jeudi 31 mai 2012

Specialites culinaires, Sorrente, Capri, Naples...

Après les desserts et les petites douceurs sucrées, place au salé!

Des tomates au goût incomparable, un soupçon de basilic, des pâtes sous toutes leurs formes....
 Petite sélection de recettes à retenir de la région de Campanie.
 C’est une région très riche en histoire et donc en gastronomie. La Pizza est née à Naples par exemple, ainsi que les Maccheroni (les villes de Gragnano et Torre Annunziata sont des hauts lieux des pâtes artisanales). Les pentes du volcan Vésuve regorgent de légumes qui se retrouvent dans les recettes à base de ces deux spécialités locales. On dit qu’ici sont produites les meilleures tomates du monde ! (la San Marzano par exemple). De nombreux poissons et fruits de mer composent également les menus de la région, par exemple les Spaghetti alle cozze (aux moules), la Zuppa di frutti di mare (soupe aux fruits de mer) ou le Baccalà alla napoletana (morue à la tomate). Au niveau des fromages, citons la très célèbre Mozzarella di buffala (au lait de bufflonne, race voisine de la vache), Dénomination d’Origine Protégée qui constitue le niveau supérieur de ce fromage frais. Autre fromages typiques : le Provolone del Monaco (du moine), le Mascarpone au lait de bufflonne, le Burrino.
http://www.gustoditalia.com/fr-produits-regionaux-italiens.html 

 Des poissons d'abord

Profitons du bord de mer!
Entre poisson grillé, risotto de la mer, et autres spécialités locales, de quoi composer déjà de délicieux menus!

Pâtes et assimilés!

gnocchi à la Sorrentine
Recette des gnocchi
 
Cannellonis à la mode de Sorrento
recette


Raviolis aux épinards et à la ricotta
recette


La Pizza

La pizza est le plat qui symbolise Naples, ainsi que l'Italie. La pizza traditionnelle est la Margherita aux couleurs du drapeau italien vert (basilic), blanc (mozzarella), rouge (tomate).

 Sa pâte faite de produits rigoureusement locaux, plus fine au centre et un peu plus épaisse sur les bords (la célèbre « croûte »), est garnie de sauce tomate et de mozzarella fiordilatte (demandez une Margherita DOC si vous souhaitez de la mozzarella de bufflonne) et décorée avec un brin de basilic au centre. La tradition veut que la pizza ait été inventée à la fin du XIXème siècle par un pizzaiolo qui voulut dédier ce plat tricolore à la reine Marguerite.

La pizza frite est aussi traditionnelle, mais moins connue des touristes. Il s'agit d'un chausson farci de ricotta, de provola et de cicoli (charcuterie) ; les pizzaiolos les plus originaux pourront même y ajouter des morceaux de saucisson ou de jambon ; il est ensuite complètement plongé dans l'huile bouillante pour le faire frire.

Autour des légumes


 salade caprese
salade caprese


aubergines à la napolitaine
 aubergines farcies (tomates, olives, fromage)
recette





Des antipasti qui nous feraient bien un repas complet...
 Légumes , formage, de quoi se mettre en appétit...

Assortiments de beignets salés

 délicieux petits Arancini (pour rêver à la Sicile)
recette


Et comme le meilleur réside souvent dans la réussite du plus simple, un de mes meilleurs souvenirs culinaires du voyage restera une délicieuse bruschetta:
différentes recettes BRUSCHETTA



Du côté de la viande

 Des charcuteries délicieuses, pour tout savoir : la-charcuterie-italienne


Autour du fromage

 Mozzarella in carozza
recette

La ricotta


lien

La ricotta est le fromage frais d'adoption de la cuisine traditionnelle dans la région de la Campanie, au nord de l'Italie. Élaboré à partir du petit lait de vache ou de brebis provenant de la fabrication d’autres fromages au lait de vache ou de brebis, (surtout le parmesan), il contient 40 % de mg blanche, granuleuse et douce, la ricotta a un goût léger et doux qui agrémente de nombreux ingrédients.
De plus, en raison de sa texture légère, la ricotta s’ajoute bien, entre autres, aux sauces italiennes ou peut se substituer à d’autres fromages dans des préparations, afin de les alléger. Par exemple, en remplacement partiel du fromage blanc ou de la crème dans les gâteaux au fromage. Ajouté à des plats cuisinés, la ricotta les empêche de sécher grâce à son % élevé d’humidité. Le fromage ricotta fondu peut ajouter de la viscosité aux soupes et aux sauces...

mercredi 30 mai 2012

Lady Macbeth

Pour regrouper les liens concernant mes articles sur les grands rôles féminins offerts au théâtre et les liens entre théâtre et art, costumes de scène, peinture...
Cette fois ci sommaire des articles consacrés au personnage de Lady Macbeth :

Artemisia Gentileshi et Judith, exposition musée Maillol

Un rapide aller-retour à Paris ce week-end m'a permis de visiter l'exposition du musée Maillol dont j'avais déjà parlé ici Artemisia (et un petit tour ensuite au grand palais pour l'expo Buren, j'y reviendrai).
Après un premier article sur les Judith dans l'art : judith-et-holopherne , nous arrivons à Artemisia.

J'ai été assez séduite par cette exposition, l'occasion de voir les principales œuvres de l'artiste réunies, et de pouvoir comparer en particulier les différentes versions de ses Judith, après la lecture du roman d'Alexandra Lapierre, pouvoir mettre des images "grandeur réelle" sur les œuvres évoquées, c'est un vrai plaisir!
L'occasion aussi de découvrir foultitude de détails, permis par la juxtaposition des œuvres, de la place de la signature de l'artiste sur les armes ou boucliers, en passant par la qualité de la représentation des bijoux, vêtements, coiffures et autres voiles, ....
Je reviendrais ensuite sur certains de ces détails, pour aujourd'hui, restons avec les Judith!

Suite de l'article autour des représentations de Judith commencé ici , judith-et-holopherneavec cette fois quelques unes de celles peintes par Artémisia Gentileschi ou son père Orazio.

Orazio Lomi Gentileschi, né à Pise en 1563, mort à Londres en 1647, est un peintre italien disciple du Caravage.
Après une période romaine (1587-1612), il travaille dans la région des Marches (1613-1619), il passe à Gênes puis retourne en Toscane (1621-1624).Après un séjour en France (1624-1626) il se met au service de Charles Ier d'Angleterre. Il reste en Angleterre tout le reste de sa vie (1626-1639).

Parmi ses œuvres, la figure de Judith revient plusieurs fois : 

Orazio Gentileshi, "Judith et sa servante avec la tête d'Holoferne" 1621-162, Wadsworth Atheneum Museum of Art, Hartford, Connecticut, USA

Orazio Gentileshi, "Judith et sa servante," 1608-1609, Nasjonalgalleriat, Oslo, Norway
Une œuvre à mettre en perspective avec une composition proche d'Artemisia : on y retrouve la complicité entre les deux femmes (la main de Judith sur l'épaule de sa servante, le regard dans la même direction), une dramatisation renforcée par le travail du clair obscure et des lignes diagonales, le cadrage resserré,  le travail des vêtements, des bijoux, de la poignée de l'arme y est particulièrement soigné, la richesse du costume de Judith , je reviendrai sur certains détails par la suite. 
Artemesia Gentileshi, "Judith et sa servante," 1614  Galleria Palatina, Palazzo Pitti, Florence, Italy

Artemisia Lomi Gentileschi (née le 8 juillet 1593 à Rome, morte à Naples vers 1652)  reprend de son père Orazio la limpide rigueur du dessin en lui rajoutant une forte accentuation dramatique héritée de l'œuvre du Caravage et chargée d'effets théâtraux. Cette stylistique contribua à la diffusion du caravagisme à Naples, ville dans laquelle elle s'installe en 1630.
La première œuvre attribuée à Artemisia, qu'elle signe dès l'âge de 17 ans (sûrement aidée par son père, déterminé à faire connaître ses dons artistiques précoces), est sa Suzanne et les vieillards, réalisée en 1610 et aujourd'hui conservée dans la collection Schönborn à Pommersfelden.
Elle reprend et modifie plusieurs fois les œuvres de son père, auxquelles elle donne une touche d'une âpreté réaliste que celui-ci n'avait pas. Elle leur insère une atmosphère dramatique, si prisée par les Napolitains, en y accentuant le clair-obscur à la manière du Caravage, contribuant ainsi à l'évolution de ce style d'une façon déterminante.
À 19 ans, alors que l'accès à l'enseignement des Beaux-Arts, exclusivement masculin, lui est interdit, son père lui donne un précepteur privé, le peintre Agostino Tassi. Un scandale marque alors sa vie. Artemisia est violée par Tassi employé à cette époque avec Orazio Gentileschi à la décoration à fresque des voûtes du Pavillon des Roses dans le Palais Pallavicini Rospigliosi de Rome.
Celui-ci promet d'abord de l'épouser pour sauver sa réputation, mais il ne tient pas sa promesse et le père d'Artemisia porte l'affaire devant le tribunal papal. Pendant l'instruction,  Artemisia est « soumise à la question » pour vérifier la véracité de ses accusations. Elle résistera à la torture et maintiendra ses accusations. Tassi est condamné , mais ne purgera jamais sa peine.


Artemesia Gentileshi, "Judith décapitant Holoferne," 1613, Capodimonte Museum, Naples, Italy

Sans doute la plus célèbre de la série, la poigne de Judith et de la servante, maîtrisant Holopherne en train d'agoniser, le cadrage resserré, la dramatisation de la scène...


 Elle devient un peintre de cour à succès, sous le patronage des Médicis et de Charles Ier d'Angleterre.
Remarquablement douée et aujourd'hui considérée comme l'un des premiers peintres baroques, l'un des plus accomplis de sa génération, elle s'impose par son art à une époque où les femmes peintres ne sont pas facilement acceptées.
Artemesia Gentileshi, "Judith décapitant Holoferne," 1620, Uffizi, Florence, Italy






















Elle est également la première femme à peindre l'histoire et la religion à une époque où ces thèmes héroïques sont considérés comme hors de portée d'un esprit féminin et les peintres femmes cantonnées aux genres réputés inférieurs comme le portrait ou la nature morte.
Elle est la première à se distinguer à travers genres historiques et représentations de nus.

Artemisia gentileschi fut la première femme admise à l'Accademia del Disegno de Florence, sa carrière la mènera de Florence à Naples, de Rome à Londres à Venise, et montre qu'elle aura eu tout au long de sa vie de prestigieux commanditaires.
 
Judith et sa servante avec la tête d'Holopherne
Une version très proche, Artemisia Gentileschi (1593-1654)
Judith et sa servante Abra avec la tête d’Holopherne, vers 1640-1645 Huile sur toile - 235 x 172 cm
Cannes, Musée de la Castre
La Judith du musée de Cannes
 Dans la série visite du musée avec des enfants, on peut jouer aux différences entre ces deux tableaux (le bracelet, la nappe , la coiffe de la servante sont les premières trouvées par les petits!) .

 Une autre Judith attribuée à Artémisia, qui serait l'un de ses premières
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Une vidéo de présentation de l'exposition




Visite guidée : La peintre baroque Artémisia au... par telerama



L'occasion aussi de reparler du film qui vient de ressortir en DVD :

 Avec : Valentina Cervi (Artemisia Gentileschi), Michel Serrault (Orazio Gentileschi), Miki Manojlovic (Agostino Tassi), Luca Zingaretti (Cosimo Quorli), Emmanuelle Devos (Costanza), Frédéric Pierrot (Roberto), Maurice Garrel (le juge), Brigitte Catillon (Tuzia), Yann Trégouët (Fulvio), Jacques Nolot (l’avocat), Silvia De Santis (Marisa), Renato Carpentieri (Nicolo), Dominique Reymond (la sœur de Tassi), Liliane Rovère (l’épouse du riche marchand), Alain Ollivier (le duc), Patrick Lancelot (le directeur de l’académie), Rinaldo Rocco et Enrico Salimbeni (les étudiants), Catherine Zago (la Mère supérieur), Lorenzo Lavia (l’assistant d’Orazio), Sami Bouajila, Edoardo Ruiz et Aaron De Luca (les assistants de Tassi), Pierre Bechir (le fils du riche marchand), Guido Roncalli, Massimo Pittarello, Anna Lelio, Claudia Giannotti, Veronica Barelli, Paolo De Vita, Gianmaria Donadio, Sebastian Negrin, Lucia Prato, Duilio Raggetti

Italie, France, Allemagne - 1997.
Durée : 94 min
Sortie cinéma (France) : 10 septembre 1997
Sortie France du DVD : 2 mai 2012
Le film a obtenu le Golden Globe du meilleur film étranger en 1998.

mardi 29 mai 2012

Judith et Holopherne, d' Artemisia Gentileschi à Lady Macbeth et la chapelle sixtine

De la production de Macbeth de l'opéra de Tours dans le décor de laquelle figure une reproduction de Judith et Holopherne par Cranach (rappel opéra de tours : Macbeth) à la visite de l'exposition consacrée à Artemisia Gentileschi au Musée Maillol de Paris Artemisia, une même figure féminine qui revient donc : Judith.
L'occasion de se replonger dans les différentes versions de ce thème dans la peinture.
Petite sélection tout à fait personnelle!

Une représentation par une femme peintre d'abord
Lavinia Fontana (Bologne 1552 - 1614 Rome): Judith et  Holoferne

Celle du spectacle ensuite
Lucas Cranach l'Ancien, Judith avec la tête d'Holopherne, vers 1530

Un petit rappel de l'histoire :
Judith, jeune veuve , sauva sa ville de Béthulie du siège de Holopherne, le général du roi assyrien Nabuchodonosor.
Alors que la cité, assiégée, commençait à manquer d'eau et de vivre, elle se rendit avec sa servante dans le camp des ennemis.
Là, après un banquet où il s'était enivré et avait été séduit par ses charmes, elle décapita Holopherne puis porta sa tête à ses concitoyens.
L'ennemi, trouvant le corps sans tête de son meneur pris peur, et leva le camp. La ville était sauvée.
Charles Mellin - Judith et Holoferne vers 1630

Ce thème, qui figure dans le Nouveau Testament ,

Jdt 10:2-Au terme de sa prière,elle se releva de sa prostration, appela sa servante, descendit dans l'appartement où elle se tenait aux jours de sabbat et de fête.
Jdt 10:3-Là, ôtant le sac qui l'enveloppait et quittant ses habits de deuil, elle se baigna, s'oignit d'un généreux parfum, peigna sa chevelure, ceignit un turban et revêtit le costume de joie qu'elle mettait du vivant de son mari Manassé.
Jdt 10:4-Elle chaussa ses sandales, mit ses colliers, ses anneaux, ses bagues, ses pendants d'oreilles, tous ses bijoux, elle se fit aussi belle que possible pour séduire les regards de tous les hommes qui la verraient.
Jdt 10:5-Puis elle donna à sa servante une outre de vin et une cruche d'huile, remplit une besace de galettes de farine d'orge, de gâteaux de fruits secs et de pains purs, et lui remit toutes ces provisions empaquetées.
Jdt 10:6-Elles sortirent alors dans la direction de la porte de Béthulie. Elles y trouvèrent posté Ozias, avec deux anciens de la ville, Chabris et Charmis.
Jdt 10:7-Quand ils virent Judith le visage transformé et les vêtements changés, sa beauté les jeta dans la plus grande stupéfaction. Alors ils lui dirent
Jdt 10:8-"Que le Dieu de nos pères te tienne en sa bienveillance! Qu'il donne accomplissement à tes desseins pour la glorification des enfants d'Israël et pour l'exaltation de Jérusalem!"
Jdt 10:9-Judith adora Dieu et leur dit : "Faites-moi ouvrir la porte de la ville, que je puisse sortir et réaliser tous les souhaits que vous venez de m'exprimer." Ils ordonnèrent donc aux jeunes gardes de lui ouvrir comme elle l'avait demandé.
Jdt 10:10-Ils obéirent et Judith sortit avec sa servante, suivie du regard par les gens de la ville pendant toute la descente de la montagne jusqu'à la traversée du vallon. Puis ils ne la virent plus.
Jdt 10:11-Comme elles marchaient droit devant elles dans le vallon, un poste avancé d'Assyriens se porta à leur rencontre
Jdt 10:12-et, se saisissant de Judith, ils l'interrogèrent. "De quel parti es-tu? D'où viens-tu? Où vas-tu" ? "Je suis, répondit-elle, une fille des Hébreux et je m'enfuis de chez eux, car ils ne seront pas longs à vous servir de pâture.
Jdt 10:13-Et je viens voir Holopherne, le général de votre armée, pour lui donner des renseignements sûrs. Je lui montrerai le chemin par où passer pour se rendre maître de toute la montagne sans perdre un homme ni un vie."
Jdt 10:14-En l'entendant parler les hommes la regardaient et n'en revenaient pas de la trouver si belle
Jdt 10:15-"C'aura été ton salut, lui dirent-ils, que d'avoir pris les devants et d'être descendue voir notre maître! Va donc le trouver dans sa tente, voici des nôtres pour t'accompagner et te remettre entre ses mains.
Jdt 10:16-Une fois devant lui, ne crains rien. Répète-lui ce que tu viens de nous dire, et il te traitera bien."
Jdt 10:17-Ils détachèrent alors cent de leurs hommes qui se joignirent à elle et à sa servante et les conduisirent auprès de la tente d'Holopherne.
Jdt 10:18-La nouvelle de son arrivée s'étant répandue parmi les tentes, il en résulta dans le camp une agitation générale. Elle était encore à l'extérieur de la tente d'Holopherne, attendant d'être annoncée, que déjà autour d'elle on faisait cercle.
Jdt 10:19-On ne se lassait pas d'admirer son étonnante beauté, et d'admirer par contrecoup les Israélites. "Qui donc pourrait encore mépriser un peuple qui a des femmes pareilles? Se disait-on à l'envi. Ce ne serait pas bien avisé d'en laisser debout un seul homme! Les survivants seraient capables de séduire la terre entière!"
Jdt 10:20-Les gardes du corps d'Holopherne et ses aides de camp sortirent et introduisirent Judith dans la tente.
Jdt 10:21-Holopherne reposait sur un lit placé sous une draperie de pourpre et d'or, rehaussée d'émeraudes et de pierres précieuses.
Jdt 10:22-On la lui annonça et il sortit sous l'auvent de la tente, précédé de porteurs de flambeaux d'argent.
Jdt 10:23-Quand Judith se trouva en présence du général et de ses aides de camp, la beauté de son visage les stupéfia tous. Elle se prosterna devant lui, la face contre terre. Mais les serviteurs la relevèrent.

 [...]
Vicenzo Catena, Judith, 1517, Pinacoteca Querini Stampalia, Venice, Italy
Il la fit ensuite introduire là où était disposée sa vaisselle d'argent, lui fit servir de ses mets et lui donna à boire de son vin.
Jdt 12:2-Mais Judith : "Je me garderai bien d'en manger de peur que, pour moi, il n'y ait là une occasion de faute. Ce que j'ai apporté avec moi me suffira"
Jdt 12:3-"Et si tes provisions viennent à manquer, comment pourrons-nous t'en procurer de semblables? Reprit Holopherne. Parmi nous il n'y a personne de ta race"
Jdt 12:4-"Vis en paix, Monseigneur! Moi, ta servante, je n'aurai pas consommé toutes mes provisions que le Seigneur n'ait accompli par moi ses desseins!"
Jdt 12:5-Les aides de camp d'Holopherne la conduisirent alors à sa tente où elle dormit jusqu'au milieu de la nuit. Quand approcha la veille de l'aurore, elle se leva.
Jdt 12:6-Elle avait fait dire à Holopherne : "Que Monseigneur veuille bien ordonner de laisser sortir sa servante pour la prière",
Jdt 12:7-de sorte qu'Holopherne avait prescrit à ses gardes de ne pas l'en empêcher. Elle demeura trois jours dans le camp. Elle sortait de nuit vers le ravin de Béthulie et se lavait à la source où se trouvait le poste de garde.
Jdt 12:8-En remontant elle priait le Seigneur Dieu d'Israël de diriger son entreprise en vue du relèvement des fils de son peuple.
Jdt 12:9-Une fois purifiée, elle revenait et se tenait dans sa tente jusqu'au moment où, le soir, on lui apportait sa nourriture.
Jdt 12:10-Le quatrième jour, Holopherne donna un banquet auquel il invita seulement ses officiers, non compris ceux des services.
Jdt 12:11-Il dit à Bagoas, l'eunuque préposé à ses affaires : "Va donc persuader cette fille des Hébreux qui est chez toi de venir avec nous pour manger et boire en notre compagnie.
Jdt 12:12-Ce serait une honte pour nous de laisser partir une telle femme sans avoir eu commerce avec elle. Si nous ne réussissons pas à la décider, on rira bien de nous."
Jdt 12:13-Bagoas sortit donc de chez Holopherne et entra chez Judith. "Cette jeune beauté daignerait-elle venir sans tarder en présence de mon maître? Dit-il. Elle sera à la place d'honneur en face de lui, boira avec nous un vin joyeux, et deviendra aujourd'hui même comme l'une des filles des Assyriens qui se tiennent dans le palais de Nabuchodonosor"
Jdt 12:14-"Qui suis-je donc, répondit Judith, pour m'opposer à Monseigneur? Tout ce qui sera agréable à ses yeux je le ferai avec empressement, et ce sera pour moi un sujet de joie jusqu'au jour de ma mort!"
Jdt 12:15-Elle se leva, se para de ses vêtements et de tous ses atours féminins. Sa servante la précéda et étendit par terre vis-à-vis d'Holopherne la toison que Bagoas avait donnée à Judith pour son usage journalier, afin qu'elle pût s'y étendre pour manger.
Jdt 12:16-Judith entra et s'installa. Le cœur d'Holopherne en fut tout ravi et son esprit troublé. Il était saisi d'un désir intense de s'unir à elle, car depuis le jour où il l'avait vue il guettait un moment favorable pour la séduire.
Jdt 12:17-Il lui dit : "Bois donc! Partage notre joie"
Jdt 12:18-"Je bois volontiers, seigneur, car depuis ma naissance je n'ai jamais tant apprécié la vie qu'aujourd'hui!"
Jdt 12:19-Elle prit ce que lui avait préparé sa servante, puis mangea et but en face de lui.
Jdt 12:20-Holopherne était sous son charme, aussi but-il une telle quantité de vin qu'en aucun jour de sa vie il n'en avait tant absorbé.

Jdt 13:1-Quand il se fit tard, ses officiers se hâtèrent de partir. Bagoas ferma la tente de l'extérieur, après avoir éconduit d'auprès de son maître ceux qui s'y trouvaient encore. Ils allèrent se coucher, fatigués par l'excès de boisson,
Jdt 13:2-et Judith fut laissée seule dans la tente avec Holopherne effondré sur son lit, noyé dans le vin.
Jdt 13:3-Judith dit alors à sa servante de se tenir dehors, près de la chambre à coucher, et d'attendre sa sortie comme elle le faisait chaque jour. Elle avait d'ailleurs eu soin de dire qu'elle sortirait pour sa prière et avait parlé dans le même sens à Bagoas.
Jdt 13:4-Tous s'en étaient allés de chez Holopherne et nul, petit ou grand, n'avait été laissé dans la chambre à coucher. Debout près du lit Judith dit en elle-même "Seigneur, Dieu de toute force, en cette heure, favorise l'œuvre de mes mains pour l'exaltation de Jérusalem.
Jdt 13:5-C'est maintenant le moment de ressaisir ton héritage et de réaliser mes plans pour écraser les ennemis levés contre nous."
Jdt 13:6-Elle s'avança alors vers la traverse du lit proche de la tête d'Holopherne, en détacha son cimeterre,
Jdt 13:7-puis s'approchant de la couche elle saisit la chevelure de l'homme et dit : "Rends-moi forte en ce jour, Seigneur, Dieu d'Israël!"
Jdt 13:8-Par deux fois elle le frappa au cou, de toute sa force, et détacha sa tête.
Jdt 13:9-Elle fit ensuite rouler le corps loin du lit et enleva la draperie des colonnes. Peu après elle sortit et donna la tête d'Holopherne à sa servante,
Jdt 13:10-qui la mit dans la besace à vivres, et toutes deux sortirent du camp comme elles avaient coutume de le faire pour aller prier. Une fois le camp traversé elles contournèrent le ravin, gravirent la pente de Béthulie et parvinrent aux portes.
Jdt 13:11-De loin Judith cria aux gardiens des portes : "Ouvrez, ouvrez la porte! Car le Seigneur notre Dieu est encore avec nous pour accomplir des prouesses en Israël et déployer sa force contre nos ennemis comme il l'a fait aujourd'hui!"
Jdt 13:12-Quand les hommes de la ville eurent entendu sa voix, ils se hâtèrent de descendre à la porte de leur cité et appelèrent les anciens.
Jdt 13:13-Du plus petit jusqu'au plus grand tout le monde accourut, car on ne s'attendait pas à son arrivée. Les gens ouvrirent la porte, accueillirent les deux femmes, firent du feu pour y voir et les entourèrent.
Jdt 13:14-D'une voix forte Judith leur dit : "Louez Dieu! Louez-le! Louez le Dieu qui n'a pas détourné sa miséricorde de la maison d'Israël, mais qui, cette nuit, a par ma main brisé nos ennemis."
Jdt 13:15-Elle tire alors la tête de sa besace et la leur montre : "Voici la tête d'Holopherne, le général en chef de l'armée d'Assur, et voici la draperie sous laquelle il gisait dans son ivresse! Le Seigneur l'a frappé par la main d'une femme!

Bref, une figure féminine qui inspira de nombreux artistes de Donatello, Botticelli, Mantegna, à Gustav Klimt.
Un exemple, par Trophime Bigot, "Judith," c. 1640,  Walters Art Museum, Baltimore, Maryland, USA
Judith
 Ou ici
Thomas Le Clair, Judith et Holoferne,  1860


On en trouve également une représentation dans la Chapelle sixtine au Vatican:
chapelle sixtine

Trois scènes viennent illustrer cet épisode : à gauche les gardes endormis ; au centre Judith et sa servante en train de couvrir d'un linge la tête d'Holopherne, dont les traits rappellent ceux de Michel-Ange ; à droite le corps mutilé d'Holopherne. Judith couvre la tête du mort - autoportrait supposé de Michel-Ange - tandis que le corps décapité gît sur la droite.
Dans sa fresque. Michel Ange ne souligne pas le triomphe de Judith, car, si elle s éloigne de la tente avec la servante, le danger n'est pas écarté pour autant : il faudra éviter la sentinelle, traverser le camp ennemi... Les gestes élégants des deux femmes contrastent avec l'atroce torsion du corps décapité.
Article : les pendentifs de la chapelle sixtine
Judith et sa servante Chapelle sixtine
 Deux autres versions, d'un peintre français pour terminer :Simon Vouet
Simon Vouet, Judith et la tête d' Holoferne 1615-20

Simon Vouet, Judith et Holoferne 1620
Une autre sélection de Judith ici :Peinture  
et là : artbiblique

Je me suis un peu écartée de mon sujet de départ, à suivre donc Judith et les Gentileschi!

lundi 28 mai 2012

La cathédrale Saint-Gatien, vue du Grand théâtre de Tours

Un petit clin d’œil à un regard sur tours grand théâtre de Tours , j'ai trouvé lors des dernières portes ouvertes (Visite de l'opéra de Tours), la fameuse petite fenêtre qui offre une vue imprenable sur la cathédrale Saint-Gatien :
La cathédrale Saint-Gatien, vue du Grand théâtre de Tours
Vue depuis le Grand théâtre de Tours
Pour plus d'informations sur l'histoire et l'architecture de la cathédrale de Tours : Tours-Saint-Gatien
A l'emplacement de la cathédrale Saint-Gatien actuelle, il y eut au IVe siècle un premier sanctuaire aux dimensions modestes, puis un deuxième au VIe siècle. Enfin, un troisième, de style roman, est construit vers 1125. Détruit par plusieurs incendies, l'édifice est relevé et transformé grâce à la générosité de saint Louis (1236). De cette époque date le chœur de style gothique rayonnant. Une fois le chœur et le transept terminés, le XIVe siècle voit la nef s'élever à son tour. Elle ne sera achevée qu'après la guerre de Cent Ans, tout comme la façade qui adopte un style gothique flamboyant. C'est aussi au XIVe siècle que la cathédrale est définitivement consacrée à saint Gatien
Lors de la première moitié du XVIe siècle, les tours, si caractéristiques de Saint-Gatien, reçoivent leur couronnement en style italien. Deux décennies plus tard, pendant les guerres de Religion, les nombreuses statues des portails sont détruites par les protestants. A la Révolution, Saint-Gatien devient temple de la Raison.
La cathédrale de Tours possède une magnifique verrière dans son vaste chœur et deux belles rosaces, de style rayonnant, dans les bras du transept. L'une d'entre elles sert d'arrière-plan à un sompteux buffet d'orgue du XVIe siècle.
Outre le grand orgue du croisillon sud, offert par l'archevêque Martin de Beaune en 1522, la cathédrale abrite le tombeau des jeunes enfants d'Anne de Bretagne et de Charles VIII, autrefois à Saint-Martin. Il a été exécuté au tout début du XVIe s. par le Florentin Jean de Fiesole pour le sarcophage, et par l'atelier de Michel Colombe pour les gisants.  (un petit rappel au passage pour tout savoir sur Michel Colombe et son atelier (exposition Tours 1500)
Façade en gothique flamboyant (XVe siècle) et tours avec couronnement en style Renaissance (début XVIe siècle). Les tours culminent à 70m.
Cathédrale Saint-Gatien

Pour découvrir ce beau panorama, il faut monter, monter encore, jusqu'au dernier étage du théâtre, au poulailler (de là où le lustre apparait également dans toutes sa splendeur) et .. chercher la fenêtre en question... un indice? L'on y fait souvent la queue à l'entracte... Et ce n'est guère un lieu où l'on prend habituellement le temps de regarder par la fenêtre...
La Gatienne Tours

Allez, la saison se terminant, cela laisse jusqu'à octobre prochain pour faire des hypothèses!

dimanche 27 mai 2012

Exposition Rousseau au chateau de Chenonceau

Dans le cadre de l’année Rousseau 2012, tricentenaire de sa naissance, le château de Chenonceau présente un parcours dédié au quotidien du ”jeune” Rousseau, du samedi 12 mai au dimanche 11 novembre.

Louise Dupin et le château de Chenonceau

Louise Dupin, « Dame des Lumières », tient un salon brillant à Chenonceau, au XVIIIème siècle, et reçoit les plus grands penseurs du moment. Elle engage le « jeune » Jean Jacques Rousseau, alors inconnu, comme secrétaire et précepteur de son fils. Femme belle, intelligente et avant-gardiste, elle rédige avec son aide, un ouvrage « Sur l’égalité des hommes et des femmes », avec un réel engagement féministe. Cet ouvrage ne fut jamais publié.
Alors que l’iconographie de Jean-Jacques Rousseau est l’une des plus fournies de notre histoire, elle est rare pour la période « Chenonceau », tout comme la bibliographie sur ce sujet.
Pourtant, la rencontre avec la famille Dupin, qui lui ouvre les portes de la cour et des réseaux financiers, fut probablement un des moments les plus déterminants dans la vie du philosophe de Genève. Comme l’indiquent documents d’archives et écrits, il leur gardera une amitié fidèle, sa vie durant. Ces moments heureux, passés à Chenonceau, le marqueront à jamais et inspireront sa pensée et ses textes.

Dans le cadre de l’année Rousseau 2012, tricentenaire de sa naissance, le château de Chenonceau présente un parcours dédié au quotidien du « jeune » Rousseau, du samedi 12 mai au dimanche 11 novembre.

Ce parcours dévoile, en partenariat avec L’Abbaye Royale de Chaalis et l’Institut de France, des feuillets inédits, extraits de l’ouvrage, « Sur l’égalité des hommes et des femmes », annoté de la main de Rousseau et de Madame Dupin.
Et expose, pour la première fois, le Cabinet de physique et chimie de Chenonceau, collection d’instruments originaux, utilisés par Rousseau pour l’expérimentation et la pédagogie.
Prêt du Conseil Général d’Indre et Loire - Société Archéologique de Touraine.

Le château de Chenonceau s’associe à l’abbaye royale de Chaalis, qui célèbre cet anniversaire à travers deux évènements majeurs.
Voyage de presse et vernissage de l’exposition : Vendredi 11 mai
25 mai : inauguration de l’Espace Jean-Jacques Rousseau
8, 9 et 10 juin : 11ème édition des Journées de la Rose.
Baptême de la rose Louise Dupin : Jeudi 14 juin


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La personne et l'œuvre de Jean-Jacques Rousseau, écrivain, philosophe, musicien, continuent de fasciner plus de deux siècles après sa mort… Pour beaucoup, il est au centre des valeurs essentielles à notre monde actuel par ses idées de liberté, d'égalité, qui inspirèrent celles de la Révolution française, les grands thèmes de la littérature et des sciences humaines, où il s'illustra.
De son séjour au château de Chenonceau, où il avait fonction de précepteur, Jean-Jacques conservait des souvenirs de luxe, dont il se repentait dans ses « Confessions » : « On s'amusa beaucoup dans ce beau lieu ; on y faisait très bonne chère, j'y devins gras comme un moine. On y fit beaucoup de musique. Tandis que j'engraissais à Chenonceaux, ma pauvre Thérèse engraissait à Paris d'une autre manière, et quand j'y revins, je trouvai l'ouvrage que j'avais mis sur le métier plus avancé que je ne l'avais cru… »
Le Genevois Rousseau gardait une nostalgie de la Touraine et du château de Chenonceau, dont il tomba amoureux. C'est pourquoi ce parcours, présenté dans la grande galerie au-dessus du Cher, a pour nom « Rousseau heureux à Chenonceau ».

Les quatre thématiques développées et sténographiées, dans ce parcours visuel, audio et vidéo, dans la grande galerie sur le Cher, sont : la rencontre avec les Dupin – avec notamment des feuillets inédits de l'ouvrage sur « L'égalité des hommes et des femmes » –, le Rousseau pédagogue (avec le cabinet de physique et des instruments originaux utilisés par Rousseau à Chenonceau pour l'enseignement et la pédagogie), le Rousseau musicien (bornes d'écoute du CD réalisé en exclusivité pour l'année « Rousseau 2012 ») et l'assiette de Rousseau : Chenonceau présente l'art du « bien manger » au XVIIIe siècle, vu par le philosophe.

Pour entrer de plain-pied dans un salon du XVIIIe siècle, Chenonceau présente aussi des tissus historiques, prêt du musée de l'Impression sur étoffes de Mulhouse, en illustration de ces quatre thématiques.

samedi 26 mai 2012

La cuisine autour de Sorrente et Capri : desserts et gourmandises...

Pour poursuivre le voyage, un petit tour des spécialités culinaires de Sorrente et de sa région.

Photos prises sur les sites des différents liens, je n'avais pas pensé à photographier les assiettes!

Autour de Sorrente tout d'abord, c'est le règne du citron!
Et là d'ailleurs, j'ai au moins les photos des jardins d'agrumes...
Citronniers
Alors bien sûr au programme des incontournables du séjour, le jus d'orange pressée, additionné d'un doigt de jus de citron, bien frais, face à la mer au détour d'une halte sur la côte amalfitaine... le bonheur...

Dans le même genre de plaisir tout simple, la fraicheur d'un sorbet au citron, ou encore mieux, d'un Granita Di Limone..
une recette ici : granita


Toujours côté citron, impossible de ne pas déguster le fameux Limoncello,
une recette ici : limoncello
Le limoncello est une liqueur de citron de la péninsule de Sorrente,  de la baie de Naples à la côte amalfitaine , et de Capri; seules les liqueurs produites à partir de citrons provenant de cette région peuvent prétendre à l'utilisation du terme de limoncello. Le Limoncello est produit à base de zestes de citron, d'alcool, d'eau et de sucre. 

Les desserts à base de citron

Ensuite, de nombreuses pâtisseries utilisent également avec bonheur le citron.
De quoi saliver rien qu'en cherchant les recettes, avant d'essayer de les réaliser...


Extrait d'un article sur la cuisine italienne: spécialités de la côte de Sorrente et d'Amalfi
Le pilier de l’histoire pâtissière de la Campanie est la « Pastiera », un classique, (un gâteau à base de ricotta parfumé au citron ou à l’orange).
 La spécialité typiquement napolitaine est les « struffoli », petites boules de farine frites et plongées dans un coulis de miel doré.

 L'occasion pensant la semaine de déguster plusieurs gâteaux au citron, tous aussi délicieux!
Une recette de tarte Sorrentine au citron ici (en Italien)
Pour enrichir mon vocabulaire italien, je retiendrai ainsi quelques noms de desserts:

Ciambellone alla crema di limone
ciambellone

DELIZIE AL LIMONE
recette ici

 


Côté gourmandise, c'est aussi le règne du Baba, au rhum, ou plus souvent au Limoncello, moins léger que le gâteau au citron, mais après une journée de visites de site archéologique, on se laisse tenter!
Une recette de Baba :

Des petits beignets au citron: les bomboloni à la crème de citron... (La version au chocolat accompagné d'une tasse d'un chocolat chaud napolitain, est un vrai régal aussi, ok, la ligne en prend un coup!)

bomboloni

 D'autres spécialités culinaires de la région de Sorrente et de la Campanie

La sfogliatella une pâtisserie typique de la Campanie.
En forme de cône découpé en lamelles, elle peut être préparée avec de la pâte feuilletée ou de la pâte brisée fourrée de ricotta , parfumée à la vanille ou à la cannelle parfois aux fruits confits.
recette des sfogliatelle


Impossible de passer par Capri sans goûter à la torta caprese au chocolat:
torta caprese recette
avant de déguster un café accompagné d'un carré de chocolat parfumé au citron ou à l'orange...


 Un petit peu plus léger pour terminer le séjour, tarte à la ricotta

Et surtout, nous y étions au début de la saison...


fragole...

et bien sûr, même à Naples, un séjour en Italie ne se conçoit pas sans un tiramisu!

tiramisu aux fraises pour fêter le printemps...
recette du tiramisu aux fraises

Je crois que j'ai fait le tour de la partie spécialités sucrées du voyage, la suite sera pour le salé!
en tout cas, pour la gourmande que je suis, ce séjour était un délice!

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