su de mon Hector lui procurer l'appui.
Vous pouvez sur Pyrrhus ce que j'ai pu sur lui.
Que craint-on d'un enfant qui survit à sa perte ?
Laissez-moi le cacher en quelque île déserte.
Sur les soins de sa mère on peut s'en assurer,
Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer.

Pierre Narcisse Guérin "Andromaque et Pyrrhus"
ANDROMAQUE
Hélas ! Il mourra donc. Il n'a pour sa défense
Que les pleurs de sa mère et que son innocence.
Et peut-être après tout, en l'état où je suis,
Sa mort avancera la fin de mes ennuis.
Je prolongeais pour lui ma vie et ma misère ;
Mais enfin sur ses pas j'irai revoir son père.
Ainsi tous trois, Seigneur, par vos soins réunis,
Nous vous...


Frederic Leighton Andromaque captive 1886

Captive, toujours triste, importune à moi-même
Pouvez-vous souhaiter qu'Andromaque vous aime ?
Quels charmes ont pour vous des yeux infortunés
Qu'à des pleurs éternels vous avez condamnés ?
Non, non, d'un ennemi respecter la misère,

Mes liens vers les trois articles autour d'Andromaque



samedi 4 août 2012

G229 Jean-Philippe Blondel

G229  Jean-Philippe Blondel
G 229 Blondel

" Je vous ai accordé une salle. Une salle, vous savez, ça n'a pas de prix. C'est la 229, bâtiment G. G229. Allez chercher la clé chez la concierge. Bon, je crois que cet entretien est terminé. Nous nous croiserons souvent désormais. Bienvenue ici. " Je remercie le proviseur, mais il ne m'écoute déjà plus. Un proviseur, ça a beaucoup de choses à penser. Un prof, non.. Un prof, ça ne pense qu'à une chose, ses classes. Puis soudain, il est de nouveau là, présent. Il me fixe. Il dit : " Le plus dur, dans le métier, vous savez, c'est de manier le on et le je. " Je réponds que euh, je ne suis pas sûr de comprendre. " C'est une institution, l'école. Vous entrez dans un bulldozer. Il faut arriver à en devenir membre sans perdre son individualité. Ce n'est pas aussi facile qu'on le croit, vous verrez. Le on et le je. Réfléchissez-y. Bonne chance ! "



incipit de G229  Jean-Philippe Blondel


Il est dix-neuf heures trente. 3 décembre. La nuit est tombée depuis longtemps. Le conseil de classe vient de se terminer, trente-cinq élèves, une heure et demie, ça a été rondement mené. Je suis sur le point de rejoindre le parking. Je parle avec ma collègue de lettres. Elle se désole parce qu'elle va passer le week-end sur ses copies. Je lui réponds que c'est pareil pour moi et, au même moment, je me rends compte que je les ai oubliées dans ma salle, les copies. Je suis parti trop précipitamment tout à l'heure. J'ai laissé le tas de devoirs sur le bureau. Je le revois très nettement, maintenant. Je lance une injure tonitruante. Je cours voir la concierge. Elle me rappelle qu'à cette heure-ci tout est fermé.



Mon avis : A lire par les enseignants pour se dire 'je ne suis pas seul" et sourire aux détails vécus (du rétroprojecteur à la salle des profs..) , à lire aussi et surtout par les autres pour mieux comprendre ce qui se passe une fois la porte refermée.
Un regard d'un prof positif, qui fait du bien, en dépit des situations parfois tragiques vécues.
Les années passent, les élèves défilent , le prof reste.

Un livre dans le cadre du challenge :cartable et tableau noir


Le principe est très simple : lire des romans dont l’intrigue principale se situe, en tout ou partie, soit dans une école, soit une université, soit un lycée, bref un lieu d’enseignement. Pourront être aussi inclus les romans dans lesquels le ou les personnages sont profs ou élèves.
Vous pourrez lire aussi bien des romans adulte que jeunesse (qui regorgent de ce thème), mais j’exclus les albums.
Ce challenge durera un an : du 1er Août 2012 au 30 septembre 2013 !

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